‹ Grammaire générale et historique de la langue françaiseChapitre 20 sur 153 · PREMIER PRINCIPE · texte numérisé non relu

PREMIER PRINCIPE

Si le peu est pris dans un sens positifs et signifie une petite quantité^ le participe prend le genre et le noml)re du complément df^

peu :

Je ne doit pas tirer vanité du peu de paudence que fai montrée dans cette affaire.

Je ne parlerai pas du peu de capacité que j'ai acquise dan* les armées, (VertoU)

Ici laccord se règle avec le terme qui reprc'senle Tidée principale; le peu n'est réellement qu'une expression accessoire, une sorte de diminutif qu'on peut supprimer sans changement de sens ; il laisse à son complément toute sa valeur, et l'on pourrait trèsbien dire :

Je ne dois pas tirer vanité de la prudence que j'ai montukk dons cette affaire. Je ne parlerai pas de la capacité que j'ai acquise dans les armées.

Comme on le voit, les termes essentiels sont prudence^ capacité^ et peu n'est joint aux deux substantifs que pour en restreindre et en limiter l'étendue ; ainsi, dans ces deux exemples, et dans tous les cas analogues, peu est traduisible par un des adjectifs faible^ léger ^ mince^ petite etc., et par la petite quantité de^ si le substantif complément de peu est du nombre pluriel.

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