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EXKRC. SUR LA GRAMM. COMPL

SYNTAXE DE L’AUTICLE.

Un quidam les rencontre et dit : <( Est-ce — mode

Que' — baudet aille à Taise et — meunier s’incommode? »

(La Fontaine.)

263. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par l’article s’il y a lieu.

Souvent nos amis ne réussissent point à servir nos intérêts, mais il faut au moins tenir — compte de leurs bonnes intentions.

Il ne suffit pas d’avoir — raison, il faut aussi être insinuant et modeste pour persuader.

Les graveurs sur — bois prennent — racine du buis pour en faire des tablettes et graver sur — bois.

Dans plus d’un incendie, les pompiers sont obligés de faire — part du feu et de se borner à sauver les maisons voisines.

Le palais de Darius construit en bois de cèdre prit — feu très vite et incendia la ville de Persépolis.

Les enfants demandent toujours — raison de chaque chose, mais l’écoutent rarement.

Les Romains prenaient — feu comme divinité protectrice de leur

maison.

il est rare que les pins transplantés prennent — racine.

L’est le 3 août 1492 que Christophe Colomb fit — voile vers l’Amérique, et il ne prit — terre que le 8 octobre.

Un négociant a besoin de comptables fidèles et intelligents pour tenir — comptes et les livres de sa maison.

Les lacs de Suisse sont en général très profonds ; on y perd — pied tout près du bord.

J’ai cassé — pied de cette table.

C’est avec du chanvre qu’on fait — voiles de navire. On en fabrique beaucoup à Dunkerque.

Quiconque prend — terre de son voisin est puni d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans.

Nous ne devons jamais, en société, prendre — place d’amis plus anciens ni chercher à les supplanter.

Faire — part de son bonheur à des indifférents est souvent une imprudence et une sottise.

264. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par l’article ou la préposition de.

Un homme est-il notre ami, il n’a que — qualités; devient il notre ennemi, il n’a que — innombrables défauts.

EXERCICES

Ne donnez jamais — conseils qu’il soit dangereux de suivre.

Les humains vus de près sont pleins — petits vices et — toutes petites qualités ; il faut les aimer cependant, puisque nous faisons partie de l’humanité.

« Si le ciel tombait, il y aurait bien — alouettes prises », est un proverbe qu’on applique aux personnes qui font — absurdes suppositions, ou qui ont — craintes ridicules.

Heureux si de son temps, pour cent bonnes raisons,

La Macédoine eût eu — Petites-Maisons ! (Boileau.)

Henri III prit plaisir à porter en écharpe un panier rond plein

— petits épagneuls.

Le sage doit apprendre à profiter de tout, — biens et — maux de la vie, — vices et — vertus des autres, — ses propres fautes et — ses bonnes actions.

Il faut, payer ses dettes, le salaire des artisans, les gages des domestiques, avant que de faire — charités. (Massillon.)

N’affectez point ici — soins si généreux. (Voltaire.)

Colbert avait toujours — petits chats qui jouaient dans son cabinet.

2G5. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par l’article s’il y a lieu.

L’eau de — mer ne dissout pas le savon, prenez de l’eau de — rivière pour vous laver les mains.

Les peuples — Asie ont toujours été faciles à subjuguer.

L’Espagne au seizième siècle absorba les mines d’or — Mexique et

— Pérou sans en devenir plus riche.

— Vénus de Milo, bien que mutilée, est un des plus beaux spécimens de l’art antique.

On honorera dans tous les temps les vertus — Le Tellier, — Lamoignon et — Montausier.

Bien des gens regardent — Tasse comme — Homère de l’Italie.

Les porcelaines — Chine et les laques — Japon sont aujourd’hui répandus à profusion en — Europe.

' — Phaéton d’une voiture à foin

Vit son char embourbé. (La Fontaine.)

L’Espagne s’honore d’avoir produit — Sénèque, — Lucain, — Martial, — Silius Italicus, etc.

SYNTAXE DE L* ARTICLE

Les sculpteurs anciens recherchaient le marbre de — Paros; les sculpteurs modernes préfèrent le marbre de — Carrare* Boileau disait que dans le sac de Scapin il ne reconnaissait plus — Molière du Misanthrope.

