‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 120 sur 257 · J’a la valeur de deux · texte numérisé non relu

J’a la valeur de deux

1° Entre deux voyelles Ex : -lbbave, bruyère, nous brovons, payement. Excepté dans Arscaye, Blaye, La {lave (son à), Cayenne (son a-ie), et quelques autres. (loir Av page 112.)

2° Dans pays, Le Fays, et leurs dérivés.

’artout ailleurs, l'y équivaut à un 7 simple.

377. À'imarqué du tréma, ce qui est extrêmement rare, se détache de la voyelle précédente *: Monsieur de Moÿ (auteur français), /e prince de Croÿ.

378. Le = a un son très doux ; il se fait toujours sentir au commencement et au milieu des mots: Zfsante, le zist et Le cest.

379. À la fin des mots français, le : est ordinairement nul : Rez-de-chaussée, assez, le riz, un nez, etc.; excepté gaz, raz et ranz ; excepté aussi les noms propres, où il fait entendre le son de l’s forte : Xodez, Cortez, Suez ; toutefois il est nul dans Duprez, Nalchez, Riez, Saint-Tropez et Séez

380. La terminaison de /2 a trois valeurs différentes : 1° elle est nulle danse Xe/z (cardinal de) : 2° e le se prononce comme sse dans Austerlitz, oblentz, Metz, Scdlitz, Seltz * 3° elle équivaut À /$ partout ailleurs : Garilz, Olmutz.

380 b1s. Zredoublé se prononce 4, /s, dans les mots italiens non francisés : /76::0-lermine (metso), azzi (patsi).

De ia Liaison des mots

On appelle /iaison l'union de la consonne finale d’un mot avec la voyelle initiale du mot suivant.

La liaison n’a pas toujours lieu entre toutes les consonnes et toutes les voyelles, L'usage est le seul guide dans un grand nombre de cas,

Aujourd’hui, par suite de la tendance à conformer la prononciation à l'écriture, les liaisons sont bien plus fréquentes qu’autrefois, Cet abus donne à la langne quelque chose d’emphatique et de guindé qui lui ôte une partie de son charme et de son naturel,

Voici les règles les plus ordinaires.

I.— En faisant liaison, certaines consonnes changent de prononciation :

, Aux, hélix, SUlex,

ula ox,

ononce liquent

OVONS, son é), 2.)

are, se auteur

ntir au st et le

t nul :

raz et dre le 1 dans

[° elle omme 3° elle

aliens

n mot

nes et grand

onon- 1ientes d’emme et

pro-

S équivaut à Z : Zes amis se prononce lè-zamis.

. -- Z: Deux enfants — deu-zenfants.

D -- T: Grand arbre — gran-tarbre,

G — K: Sang innoccnt — san-kinnocent, C — K: Avec eux — a-vèkeux,

If — V: Neuf ans — heu-vans,

II.—Les liaisons les plus fréquentes se font entre les mots étroitement unis par le sens :

1° Entre l'article et le nom, Ex.: Zes-z-arbres, aux-z-cnfants,

2° Entre l'adjectif et le nom, Jix.: Gros-z-arbre, petit-t-encrier, cetl-l-endroit, SCS-Z-QMMis, SON-N-OUTTALE,

3° Entre le verbe et le pronom, IEx.: AVous-z-irons, je vousz-allends, apportez-z-en, perd t-il ?

4° Entre l'adverbe et le mot qu'il modiñe, Ex. : 775.2. aimable, bien-n-avancé, allons-z-ensemble, venez-z-1c6.

5° Entre la préposition et son régime, Ex: /erar/ t-elle, chez-2-cux, pendant-t-un exercice, en sous-z. œuvre,

6° Entre l’auxiliaire et le participe, Ex.: Nous avons-2-tlé, ts ont-l'eu, vous éles-z-allés, is auront-t-appris.

III.— 11 y a désaccord entre les grammairiens touchant la liaison des voyelles nasales : les uns veulent que la liaison laisse subsister le son nasal : ancien-n-Qnt, divin-n-enfant ; d'autres enseignent que, dans le cas de liaison, la nasalité disparaît : ancié-n-arni, divi-n-enfant.

Dans la pratique, on admet généralement les distinétions suivantes :

1° Les monosyllabes e», où, un, et certains adjectifs ou adverbes souvent employés conservent la nasalité en faisant liaison, Ex.:e-n-avant, ON-n-arrive, un-n-0r4re, aucun-n-autre, ancien-n auteur, bien-n-être, ne rien-n-avoir, vain-n-eSpoir,

2° Quelques adjectifs terminés par 7», ox perdent la nasalité en faisant liaison. Ex : Lon ami (bo-nami), divin enfant (divinenfant), certain auteur (certai-nauteur), #2 or (fi-nor),

3° Les substantifs terminés par une voyelle nasale ne font pas liaison au singulier. Ex.: wban uni, vin ordinaire, parfuin exquis, marchand intègre, teint olivätre.

IV.— Dans les mots terminés par 74, 7s (sing.), r7, c’est l'y qui fait liaison. Ex.: Æbord acréable (abo-ragréable), discours intéressant (discou-rintéressant), part entière (pa-rentière),.

V.—L'A aspirée empêche la liaison dans tous les cas. Ex.: Un héros, les hauteurs, anx halles.

VI.—L/'e muet final n'empêche pas la liaison. Ex.: Vorre habit (vo-trabit), petite alcôve (peti-talcôve), riche offrande (richofrande).

VII.—Quand une liaison est trop dure, il faut l'éviter, on l’adoucir en y passant légèrement, lix.: Z/s é/aient attentifs (étaient'attentifs).

VII. —H ne faut jamais faire de liaison après un repos quelconque. Ne dites donc pas, comme plusieurs : .,, { du Saint- ÆEsprit-t-Ainsi soit-il

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