‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 2 sur 278 · CRÉMAZIE · texte numérisé non relu

CRÉMAZIE

QUÉBEC Imprimerie de L’'Acrion SoctALe Lrée 103, rue Sainte-Anne, 103

Permis d'imprimer.

A.-E. GOSSELIN, ptre, Sue. SÉM., QuéBEc.

Nihil obstat.

S.-A. LORTIE, pter,

CENSOR DESIGN ATUS.

Imprimatur.

f L.-N., ARCH. DE Quésec

mm de à Droits réservés, Canada, 1912.

Préface

Cet ouvrage est l’œuvre d’un grammairien.

Les livres qui ont pour objet l’art de parler et d'écrire correctement en français se multiplient : il faut savoir distinguer les grammairiens des grammatistes.

Un grammatiste ne fait que répéter ce que d’autres ont dit avant lui; et il le répète dans une forme qui souvent n’est pas la meilleure, d’après un plan qu’il ne se préoccupe même pas d’ajuster aux besoins particuliers de ses lecteurs. Pour jaire croire qu'il a des opinions Personnelles, il met des règles positives où 11 devrait s'abstenir de décider, il émet des doutes où il n’y a plus rien d’indécis ; il suit tantôt un auteur attaché aux vieux usages, tantôt un grammairien réformiste, et l’on ne voit Pas pourquoi il adopte les vues de l'un Plutôt que de l’autre. Son seul souci est de fabriquer sans peine un livre classique, et qüi se vende.

Le grammairien a d’autres préoccupations. L'étude et l'observation lui ont appriscomment les Principes généraux dela parole s'appliquent, ainsi que s’exprimait Gérauls Dusiete. « aux institutions arbitraires et usuelles d’une langue particulière » ; il n'est pas plus l’esclave de la routine que de la manie d'innover ; il n'ignore pas qu'une langue vivante se meut sans cesse, et s’accroît, et change, et se modifie ; mais il sait aussi que la tradition a des droits, et sa science est assez avertie pour rejeter les nouveautés qui mèneraient à la décadence, pour admettre et consacrer les réformes qui peuvent être la source d’une Perfection. Le grammairien connaît et les vieilles lois et les règles nouvelles;

rités, il fait un choix judicieux des préceptes les Plus sûrs, qui conviennent à la fois au génie de la langue et à son développement

assorti au dessein qu'il a Jormé.

Dans un Cours Élémentaire, le grammairien se met d’abord à la portée des jeunes intelligences, et dans les règles comme dans les exemples, jamais il ne perd de vue ceux à qui il s'adresse & des exercices simples et bien ordonnés accompagnent chaque leçon, et, heureuse combinaison, les élèves apprennent en même temps les éléments de la grammaire et les principes de l'analyse.

Les leçons du Cours Moyen rappellent les Premières, et vont Plus loin ; toujours d’après le même plan, l'exposé des règles se Poursuit, simple et précis, mais capable déjà de satisfaire les esprits les plus curieux.

Enfin, le Cours Supérieur offre, avec les notions essentielles de grammaire historique et d'étymologie, le développement complet de l'art de parler et d'écrire correctement en français.

Et si, Canadien lui-mêm , il destine son ouvrage à ses compatriotes, l’auteur « de 1!u- le soin d'écrire spécialement pour eux, le continuel souci de leur être plus particulièrement utile ; leurs défauts de : ingage :ui sont connus : il appuie donc sur les règles qu'ils mécornaissent le plus souvent, il leur Propose des exercices appropriés à la correction de leurs fautes habituelles, et son enseignement, mieux qu’un autre, facilite chez eux l'étude de la langue française.

C’est l’œuvre du grammairien, et c’est l’œuvre, fruit de longues études et d'observations patientes, que M. l’abbé Aubert offre aujourd'hui aux professeurs et aux élèves de nos écoles, de nos couvents, de nos collèges.

AnsuTor Rivarp.

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