I. DES MAJUSCULES
Z. NojaoM propret.
On écrit par une majuscule Tinitiale de tout nom propre dliomme, de fenmie, de pays, de royaume, de peuple, de fleuve, ^montagne, etc. : Napoléon^ Henri ^ Philippe^ Marie ^ Joséphine; ^rique^ France^ la Seine^ le Rhin^ les Alpes^ etc.
Paraissez, Navarrais, Maures et Castillans.,
Et tout ce que l'Espagne a produit de vaillants. (Corneille. )
ZZ. Phrateiy alméa, vers.
l! On écrit par une majuscule le premier mot d'un discours, ^ui de chaque alinéa, et celui de chaque vers :
Id valeur rCest pas une force aveugle et impétueuse, qui se trouble et sepréci' 21^ w elle rCest éclairée et conduite par la probité et par la prudence; et le capi- •■^ n* est pas accompli, s'il ne renferme en soi Vhomme de bien et l'homme sage,
(Fléchier.)
l^'honnête homme tient le milieu entre l'habile homme et l'homme de bien, quoi- ^^dans une distance inégale de ces deux extrêmes,
, l'h éisiance qu'il y a de l'honnête homme à Vhabile homme s'affaiblit d'un jour ^ ^*<tutre et est sur le point de disparaître.
^*habile homme est celui qui cache ses passions^ qui entend ses intérêts y qui y *^^fie beaucoup de choses, qui a su acquérir du bien ou en conserver,
^*honnête homme est celui qui ne vole pas sur les grands chemins, et qui ne tue 'lionne; dont les vices, enfin, ne sont pas scandaleux,
^On connaît asse^ qu'un homme de bien est honnête homme, mais il est plaisant ^'hiOginer que tout honnête homme n'est pas homme de bien, , ^*Âontme de bien est celui qui n'est ni un saint ni un dévot, et qui ftest borné à ' ^oir que de la vertu, (La Bruyère.)
Oui, c'est UD Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire;
Mais, tout caché qu'il est, pour révéler sa gloire,
Quels témoins éclatants devant moi rassemblés I
Répondez, cieux et mers, et vous, terre, parlez l ( L. Racine.)
II. On emploie aussi une majuscule en tête du premier mot de chaque phrase ou de toute proposition séparée de celle qui la précède par le point, et le plus ordinairement au conmiencement du mot qui suit le point interrogatif ou exclamatif :
Oh çà, ma fille, je vais vous dire une nouvelle où peut-être vous ne vous aften* deipas. On vous demande en mariage. Qu'est-ce que ulaf Vous rie%? Cela tit plaisant, oui, ce mot de mariage 1 II n*y a rien de plus drôle pour les jeunes fM»
(Volière.)
III. On écrit enfin par une majuscule le premier mot de toute proposition qui énonce une citation :
Je ne suis pas de ceux qui disent : « Ce n'est rien, C'est une femme qui se noie. » (La Fontaine.)
On veut quelquefois cacher ses faibles ou en diminuer l'opinion par l'aveu Ubn que Von en fait. Tel dit : Je suis ignorant, qui ne sait rien ; un homme dit : Jb sdis VIEUX, }/ passe soixante ans ; un autre encore : Je ne sois pas rigbe, et il ^^ pauvre, (La Bruyère.)
n. DES MAJUSCULES ET DES M1NUSGL1.ES (l).
Z. Noms communs.
I. Tout nom commun s'écrit avec une lettre minuscule : abbafi arsenal^ chaumière^ église^ palais.