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La phrase se compose de propositions

444. Dans une phrase, on compte ordinairement autant de propositions qu’il y a de verbes, exprimés ou sous-entendus, à un mode personnel.

Ex. : Bénissons Dieu qui nous conserve la vie. (2

ru. nee ee Celui qui s'élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. (4 prop.)

446. Une proposition est une réunion de mots formant un sens plus ou moins complet. C'est l'expression, l’énonciation d’un jugement.

Ex. : L'incrédule est malheureux (sens complet).

Quand vous voudrez (sens incomplet).

REMARQUE. — Lorsqu'une proposition par elle-même a un sens complet, elle constitue une phrase. Ex. : Le castor «st industrieux.

446. La proposition, considérée logiquement, contient trois parties ou éléments : un sujet, un verbe et un attribut.

Ex. : Dieu (sujet) est (verbe) éternel (attribut).

Nors. — Nous disons : considérée logiquement, car la proposition, considérée grammaticalement, contient autant de parties que de mots.

Sujet.

447. Le sujet est l'être dont on exprime une qualité ou une action : c’est donc l'être sur lequel on porte un jugement. Dans cet exemple: Zu terre est fertile, terre est sujet, car il signifie l'être dont on exprime la qualité.

Le sujet logique est le sujet grammatical accompagné de ses compléments, c’est-à-dire de tous les mots qui le déterminent ou l’expliquent. Ainsi dans cet exemple : La profession de cultivateur est honorable, le sujet logique est : la profession de cultivateur, le sujet grammatical est : profession.

448. Le sujet d’une proposition est simple ou multiple, complexe ou incompleze.

Le sujet est simple quand il est exprimé par un seul mot singulier ou pluriel. Ex. : La fourmi est travailleuse.— Les äânes sont têtus.

Le sujet est multiple quand il est exprimé par plusieurs mots. Ex. : Le ciel et la terre sont admirables.

Le sujet est complexe lorsqu'il est exprimé par un mot accompagné d’un ou de plusieurs compléments qui déterminent ou expliquent le mot priicipal. Ex. : L'œuvre de la création est magnifique.

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par plé- )rilique.

Le sujet est incomplexe lorsqu'il est formé d'un seul mot sans aucun complément. Ex.: L'âme est immortelle.

449. Le sujet peut être : 1° un substantif ou un mot quelconque pris substantivement ; 2° un pronom ; 3° un infinitif.

Ex. : Le temps est précieux. — Le sage parle peu.

Nous sommes mortels.

S’enivrer est honteux.

Nore. — Le sujet peut encore être : 1° une citation textuelle : Tout restaurer dans le Christ, est la devise de S. S. Pie X'; 2° une proposition amenée par que: Il est certain que Dieu exisle.

Verbe.

460. Le verbeest le lien qui unit l’attribut au sujet. Ex.: La Vierge Immaculée est puissante au ciel.

Dans la proposition logique, le verbe est toujours le ee à être.

Lorsqu'il est distinct de l’attribut, c’est-à-dire quand c’est lui-même qui est exprimé, on l’appelle verbe substantif. Ex. : La mer est immense.

Lorsqu'il est combiné avec l’attribut, il prend le nom de verbe attributif. Ex. : Le travail désennuie; mis pour : Le travail est désennuyant.

Le verbe attributif étant composé du verbe être et d’un attribut, il faut le Aécomposer dans l’analyse ; pour cela, on met le verbe être au même mode, au même temps, à la même personne et au même nombre que le verbe attributif, et on lui donne pour attribut le participe présent de ce même verbe attributif. Ex. : Les avares désirent (sont désirant) les richesses ; le verbe est sont, l’attribut est désirant.

REMARQUE I. — Les verbes paraître, sembler, devenir, et autres analogues, peuvent remplacer le verbe étre ; et comme celui-ci, ils sont ordinairement suivis d’un attribut. Ex. : Le paresseux devient pauvre.

Remarque II — Les verbes passifs n'étant autre chose que le verbe éfre suivi d’un participe passé, il n'y a pas lieu de les décomposer. Ex.: L'hypocrite est haï; le verbe est est, l'attribut, haï.

166 SYNTAXE Attribut.

451. L’attribut est la qualité que l’on donne, ge l'on attribue au sujet. Ex. : La vertu est aima-

L'attribut logique est l’attribut grammatical accompagné de ses compléments, c'est-à-dire de tous les mots qui le déterminent ou l'expliquent. Ainsi dans cet exemple : Dieu est miséricordieux envers les pécheurs, l'attribut logique est : mistricordieux envers les pécheurs, l'attribut grammatical est : miséricordieur.

452. De même que le sujet, l’attribut est sim ple ou multiple, complexe ou incomnlexe.

L’attribut est simple, s'il n’y en a qu’un pour le même sujet. Ex. : La rose est odoriférante.

Il est multiple, s'il y a plusieurs attributs particuliers pour le même sujet. Ex.: La mère est bonne et douce.

L'attribut est complexe lorsqu'il a un ou plusieurs compléments. Ex. : La prière est la respiration de l'âme.

Il ect incomplexe lorsqu'il n’a pas de complément. Ex.: L'écureuil est vif.

Nore I.— Quand les sujets ou les attributs sont simples ou incomplexes, il est inutil: de le faire remarquer dans l'analyse.

Note IL. — Un sujet ou un attribut peuvent être en méme temps complexes et multiples.

4563. L'attribut est le plus souvent un adjectif ou un participe, quelquefois un nom ou un pronom, rarement un infinitif.

Ex. : Dieu est grand. — Le Canada est peu peuplé. , La reconnaissance est la mémoire du cœur.

Les intérêts de nos amis sont les nôtres.

S’humilier n’est pas ramper.

Note. -— L'attribut peut encore être une expression adjec-

tive ou verbale amenée par une préposition. Ex.: 1 ex à jeun. — Son choix est encore à faire.

onne, zum a-

atical ee de uent.

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464. REMARQUE.—Outre ces trois parties essentielles : sujet, verbe, attribut, la proposition renferme le plus souvent des mots accessoires, qu’on 1ppelle compléments, parce qu’ils servent à préciser ou à expliquer le sens du sujet ou de l’attribut.

On dit que le complément est déterminatif quand il limite, quand il pee la signification d’un nom ou d’un adjectif. On ne peut le retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase.

Ex. : L’habitude de mentir est vicieuse. — La jeunesse est avide de plaisirs.

On dit que le complément est explicatif quand il exprime simplement une qualification du nom, sans en restreindre la RE Dr On peut le retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase.

Ex. : L'homme, roi de la nature, est mortel.

Nores.—I. Dans l'analyse logique, les adjectifs qualificatifs, les «djectifs déterminatifs et les adverbes sont eux-mêmes considérés comme compléments. Le sens du mot complément dans l'analyse logique est, comme on le voit, très général.

IL. Il y a certains mots qui ne se rapportent à aucun des termes de la proposition. Ce sont la conjonction, l’interjection et les mots mis en apostrophe. Dans l'analyse, ces mots se mettent vdinairement entre parenthèses.

IL. Un nom ou un pronom est mis en apostrophe quand il sert à désigner la personne ou la chose à laquelle on s'adresse. Ex.: Enfants, aimez vos parents. — Beau firmament, que j'aime à contempler tes splendeurs !

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