‹ Grammaire générale et historique de la langue françaisChapitre 48 sur 139 · GRABIMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIQUE · texte numérisé non relu

GRABIMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIQUE

Ha ! HA ! voUà une nouvelle histoire! qu'eti^ce donc^ mon mari, que cet équipage-

là? (Molière.)

Oh dame ! on ne court pas deux lièvres à la fois. ( Racine.) CoBBLEu ! je lui passerais mon épée au travers du corps à elle et au galant, si elle avait forfait à son honneur. (Molière.) Oh ! PALSEMBLEc ! jc sttis le moyen de vous punir de l'affront que vous me faites.

(Destouches.) Pabbleu ! si vous m* appeler votre gendre, il me semble que je puis ^ien vous appeler ma belle-mère, (Molière.)

Ek bien! soit, prolongez cette retraite austère. (Ponsard.) Bon ! est-ce que je ne me fie pas à vous ? ( Brueys.) Hi, Hi, Hi! comme vous voilà bâti! hi, hi, hi! (Molière.) A votre santé, el rasade; topeî (Destouches.)

Les interjections et les locutions interjectives expriment : 1® La douleur : ah! aïe! hé! hélas! ouf! ciel! etc.

Ah! suiS'je morte ou vivante? Je n'en sais plus rien, (Destouches.)

2** La joie :ah! ha!

3^ La crainte : ah! hé! ciel! ah ciel! grand Dieu! miséricorde!

Miséricorde 1 ah ciel ! je me meurs ! je suis morte. ( Regnard.)

4*^ L'admiration : ah! oh! Dieu! ciel!

Ah! que ça est bien dit, notre homme! (Molière.)

Oh ! dit-il, qu'est ceci? ma femme est-elle veuvet (La Fontaine.)

5* L'étonnement : ah! ah! ha ha! ho! ha! oh! bon! bon Dieu! grand Dieu! hé quoi! quoi donc!

Ah ! ah ! vous êtes bien pressés ! Qui vous a dit que ce fût céans ? (Molière.)

Bon I mourir quand on a si longtemps combattu ! (Destouches.)

Gband Died ! qu'il faut de choses pour rendre un seul homme heureux !

(Montesquieu.)

Quoi DONC ! la lumière qui devrait les éclairer les aveugle, et les rayons du soleil même empêchent qu'ils ne l'aperçoivent, (Fénelon.)

6** Le dégoût, Taversion : oh! fi! pouah!

Ma robe vous fait honte, un fils de juge, oh! fi! ( Racine.)

7^ La colère, le dédain, le mépris : oh! hé! bah! zest!

Oh ! tl faut que je chasse ce eoqutnrlà. { Brueys.)

Mais bah Iyous voulez être un gaill^ard populaire. (V. Hugo.)

Elles ser\^ent en outre :

1*^ A appeler : holà! hé!

Laquais^ holà ! mes deux laquais, (Molière.)

Holà! hé! descendez que Ton ne vous le dise.

Jeune homme qui menez laquais à barbe grise. ( La Fontaine. }

2° A encourager : çàf oh çà ! allons! courage ! ferme!

Ohçà! mes amis, divertissons^nous. (Destouches.)

Allons f ferme! poussez, mes bons amis de cour;

Vous n*en épargnez point, et chacun a son tour. ( Molière.)

V A avertir, interroger : holà! hein! hem!

BoLÀ! es-tu aveugle, que tu ne me vois pas? (Molière.)

4® A improuver : heti! ouais!

OoAis ! noire servante Nicole, vous ave% le caquet bien affUé pour une paysanne !

(Molière.)

5° A imposer silence : chut ! paix ! st!

St! paix! rangeons-nous chacune immédiatement contre un des côtés de la porte.

(Molière.) Chut! chut! parlez tout bas. (Ck)llin d'HarlevUle.)

Les seules interjections dont l'emploi présente des difficultés sont les homonvmes suivants : ah! ha! oh! ho! ô! eh! hé!

AJilha!

I. i4A/ exprime la douleur, la joie ou l'admiration; c'est un cri arraché par ui)e émotion profonde :

Ah! cruel, tu m'as trop entendue !

Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur. (Racine.)

Ah! le pendard de Turc! m' assassiner de la façon! (Molière.)

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