‹ Grammaire française démonstrativeChapitre 34 sur 52 · V. DU PAJtlllCIPB · texte numérisé non relu

V. DU PAJtlllCIPB

Le participe est ainsi appelé , parce qu'il participe de la nature du verbe, en ce qu'il en a la signification et le régime ; comme , secourant les malfieureux , camble de faveurs 'j il tient de la nature deFadjectif, en ce qu'il peut qualifier une personne ou une chose;

eomme^ un livre bien écrit j desenfans bien élevés.

Il y a deux sortes de participes : le partic^e pré^ sent et le participe passé.

Le participe présent exprimant une actiçn présente , est terminant par antj et est invariables.

Il se distingue de l'adjectif également terminé par ant , parce qu'il exprime une action , au lieu que Tadjectif ne fait que qualifier ou modifier le substantif auquel il se rapporte 9 et n'exprime jamais d'action. «

On trouve Xo\k]onxs ces tr£aj\s jouant^ folâtrant et jamais travaillant-.

Votre tante est une personne méritante ^ obli" géante et prévenante.

Ces dames sont des femmes obligeant et prévenant tout le monde de la manière la plus délicate et la plus gracieuse.

Les participes suivans rentrent daûs la classe des adjectifs^ et ne s'emploient guère qu'au barreau.

jippartenant , approchant , attenant , dèmeu-^ rant^ dépendant^ Jouissant^ répugnant^ tendant et usant.

Cette Jerme est appartenante à votre voisin.

Cette robe est aune couleur approchante d0 celle de votre schaïl. '

Ces maisons sont dépendantes du château.

Votre sœur a été assignée au lieu où elle est demeurante.

Desjilles usantes et jouissantes de leurs droits.

Une requête tendante à la cassation d'un arrêt.

Panicipe passé.

Le participe passé est toujours précédé d'un des auxiliaires avoir ou être exprimé ou sous-entendu.

Z>ÉMOH819lATiV£. ^f

Le participe prëce'déd'un des temps da verbe être lie signifiant pas apoir , ( comme il le signifie dans les verbes rëflëcfais et réciproques) est toujours variable, c'esl-à-dire', s'accorde en genre et en nombre avec le sujet, ou avec le nominatirau verbe ( qui est" ce qui ? )

Je serai jftatté oxxfiâMée. Nous serons fiattés ou flattées.

Je suis, allé ou allée j sorti ou sortie^ parti oh f^4striie.

Nous sommes allés ou allées y sortis ou sorties , partis ou parties .

N* B. En français , par euphonie^ les teœp composés des verbes réfléchis et^ réciproques se conjuguent avec Tauxiliaire étre^ au lieu qu'en espagnol, en portugais et eu anglais, ils se conjuguent avec l'auxiliaire aiH>in

7BJIKJAZS* . ZSPAGNOX. VOB.TUGATSV AlfCLAIS.

Je me sois | To me be En me tei^ia [ S ha;ve obliged

obrîgado» . l tnyself , etc.

Mot-à-mot je m'ai obligé y etcv

Le

étr^

participe précédé du verbe avoir , ou du verbe signifiant avoir^ est Tariable , lorsqu^il est précédé de son objet ou r^ime direct qui! est-ce que ? ou quoi î avec lequel il s'accorde , comme il arrive ,

passivement , au d'un verbe sous-entendu qui en est le régime^

8s GRAMMAIRIB FRANCAISB

Les demoiselles que foi vues chez madame i^tre mère ^ je les ai invitées à mon^ concert >

Tai vu, quoi ? les demoiselles ^ accoi^d ^ le régime direct demoiselles priécède le participe»

Je les ai invitées ; j'ai invité quçi'i elles 9 a^ord , le régime direct elles ^ remplaçant demoiselles y "pré-cède le pariicipe.

Nous avons fait bien des démarches; mais nous n'avons pas obtenu les renseignemens que nous désirions.

^ Nous avons fait quoi ? bien des démarches , -^wtm d'accord ; le régime démarches %mx le participe.

Mais nous n^ avons pas obtenu les renseignemens que nous désirions.

Point d'accord ; le régime renseignemens est après lé parlicipie.

y^os séBurs se sont rencontrées ce matin ^ se sont reproché leurs défauts ^ se àont ensuite réconciliées y et se sont juré une amitié éternelle. Vos sœurs se sont rencontrées ce matin.

Vos sœurs ont rencontré qtu>i ? elles yM^ôti , le régime direct 5e est avant le participe.

Se sont reproché leurs déjàuts .

Elles ont reproché quoi ? leurs défauts , point d'accord , le régime défauts eéi après le participe. Se sont réconcliées .

Elles ont réconcilié quoi ? elles ^ i\ y a a<c6ord ^ le régime direct ^â précède le participe. *

JSt se sont juré une amitié éternelle.

Elles ont )uré quoi ? une am^m^ poitit d'aocûfd , le régipie amitié suit le parricipe.

La j'oie que "vous avez Vi}E brillet sur mon visage.

Cette femme s'est laissée tomber, mourir.

. Les participes vu , laissé y sont variables, pai*c€

qu'il? spm SAÙvi» <te* v^hîÇ^ neutres brijll^, tomber ^ mou^r ^ et qu'iJU WUi pcec.q4^ <le l«mr régMAe di*rect.

Ckioris que j^ ai yv peindre par des peintref fameux , «Te r ai yMv, aussi peindre y etpeinfir^ aussi bien qù*€UJP>

Chloris que f ai vu peindre par des peintres fa* meux.

Qu'ai-je vu ? peindre \ Chloris^ point d'acfeord ; ; parce cj^e peindre est pris passivement ; car Chloris est peinte^ Qi ne peint point.

Je V ai vu aussi peindre.

J'^j.yil^iWi ? eue ^ accord; parce qjiie le régime direct e//e, remplaçant Chloris^ précède le participa,

iKoK^ ne i^ous Oivon^ pas rendu tous les services que nous aurions désiré^ pu ^ dû^ voulu.

Ces pariicipes sont invariables, parce que lessera)ices sont régime du vesbe rendre sous-enièndu.

Les chaleurs qu'il a /ait. La disette qu'il jr a eu.

Ces participes sont invariables ; parce qu'on ne fait pas de la chaleur ^ et qu'on n'a point de la disette.

Jamais d'accord, quand les mots de quantité le trop 5 le peu ^ sont suivis d'un substantif singulier ; mais il y a toujours accord^ qi^and ilssoQtsuivisd-un substantif pluriel.

Le trop ou le peu de lenteur que vous avez mis dans mon affaire.

Letrop oulepeud^occasions que vous avez eues de vous distinguer.

Les sommes que ce procès m^a coûté.

Les honneurs que mon habit m* a valu.

Les jours que fai vÉcu^ , les nuits que foi

Page 1