L'élision consiste à supprimer la voyelle
- finale de certains mots devant une voyelle ou une
h muette.
La voyelle élidée, c'est-à-dire supprimée, est remplacée par l’apostrophe.
78. Les voyelles qu’on peut élider sont a, e, 1. 74. On élide l’e :
1° De le (article ou pronom), ce, je, me, te, se, ne,
| que, de et jusque : l'homnte, j'aime, jusqu'en Italie.
2° De presque et pe seulement dans presqu'ile, quelqu'un, quelqu’une.
3° De lorsque, puisque et quoique, devant il, ils,
L elle, elles, on, un, une: lorsqu'il parle, puisqu'elle dit.
4° De entre, dans entr'acte, et dans les ve: es qui commencent par entre suivi d’une voyelle : entr'ouvrir, s’entr'aider.
76. L’a ne s’élide que dans /a (article ou pronom) : l'écriture, je l’aperçois.
76. L'i ne s’élide que dans si (conjonction), et seulement devant il, ils : s’il vient, s'ils viennent.
77. L’élision ne se fait pas: devant les mots onze, onzième, huit, huitième, ouate, oui, un (désignant le chiffre 1), uhlan, yacht, yatagan, yole, yucca.
Nore. — Dans les noms composés féminins grand’mère, grand’messe, grand'tante, grand’chose, grand’peur, l’apostrophe n’a p"s sa raison d’être, car il ne peut y avoir d'’élision devant une consonne. Le trait d’union serait préférable à l’apostrophe qui ne se justifie que par l’usage établi.