L’exemple — datons est trop facile à suivre :

Lâche qui veut mourir, courageux qui veut vivre.

(L. Racine.)

— trop célèbre Cartouche a été la terreur de Paris au commencement du xvm° siècle.

266. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier lés phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par l’article le, lns les ou le invariable.

Le premier inventeur des arts est le besoin, le plus ingénieux de tous les maîtres et celui dont les leçons sont — plus écoutées.

La guerre — plus heureuse est — plus grand fléau des peuples, et une guerre injuste est — plus grand crime des rois.

La prospérité est — plus grande épreuve de la sagesse.

Remarquez que les gens à qui l’on ne peut rien apprendre ne sont pas ceux qui savent — plus.

Les arbres — plus hauts sont — plus exposés aux coups de la tempête.

C’est sur le dos que les crocodiles ont la peau — plus dure.

C’est en sortant du lac de Genève que les eaux du Rhône sont — plus rapides.

Mais qu’on me nomme enfin dans l’histoire sacrée Le roi dont la mémoire est — plus révérée. (Voltaire.)

Pour les envieux la réputation — mieux établie n’est qu’une erreur publique.

C’est au lever et au coucher du soleil que les oiseaux se font — plus entendre.

Les vérités qu’on aime — moins à entendre sont d’ordinaire celles qu’on a — plus d’intérêt à savoir.

A ces mots, dans les airs le trait se fait entendre :

À l’endroit où le monstre a la peau — plus tendre,

Il en reçoit le coup, se sent ouvrir les flancs. (Là Fontaine J

EXERCICES

267. Exercices oraux ou écrits. — * A quelles remarques de grammaire historique peuvent donner lieu les phrases suivantes?

Vous êtes en Sicile, où vous avez près de vous Etna. (Malherbe, xvie siècle.)

La justice, probité, prudence, valeur et tempérance sont toutes qualités qui se peuvent trouver en une seule âme. (Id.)

En Inde il se trouve du miel aux feuilles des cannes. (Id.)

Ayant lâché le pied sans combattre, il se retira, (La Rochefoucauld.)

L’âge d’airain donna la naissance aux passions, (Id.)

Le sot est automate, il est machine, il est ressort. (La Bruyère.)

Le prédicateur n’est point soutenu par des faits toujours nouveaux, par de différents événements, par des aventures inouïes. (Id.)

D’autres livres sont sous la clef. (Id.)

Celui qui a pénétré la cour connoît ce que c’est que vertu et ce que c’est que dévotion. (Id.)

Albin, ne me tiens pas des discours superflus. (Corneille.)

Que sert de disputer le passage de Loire. (Id.)

La hardiesse et confiance est le commencement de la victoire. (Racine.)

Des grosses larmes lui tombent des yeux. (Sévigné.)

Cette mère est d’une exactitude sur les heures qui ne convient pas à de jeunes gens. (Id.)

268. Exercice écrit. — Copier le morceau suivant en le transcrivant avec l’orthographe actuelle.

Un paysage.

Yray est que ce verger de soy-mesme estait une bien belle et plaisante chose, et qui approchoit des grands princes et des roys, contenoit bien demy-quart do lieue en longueur, et estoit en beau site eslevé, ayant de largeur cinq cents pas, si qu’il paraissoit à l’œil comme un carré allongé. Il y a voit toutes sortes d’arbres fruictiers, des pommiers, des myrtes, des poiriers, des grenadiers, des figuiers, des orangers et des oliviers, d’un aultre eosté de la vigne haute qui montoit sur les pommiers et sur les poiriers, dont les raisins commençoient déjà à se tourner comme si la vigne eust estrivé avec les arbres à qui porteroit de plus beau fruict. D’un aultre costé estoient les arbres non portant fruicts, comme lauriers, plantains, cyprès, ping; gur lesquels, gu lieu d® vigne, y

