On distingue l’k muette et l’h aspirée
46. L’h est muette quand elle est nulle pour la prononciation, comme dans l'homme, l’hostie, théâtre.
47. L’h dite aspirée indique un souffle sensible qui empêche la liaison ou l’élision, comme dans le hameau, la honte, les héros.
Consonnes muettes.
48. Les consonnes muettes sont celles qui ne se prononcent pas ; elles se trouvent généralement
à la fin des mots. Ex. : Tabac, blond, coup, ‘ournil, paradis.
REMARQUE. — Les grammairiens sont loin de s’accorder dans la classification des consonnes. Heureusement que ce désac-ord est sans conséquence pratique.
Plusieurs grammairiens divisent les consonnes en quatre classes principales, d’après le principal organe qui sert à les prononcer : les labiales, les dentales, les gutturales, les linguales.
Les consonnes labiales se prononcent à l’aide des lèvres : b, p, f, v, m ; les dentales sont produites à l’aide des dents : t, d, s, 2, n ; les gutturales sont produites par une aspiration du gosier : k, g, ch, j, gn ; les linguales se prononcent sur les bords et à l’extrémité de la langue : L, r, ill.
: Let r sont dites liquides parce qu’elles se joignent facilement ‘ aux autres consonnes.
M et n sont dites nasales parce qu’elles se prononcent un peu du nez.
Une autre division est celle des consonnes en explosives, qui sont instantanées (p, t, k, b, d, g), et en continues, qui peuvent être soutenues un certain temps, même sans le secours d'aucune voyelle (f, s, ch, v, 2, j).
Les explosives et les continues se subdivisent en dures et en | sonores ; les pre mières détonnent avec énergie et sans aucune sonorité (p, £, k, f, s, ch) ; les secondes sont accompagnées d’un son sourd et caractéristique, qui se produit dans le larynx, d’où il prend son nom de murmure laryngien (b, d, g, v, 2, j). Il faut ajouter deux consonnes qui résonnent dans les fosses nasales (m, n), et deux autres qui s’adjoignent un à (ill, gn).
En combinant les deux classifications, on trouve qu’à
aque consonne labiale-explosive-dure correspond une consonne labiale-explosive-sonore, ete. C’est ce que fait paraître le tableau suivant.
| Explosives | Continues
soute Nasales|Mouillées Dures|Sonores| Dures/Sonores!
Labiales.....
Dentales.....
Gutturales.….
Linguales....|..........,..
L et r, continues-linguales, sont, à volonté, accompagnées ou non du murmure laryngien.
tique et l'orthographe étymologique.
« Cette classification permet de formuler u Prononciation singulière de certains mots.
se suivent dans un mot, la première doit ay rité que la seconde ; si elle ne l’a pas dans l’o
ne règle pour la Si deux consonnes oir la même sonorthographe, l’arti- Ainsi, dans observer, b, labialesonore, abandonne sa sonorité Pour prendre dans l'articulation le même rang que la consonne suivante, s, qui est dure : b devient p, labiale-dure : Opserver. Il en est de même dans disjonction (dizjonction), obtenir (optenir), absurde (apsurde), abside (apside), etc. Cette règle, qui nous vient du grec, a été appliquée au français, Pour la première fois, en 1694, par angeau.
« La mollesse est le grand défaut des Canadiens dans l’articulation des consonnes. Le plus sûr moyen d'accuérir promptement une articulation énergique et nette, est de s'exercer à se faire comprendre à distence, en parlant à voix basse.»
(A. Rivarp.) CHAPITRE II