IX. DE l'interjection
L'interjection est au mot invariable dont onse&eri pour exprimer les divers mouvemens de l'âme causés par la joie , par la douleur, par la crainte ou par la surprise :
Ah ! jffékis ! marquent la douleur : ah ! que je souffre ! hélas ! que je vous plains !
Ah! hal 6^A{ expriment la surprise , l'étonnément: ^
jih ah \ vous voiU ! hak \ ceia t^ous «M i^rrivé !
Bhï oh / marquent i'aidmiraiîott , 'fat tamise :
Eh ! n'étes-vous pas frappé du coloris de ce tableau !.. ,
Oh ! que c'est beau !
Hé l ho ! servem à api|^er et à «émeigner êb la couixaisëration : <
Hé ! ho ! viens çâ que J8 te parle !
Hé /pauvre malheureuse , qi^ jfs vous plains !
O avec l'accent circonflexe s'era^ploie , lorsq^u'on adresse la parole aux personnes pa. aji^ étrea ammës :
O Pénélon! 6 grand homme !
O siècle ! ô temps ! A moeurs h
O suprême bonheur de faif e 46s b^ui?ei:^ !
Invariabilité de quelque;
Quelque est invariable, quand il est suivi d'un adjectif et d'un que conjonctif j ou quand il signifie environ, lie final de quelque ne s'elide pas , quand il est suivi d'un mot commençant par une voyelle ; il régit les temps du subjonctif : ^
Quelque riches^ quelque puissans, ei quelque obligeans que soient vos amis
Il y a quelque deux cents ans que Henri IV est mort 5 c'est -à -dire y il y a environ deux cents
ans j etc.
J^ariabilité de quelque.
Quelque prend pour lettre finale un s y quand il est suivi d'un substantif pluriel, ou d'un nom de nombre coHeciif ;
Vqus avez composé quelques ouvrages '^ Qhelqties femmes imprudentes se sont permis des propos.
68 GBAUMAUŒ FRANÇAISE
J'ai dans ma cave quelques centaine» de bouteillea de vin de Bourgogne.
Séparation de quel de que.
Quand quelque est suivi immétliatement d'un verne , il faut séparer quel de que^ et faire acccirder quel en genre et en nombre avec le substantif, f-oit qu'iiprécède, ou qu'il suive le verbe:
Quelle que soit votre intelligence , et quelles que Moient vos richesses , vous ne devez pas vous en prévaloir ;
y os talensy quels qu'ils puissent étrC}
Quel que soit votre crédit , vQUt ne réussirez point.
Tel que.
Tel que sert à marquer la comparaison, le rapport ou la ressemblance de deux objets que l'on compare ensemble; il régit les temps de l'inaicatif.
On craint de se voir tel qu'on est, parce qu'on n'est pas tel qu'on devrait être. ( Fléchier. )
Invariabilité de tout.
Toutj est invariable, quand il est suivi d'un adjectif commençant par une voyelle , ou par un h non aspiré, ou quand il signifie quoique^ entièrement/ il re'git les temps de l'indicatif : ■.
Ces dames sont tout étonnées, tout abattues, tout interdites ;
Tout aimables, tout habiles que sont ces Jeunes gensi
BÉMONSTEATIVS. 8^
Tout bans que sont vos plans ^ ils ne seront point.
adoptés. 1
Tout s dans ces deux dernières phrases ^ signifie
quoique.
Ces vins doivent être bus tout purs y Ces chiens ont lesr oreilles tout arrachées* Dans ces dernières phrases , tout signifie entière^
mente
Variabilité de tout.
Tout, est variable , quand il est suivi d'un adjectif féminin commençant par une consonne , par un h aspire, ou quand il est pris collectivement :
La campagne est toute riante ,
Ces jeunes personnes sont toutes honteuses.
Toutes séduisantes que sont les offres que vous me* faites ,je ne les accepte point ;
Nous sommes tous prêts d embrasser votre dé" Jènse ( pris coUectivem^it )•
Mots devant lesquels r adjectif féminin graii^db perd f £ remplacé par un apostrophe.
Une grand'mèrej une grand^ tante ^ une grand'messe, une grand^ chère , la grand* salle du pcdais, grand'peine , ce n'est pas grand^chose , il eut grand'peur , il fait grand* pitié , grand^merci , grand' chambre du palais , grand' maman , etc.
go GRAmnÂxam otmiiça.ise