SYNTAXE DE L ARTICLE

avoil du lierre, dont les grappes grosses et déjà noircissantes contrefaisoient le raisin. Les arbres '.aictiers estoient tous au dedans, vers le centre du jardin, comme pour être mieux gardés, et les stériles estoient aux orées tout alentour comme une closture faicte toute expressément, et tout cela ceinct et environné d’une bonne et forte haie. Tout y estoit fort bien compassé; les tiges des arbres estoient assez distantes les unes des aultres, mais les branches s’entrelaçoient tellement que ce qui estoit de nature sembloit estre laict par exprèz artifice. 11 y avoit des carreaulx de fleurs dont nature en avoit le produict aucunes et l’art de l’homme les aultres; les roses, les œillets et les lis y estoient venus moyennant l’œuvre de, l’homme; les viollettes, le muguet et le moron, de la seule nature. En esté, il y avoit de l’ombre; au printemps, des fleurs; en l’automne, toutes délices, et en tout temps, du fruict, selon la saison. Il découvroit toute la campagne, et- en pouvoit-on veoir les troupeaux des bestes paissans emmi les champs. On en voyoit à plein la mer, et allans et venans sur icelle, au long de la coste, ce qui estoit un des plus délicieux plaisirs du verger.

Amyot (1515-1593).

269. Exercice. — Copier le morceau suivant en le transcrivant avec l’ortho-^ graphe actuelle.

La vie champêtre

Bien heureux est celui qui, très-loin du vulgaire,

Vit en quelque rivage éloigné, solitaire,

Hors des grandes cités, sans bruit et sans procès,

Et qui content du sien ne fait aucun excès ;

Qui voit de son château, de sa maison plaisante,

Un haut bois, une prée, un parc qui le contente ;

Qui joyeux fuit le chaud aux ombrages divers;

Qui tempère le froid des rigoureux hivers Par un feu continu ; qui tient bien ordonnée En vivres sa maison tout du long de l’année;

Les pensers ennuyeux ne lui rident la peau,

Ne lui changent le poil ni troublent le cerveau Mais n’espérant plus rien et craignant peu de chose,

Son seul contentement pour but il se propose.

11 rit de la fortune, et de cet or trompeur Que l’avare en un coin dépose plein de peur.

EXERCICES

Il prend son passe-temps de voir, dedans les villes,

Tant d’hommes convoiteux, tant de troupes serviles,

Courre aux biens, aux profits, aux états, aux honneurs

Pour faire, après, parti des grands et des seigneurs..,.

Vauquelin de La Fresnaye (1536-1606).

Exercices complémentaires. — 1° Copier ou écrire sous la dictée le morceau suivant en remplaçant par des synonymes les mots en italique.

Le Mississipi et le Missouri

Le confluent offre un magnitique spectacle pendant la saison des crues, alors que les deux courants, larges de plus d'un kilomètre chacun, viennent avec rapidité se heurter l’un contre l’autre et tordre leurs eaux en vastes tourbillons. La ligne ondulée qui sépare l’eau jaune du Missouri de l’eau bleue du Mississipi change incessamment ses courbes et ses spirales, selon la direction et la fQrme des remous. Là se rencontrent les joncs épais ou les radeaux naturels qui descendent les deux fleuves en longues processions ; ils s’entremêlent et forment d’immenses rondes sur la ligne changeante des remous, jusqu’à ce qu 'une vague les détache et les emporte dans le courant commun. A la ligne même du confluent, l’eau du Missouri, pesante d’alluvions, s’introduit comme un levier dans fe.au plus limpide du Mississipi, et remonte en gros bouillons que l’on dirait solides et qui ont l’aspect du marbre.

Longtemps les deux fleuves coulent côte à côte sans se mélanger d’une manière complète, et, bien loin en avant du confinent, on voit encore l’eau relativement pure du Mississipi ramper le long de la rive gauche. A la fin, l’union s’opère, et le courant, tout chargé d’argile en suspension, roule vers la mer comme une énorme masse de boue liquide. C’en est fait de la transparence de l’eau : les jeux de lumière, les reflets cristallins cessent de prêter leurs charmes aux flots du Mississipi. Aussi les Indiens, effrayés sans doute des abîmes cachés sous la surface du fleuve, n’ont jamais placé dans son sein de divinités bienfaisantes.

Elisée Reclus (la Terre , Hachette et Cie, éditeurs).

’ (Brevet élémentaire .)

2° Analyser de vive voix les propositions de la phrase : La ligne ondulée qui sépare Veau jaune du Missouri..., etc.

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