‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 159 sur 278 · F FF · texte numérisé non relu

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La proposition indépendante prend le nom de proposition principale, quand elle en a une ou plusieurs sous sa dépendance. Ex.: Dieu veut que nous travaillions.

Notes. — La proposition principale ne se trouve pas toujours au commencement de la phrase.

REMARQUE. — Dans une phrase, il peut y avoir plusieurs propositions indépendantes. Ex.: L’Éternel est son nom, le monde est son ouvrage. (RACINE.)

Proposition dépendante ou complétive.

467. La proposition dépendante ou complétive, est celle qui dépend d’une autre ; elle joue le rôle de complément.

, Ex. : Je crois que la vertu rend heureux.

Le vice commence où la vertu finit.

REMARQUE — La proposition complétive se rapporte à la proposition principale tout entière, ou seulement à un de ses termes.

Sortes de propositions complétives.

458. Nous venons de voir que les propositions dépendantes ou complétives jouent le rôle de complément : elles remplissent dans la phrase les mêmes fonctions que les mots compléments dans les propositions. De même donc qu’il y a cinq sortes de compléments, on distingue cinq sortes de propositions complétives : les complétives déterminatives, explicatives, directes, indirectes et circonstancielles.

469. Les propositions déterminatives sont celles qui remplissent la fonction de complément déterminatif à l’égard d’un nom ou d’un pronom. On ne peut donc les retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase.

Ex. : Béni août l'enfant qui exerce la charité !

Les vrais amis sont ceux qui sont fidè/s dans l’adversité.

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460. Les propositions explicatives sont celles qui remplissent la fonction de complément explicatif à l’égard d’un nom ou d’un pronom. On peut donc les retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase.

Ex. : Le renard, qui est rusé, se laisse quelquefois prendre uux pièges.

O Dieu, vous qui m'avez créé, faites que je sois digne de vous !

Note. — Les complétives déterminatives et explicatives commencent ordinairement par un pronom relatif. Elles sont quelquefois appelées propositions relatives ou incidentes.

461. Les complétives directes sont celles qui remplissent la fonction de complément direct à l'égard d’un verbe.

Ex. : On dit que les cerfs ont la vie très longue. On croyait autrefois que le soleil tournait autour de la terre.

462. Les complétives indirectes sont celles qui remplissent la fonction de complément indirect à l'égard d’un verbe.

Ex. : Souvenons-nous que nos pères ont combattu pour notre foi et notre langue.

Je suis persuadé que le méchant est malheureut.

Norte. — Un adjectif peut aussi être suivi d’une complétive indirecte.

463. Les complétives circonstancielles sont celles qui remplissent la fonction de complément circonstanciel à l’égard d’un verbe.

Ex. : Il faut bonne mémoire, après qu’on a menti. Dieu nous a donné des biens pour que nous fassions des heureux.

REMARQUE I. — Les complétives déterminatives et explicatives se rapportent à un nom ou à un pronom; au contraire, les complétives directes, indirectes et circonstancielles se rapportent surtout à un verbe, et sont souvent appelées subordonnées.

Re&maRQUE II. — Une proposition déjà subordonnée peut en avoir d’autres qui lui soient subordonnées, ou qui soient subordonnées entre elles. :

464. Les propositions qui suivent les verbes impersonnels sont ésetdistos de ces verbes, mais elles ne sont que des dépendantes apparenles, car e:ies sont en réalité le sujet de ces verbes. On les appelle généralement propositions apparentes ou subjectives.

Ex. : Il importe qu’on aime le travail.

IL est démontré que la charité n'appauvrit pas.

466. On appelle souvent incise une proposition qui vient s’intercaler entre les termes d’une autre proposition pour indiquer qu’on rapporte les paroles de « ielqu’un, ou pour exprimer une pensée jetée dans la phrase comme entre parenthèses.

Ex. : Mentez, mentez, disait un écrivain impie,

il en restera toujours quelque chose.

Vous conviendrez, n'est-il pas vrai, qu'on est heureux quand on est vertueux.

466. Plusieurs grammairiens regardent comme formant de véritables propositions distinctes celles où le verbe, quoique à l’infinitif ou au participe, a un sujet distinct. Ces propositions sont appelées infinitives ou participes.

Ex. : Un noble cœur se décourager ! cela ne se

conçoit pas.

Un pâtre devenir pape, c’est invraisemblable.

Dieu aidant, nous en viendrons à bout.

La discorde ayant éclaté, nous nous enfuimes.

Note. — Dans l'analyse, il n’y a réellement de proposition infinitive ou participe que si l’infinitif ou le participe est accompagné de son sujet, car dans les autres cas, l’infinitif et le participe ne sont que de simples compléments.

Propositions juxtaposées, propositions coordonnées.

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