ARTICLE 2.— PARTICIPE PASSÉ
Les règles générales d'accord du participe passé n’ont pas réellement d'exceptious : inais elles donneut lieu à quelques remarques, dans l'application,
* 779. Le participe passé employé avec l'auxiliaire être s'accorde avec le sujrt du verbe. Employé avec l’auxiliaire avoir, il s'accorde avec son complément direct quand il en est précédé, et reste invariable dans les autres cas.
Ces règles n’ont pas réellement d'exceptions, mais elles donnent lieu à quelques remarques.
** 780. Employés sans auxiliaire, et suivis du mot qu'ils modifient, les participes a/tendu, Compris, exceplé, our, Passé, supposé, vu, et autres semblables, sont des espèces de prépositions, qui par conséquent restent invariables, Il y a alors de sous-entendu avant ces mots l’auxiliaire avoir.
Ex.: PASS /a semaine, on se remettra au travail ; OUI les conclusions de ‘avocat, le tribunal délibère ; c'est-à-dire : AYANT PASSÉ /a semaine, on se remettra au travail ; AYANT OUi es conclusions de l'avocat, le tribunal délibère,
#k 781, Ces mêmes participes sont variables, lorsqu'ils suivent le mot qu’ils modifient, ou qu'ils ne le précèdent que par inversion, parce qu'’alors c'est l'auxiliaire é4re qui est sous entendu.
mr
* 779. Comment s'accorde le participe passé ? ** 780, Que remarquez vous sur Les Participes attendu, com. pris, excepté, fr. ? = ** 781, Qu'y a-t-il à remarquer sur ces mêmes participes lorsqu'ils suivent Le inol qu'ils modifient ? 8*
Ex.: Vos raisons SUPPOSÉES vraies, vous êtes néanmoins blämable ; PASSÉE dans le travail, la semaine sera bonne ; c'est-à-dire : Vos raisons ÉTANT SUPPOSÉES vraies ; la Semaine ÉTANT PASSÉE dans le travail.
#* 782. Le participe passé suivi d’un infinitif a pour complément direct le pronom qui précède, ou bien l'infinitif lui-même. C'est le pronom quand l'être qu’il représente fait l’action exprimée par l’infinitif, et dans ce cas il y a accord. C’est l’infinitif quand cet être ne fait pas l’action, et alors le participe reste invariable.
Aïnsi on écrira: ‘Les musiciens gue j'ai entendus chanter (1) s’accordaient bien.’ On a entendu les musiciens chanter, chantant, faisant l'action : accord avec que pour #usiciens.
Mais on écrira: ‘‘Les hymnes ge j'ai ENTENDU CHANTER sont très belles ; ’” car les hymnes ne faisant pas l’action de clanter, c'est cet infinitif et non le pronom gue qui est complément direét: On a entendu quoi? chanter. Chanter quoi? les hymnes, où plutôt que pour Lymnes : pas d'accord puisque le complément est après.
On reconnaît que le complément se rapporte au participe lorsqu'on peut remplacer l’infinitif par le participe présent ; ou bien encore lorsqu'on peut placer entre le participe et l’infinitif le nom représenté par le pronom complément, Ex: Les musiciens QUE J'ai KRNTENDUS chanter ; on peut dire : que j'ai ENTEN- DUS chantant, ou j'ai entendu les musiciens chanter.
Dans le cas contraire, le pronom se rapporte à l’infinitif. Ainsi on ne peut pas dire: Les musiciens que j'ai ENTENDU louant, pas plus que, 7'ai entendu les imusiciens louer.
:# 783. Le participe jai, suivi d'un infinitif, est toujours invariable, parce que ce n’est pas seulement au participe que se rapporte le complément direct, mais
XX 782. Que remarquez-vous sur le participe passé suivi d'un infinitif ?
U%X 783. Qu'y a-l-il à remarquer au sujet du participe fait suivi d'un infinitif ?,
(1) Chanter est ici LT »* ce mot que est en même temps sujet de l'infinit f et complément direét du participe, 4
es néan-
semaine PPOSÉES yat,
if a pour ou bien tre qu'il et dans être ne variable.
entendus ndu les : accord
NTENDU e faisant 1 le proentendu u plutôt plément
participe ‘sent ; ou l'infinitif Les musti- 1 ENTEN-
’infinitif.
