DE L'ACCOLADE
L'accolade, formée du latin ad, à, vers, et collum, cou, signifie embrassement, liaison. C'est un trait figuré ainsi : ■ — ■ — , et qui sert à embrasser plusieurs objets, soit pour les réunir en totalité, soit pour les faire envisager dans leur ensemble, ou montrer ce qu'ils ont de commun ou d'analogue entre eux. On emploie l'accolade dans les comptes, dans la confection des tableaux, pour joindre ensemble les divisions d'un grand tout.
DE L'ORTHOGRAPHE
DU OniLLEMET.
Quelques Grammairiens n'écrivent que guillemets, au pluriel. Examinons leurs motifs : qu'entendons-nous par guiUemei? Un sifjne ressemblant à une double virgule, et figuré ainsi : (») , letjuel se met au commencement et à la tin d'une citation , et plus ordinairement même au commencement de chacune des lignes qui la composent. On objecte, pour motiver la ligure de ce motau pluriel, qu'on n'emploie jamais un seul signe en se servant du guillemet : sans doute le guillemet consiste, comme la parenthèse, dont nous venons de parler, dans un double signe, mais ce double signe n'est pour le second que la répétition du premier , avec celte seule différence qu'au commencement de la citation on le tourne de droite à gau(tlie, ainsi («) ; et qu'à la fin on le retourne de gauche à droite , ainsi :(>).
Faisons connaître la manière de s'en servir. Nous l'avons indiquée dans la définition ; mais on l'emploie encore toutes les fois que l'on coupe le texte ou le récit par un hors-d'œuvre du discours. 11 y en a de si fréquents exemples dans cette Grammaire; que nous nous dispenserons d'en donner.
Nous ferons observer que le guillemet cesse d'être nécessaire lorsque la citation est en vers, dans un discours en prose , parce que la manière
I usage des lettrines dans ce dernier cas ; ils ont tort, si les notes qu'ils peuvent avoir à donner dans le corps de l'ouvrage ne s'étendent pas à tout l'alphabet. En général, le seul cas où l'on doive employer ces lettres, cas qui < si, du reste, fort rare, c'est celui des sous-notes, ou des notes de notes.
On remplace par un ou Irois astérisques le nom -propre d'une personne qu'on ne veut pas nommer ou qui garde l'anonyme. De là vient cette expression de M. Trois-E toiles, pour désigner un nom inconnu. Souvent aussi l'on met autant d'astérisques que le nom propre comporte de syllabes , ou même de lettres; de cette manière l'anonyme n'existe plus guère que pour les étrangers ; car on connaît ordinairement celui qui se désigne par un certain nombre d'asléiisques.
DU onisonr.
Ce mot, formé du verbe guider, est absolument la même chose que V astérisque. Nous n'en parlons que pour mémoire. (Voyez l'article précédent.)