‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 106 sur 278 · IV. — Mode infinitif · texte numérisé non relu

IV. — Mode infinitif

PRÉSENT. PASSÉ, sn Tonn er. A voir tonn é.

sis V. — Mode participe.

PRÉSENT. PASSÉ

(Inusité.) Ayant tonn é.

VERBES À CONJUGUER : Il grêle. — Il neige. — I] pleut — Il #-ut.

LE VERBF 111

364. Remarques. —1I. Les seuls verbes vraiment impersonnels sont : 1° i/ faut ; 2° ceux qui désignent le temps qu'il fait : il bruine, il grêle, il grésille, il neige, il pleut, il tonne, il vente.

u. Les verbes aroir et être, et un grand nombre de verbes intransitifs, passifs, pronominaux, peuvent être employés accidentellement comme verbes impersonnels. Ex. : /l y a des années de cela. — Il est un Dieu dans le ciel. — Il suffit qu'on l'averlisse. — IT a été fait bien des erreurs. — IL se passe des choses bien étranges.

I. Les verbes impersonnels sont intransitifs de leur nature ; ils n’ont donc jamais de complément direct ; mais ils peuvent avoir un complément indirect ou circonstanciel.

IV. Quelques verbes impersonnels s'emploient quelquefois comme simples verbes intransitifs : Les balles pleuraient de tous côtés. — Les prédicateurs tonnent contre les pécheurs.

Verbes conjugués sous la forme interrogative.

366. Pour conjuguer un verbe sous la fe me interrogative, on place le pronom sujet après le verbe aux temps simples, après l’auxiliaire aux temps composés. Ex. : Viens-tu ? Partons-nous ? As-tu fini ? Serons-nous partis ?

À la première personne du singulier, quand le verbe finit par un e muet, on change cet e muet en 6 fermé pour qu’il n’y ait pas deux syllabes muettes de suite. Ex. : J'aime, aimé-je ? J'eusse terminé, eussé-je terminé ?

À la troisième personne du singulier, quand le verbe finit par une voyelle, on met un { entre le verbe et le pronom sujet ; ce t est précédé et suivi d'un trait d'union, Ex.: Aime-t-il ? Finira-t-elle ? <l-t-on chanté ?

346. Remarque. — Lorsque la forme interrogative blesse l’oreille, comme il arrive souvent à la première personn- du singulier, on se sert alors de

gr ar

rater riens

ae sh

né

la tournure interrogative est-ce que. Ainsi au lieu de dire : rends-je ? réponds-je ? dors-je ? on dira :

est-ce que je rends ? est-ce que je réponds ? est-ce que je dors ?

Note. — Un verbe ne peut être conjugué à la forme interr:. gative qu'au mode indicatif et au mode conditionnel. Cependant le subjonctif prer: 1 quelquefois la même forme dans cer. taines tournures exclamatives : Puisse-t-il réussir!

Verbes réguliers, irréguliers, défectifs.

357. On appelle verbes réguliers ceux qui suivent le modèle de la conjugaison à laquelle ils appartiennent.

On appelle verbes irréguliers ceux qui s’écarten! des quatre conjugaisons régulières. Ex.: Mourir, je meurs ; aller, je vais.

Les verbes défectifs sont ceux qui ne sont pas usités à quelqu’une des formes de leur conjugaison. Ex. : Absoudre, qui n’a pas de passé défini.

Dans les verbes irréguliers, ce n’est pas seulement la dé:inence qui varie, c'est le radical lui-même qui change d'un temps à un autre temps, d’une personne à une aütre personn::

La plupart des prétendues irrégularités de certains verbes français ont leur explication dans les règles mêmes qu'a suivies la langue française dans sa formation.

Les causes principales qui peuvent expliquer ces irrégul:rités sont les suivantes :

1° Le déplacement de l'accent tonique faisait la même s\1labe tantôt forte, tantôt faible ; les finales disparaissaient | l’analogie les remylaçait par des désinences d'emprunt.

2° L’euphonie a exercé son influence dans la permutation, la suppression, l'addition de certaines lettres.

3° Plusieurs irrégularités Jansles radicaux sont dues à l’an:logie. L'analogie a fait entrer dans certaines formes un radic:l emprunté à d’autres.

En outre, il ne faut pas oublier que plusieurs formes j::raissent irrégulières, parce qu’elles ont été tirées directemiut des formes latines correspondantes.

au lieu n dira :

l-ce que

‘interro- Ceperlans cer-

uivent appar-

arten!

[ourir,

it pas alson.

a désie d'un rsont:

verbes suivies

régul:-

ne s\|lent «|

ation,

l’an:adi al

es pri mount

Tableau des principaux verbes irréguliers PREMIÈRE CONJUGAISON.

Aller (rad. all, ir, va), v. intr. — Ind. prés. : je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. — {mp. :

j'allais. — Pas, déf.: j'allai, — Pas.

ind. : je suis allé. — Futur : j'irai, — Cond. : j'irais, — {Impér. va (resp) allons, lez.—Subj. prés.: que En e

.. que nous allions. ..., qu'ils aillent. — Imp.: ses À de pp — Part. La : allant, — Part, passé : allé, allée,

S'en aller. — Aux temps composés, on place l’auxiliaire être entre en et allé. Passé indéf.: je m'en suis

allé, — [Impératif : va-t'en, allonsnous-en, allez-vous-en,

Envoyer, anc, enveier (envoy, en- | voi, enverr), v. trans. — [nd. prés. :

j'envoie ..., nous envoyons .,. — Imp.: j'envoyais..., nous envoyions ... — Pas, déf. : j'envoyai. — Futur : j'enverrai. — Cond. : j'enverrais. — ]mpér. : envoie, envoyons, envoyez. — Subj. prés. : que j'envoie .:.., que nousenvoyions.,,— Imp.:

que j'envoyasse. — Part, prés.: envoyant. — Part. passé : envoyé, envoyée.

Page 1