&NTENDU
itif, est ulement ét, mais
ivi d'un
icipe fait
nmps sujet
à l’idée exprimée par le participe et l'infinit'f réunis, Ex.: ‘ Les ouvriers gue j'ai FAIT TRAVAILLER se svnt FAIT PAYER chèrement,.’?
Le pronom gwe est complément direét de la locution vetbale ‘ai fait travailler ”’, et se de ‘‘ sont fait payer. ?
** 784. Après les participes passés des verbes croire, devoir, pouvoir et vouloir, linfinitif est quelquefois suppiimé ; dans ce cas, le participe reste invariable, parce qu'il a pour complément direét l'infinitif sousentendu. Ex.: /e lui ai fait tous les reproches que j'ai CRU (sous entendu desoir lui faire), que j'ai pu (lui faire), que j'ai VOULU (/ui faire).
Maïs on écrira avec accord : /e vous remets la somme que vous m'avez DUE Jusqu'à présent; la chose qu'il ne pouvait pas hier, il l'a PUE aujourd'hui; il lui faut les
livres qu'il avait d'abord NouLtSs ; car le pronom gue est le complément direct de ces participes.
11Iê REMARQUE
** 785. Les verbes coffer, valoir et peser sont généralement regardés comme transitifs, de sorte que leurs participes passés suivent la régle générale.
Ainsi l’on écrit: Que de peines votre instruétion m'a COÛTÉES! Je regrette les cent piastres et les longs voyages que ce procès m'a COÛTÉS : Àl ne Les a jamais VALUS. Ce ballot, livré pour cent livres, ne les a jamais PESÉES (1).
IVC REMARQUE Participe passé des verbes vivre, dormir, régner
*k 85 bis. Le participe passé des verbes zi2e, dormir, régner, est toujours invariable, parce que ces verbes sont intransitits de leur nature. Le pronom qui
** 784, Que remarquez-vous Sur des participes des verbes croire, devoir, pouvoir e/ vouloir ?
** 785. Les verbes coûter, valoir e/ peser son/-rls transitifs ?
#X 785 dis. Que remarquez-vous sur les parlicipes passés des
verbes vivre, dormir, régner ?
(1) Cependent l’Académie écrit toujours coûté invariable,
RME ANRT à
240 SYNTAXI
paraît être complément direct n'est en réalité qu'un complément circonstanciel, équivalant à Pendant lequei. Ex.: Les quarante-guatre annérs qu'@a RÉGNÉ saint Louis ont été glorieuses pour la France » C'est-à-dire /es
années pendant lesquelles il & rÉgUé.
Les jours que j'ai 241 sans vous avoir servi. (CORNEILLE.)
** 786. Le participe passé’ des verbes essentiellement réfléchis a toujours Pour complément direct le second pronom. Ex.: ‘Ils se sont MOQUÉS de vos menaces, et ne se sont pas SOUVENUS de vos promesses ‘”
Il y a exception pour le verbe S'arroger, qui a un complément direct autre que le second pronom. Ex : ‘Nous ne nous SOMMES PAS ARROGÉ vos droits ; quels droits nous SOMMES-nous ARROGÉS ? ”’
On peut également poser en principe que ‘‘dans les verbes essentiellement réfléchis le participe s'accorde avec le sujet, excepté pour le verbe s'arroger, qui rentre dans la deuxième règle (r).’’
FN #97, Le participe passé des verbes réfléchis formés d’un verbe intransitif, comme se autre, se plaire, se rire, se sucréder, est nécessairement iuvariable Ex.: Is se sont p1,u à vous Contrarier; vous vous êtes RI de mes conseils, mais vous vous êtes NUI gYavement.
*k# 788. En général, le second pronom d’un verbe réfléchi est regardé comme complément direct, quand il ne peut pas se changer évidemment en un complément indirect.
Ex.: Nous nous sommes AMUSÉS de lui; elle s'est DÉFIRE de ses lumières: vous VOUS ËleS APERÇUS du Piège. Ici on ne peut pas dire: Vous AVORS amusé DE NOUS, elle à défié À ELLE, vous avez aperçu À VOUS.
** 786. Quelle remarque à Jaire sur les verbes essentiellement réfléchis ?
** 787. Quels sont les verbes réfléchis dont le Participe passé est loujou;3 invariable ?
XXX 788, Comment Yeconnaît-on que le second Pronom d'un verbe réfléchi est complément direct ?
(x) Voir la note du n° 239.
DT rem ——— ——
è qu'un it lequei.
É sain -dire /es