GRAMMAIRE GÉNÉRALB ET HISTORIQUE
Rétablissez lés mots ellipses, et vous aurez :
La pareste est plus dangereuêê que la vanité (n'est dangereuse). Clodius était aussi brave qub Céior (était brave).
2® Elle estextensivey lorsqu'elle est unie à la précédente par les lo> < cutions conjonctives si... que^ tant... que^ si bien... gue^ si peu., qae^ d'autant plus que^ d'autant moinsque^ trop. . .pour que^ assez.. ^ pourque^ tel... que^ telle,., que, tels... que^ telles... que, tellement
que, de telle manière que, de telle sorte que, de telle façon que, plus.
plus, moins.., moins, elle ajoute à la principale une idée de cot^ séquence, résultant de la force d'extension communiquée au pr^ mier attribut par les adverbes tant, si, assez, trop, ou par Ta^ject^: déterminatif ^^Z. ^
Le bourgmestre fut si offensé, oufil ne me parla plus.
La Prusse éprouva tant de désastres, QU>//e demanda la paix.
Je souffrais tellement, qub je refusai d'aller plus loin.
La force de la vertu est teixe, que nous Vaimons même dans nos ennemis.
La proposition circonstancielle prend le nom de proposition pc^^ticipe, lorsque son verbe est au mode participe.
Aucune conjonction n'unit la proposition participe à celle qu'e/ie modifie :
L*ENNEia ÉTAIT DÉFAIT, nùos hivernerons.
L'ennemi (sujet) étant (verbe) défait (attribut).
Comme dans les propositions où le verbe est à un mode personnel, le verbe de la proposition participe est souvent combiné avec Tattribut :
Dieu AroANT, vous réussirez (pour Dieu étant aidant).
Souvent aussi le verbe au participe disparaît entièrement, et il ne reste plus que le sujet et Tattribut :
Carthage détruite, Rome respira.
NÉRON empereur, tous les crimes souillèrent la pourpre des Césars.
Pour Carthage étant détruite^ — Néron étant empereur* Ce dernier cas est rare , et l'on ne rencontre guère cette ellip^
(ju'avecun adverbe ou avec une locution adverbiale modifiant le
verbe sous-entendu :
Néron une fois empereur, tous Us crimes, etc.
Lorsque dans une phrase il se trouve plusieurs inddentes sofls 1^ même dépendance, elles sont dites incidentes coordonnées :
La vraie liberté est celle qui vedt qu'on obéisse aux lois, qui ub tous Us w*|^' rets privés à l'intérêt commun, et qui fait regarder la patrie comme une n^^^ bienfaisante. (Bossuet.)
L'àMàLrm. 245
in. Des propositions subordonnées.
I. Les propositions subordonnées sont celles qui sont sous la dépendance immédiate d'une autre proposition :
Jb orotf que Dnv vt bouveraineheht bon.
EDes sont toujours jointes à une autre proposition au moyen de )& conjonction que^ ou d'une des locutions conjonctives à ce que^ ^fin quSy poiur que, de ce que, etc.
II. La proposition subordonnée est dite complétive parce qu'elle sert le plus souvent de complément à l'attribut de la proposition <lontelle dépend; ainsi, dans l'exemple qui précède, la proposition sub(M*donnée Dieu est souverainement bon sert de complément à Voyant, attribut de la proposition principale.
L'analyse, en effet, donne :
Je suis GROYAMT — (ctfto, c'est-à-dire :) Dieu est souverainement
III. Les propositions subordonnées dépendent souvent d'une proposition sous-entendue, comme dans ces vers :
Qié*on appelle mon fih, qu'il vienne se défendre,
Qu'il vienne me parler, — Je suis prût à Teutondpe. ( Racine.)
^ti les trois propositions qu'on appelle, et qu^il vienne répété deux 'Ois, sont sous la dépendance de je veux sous-entendu.
IV. La proposition subordonnée peut quelquefois aussi être le sujet **Sel de la proposition qui la régit, comme dans cette phrase :
it'opinion commune es/ qu'Homère fut aveugle. (Burnoof.)
^Ui peut être traduite par ces deux propositions :