IL ANALYSE LOGIQUE
V analyse logique (1) consiste à reconnaître de quelle mamèrek^ mots se combinent entre eux pour former im proposition, — ^ «^ comment les propositions à leur tour se combinent entre dles poU^ former une phrase.
L'analyse logique se divise naturellement en deux parties :
L Analyse de la proposition.
IL Analyse de la phrase.
Z. Hef idées ei du jugement.
Concevoir^ comparer^ juger ^ telles sont les opérations de l'esprit -
Par la première de ces opérations, l'esprit considère les objet» les examine, et acquiert des notions intellectuelles auxquelles oi donne le nom d'idées.
Par la seconde, l'esprit compare deux idées, — soit l'idée de et ridée de bonté ^ — et examine le rapport qui existe entre elles.
Par la troisième enfm, il jtige et prononce sur le rapport qu'il saisi entre les idées comparées.
La perception du rapport entre deux idées s'appelle jMgreme»t. Le jugement est un acte purement intérieur.
L'expression, la forme sensible sous laquelle il se produit, a reçu le nom de proposition.
Si donc je veux faire connaître le rapport que mon esprit a saisi entre l'idée de Dieu et l'idée de bonté qu'il a comparées, j'énoncerai cette proposition : Dieu est bon.
(1) Avo^TKTfç XoycxiQ, analjrse du ^scoara ; gr.
SE L'ARALT8B. 235
•I de M0 iIMWhbHi portiet.
U y a dans une phrase autant de propositions qu'il y a de verbes a ^fnodepermnnel.
Tonte proposition se compose de trois parties essentielles : le «mi«i, h verbe ei Y attribut.
1^ sujet rqMTéaente Tidé* principale, Tobjet sur lequel on porte te jugement.
l'attribut représente l'idée secondaire, celle qui sert de terme de ^^paraison avec le sujet.
l^ verbe est le lien qui unit Tidée secondaire à l'idée principale, l'attribut au sujet.
m. Ba ti^et, du verbe et de r«ttribiil.
ï- Le sujet peut être représenté par un nom^ un adjectif pris «wft- ^^ivementj xm pronom^ un infinitifs ou par toute expression employée substantivement :
^ VARiTÉ est Valiment des sots. (La Bruyère.)
Qïïblqd'dn m'a dit que voos me demande%. (Molière.) ^ irÉFUNT est toujours en tjarde; il craint tout, (Roubaud.) ^^ENDRE à se connaître est le premier des soins. (La Fontaine.) ^ QD'Eif-DiRA-T-ON inquiètent pcu le sage. (M"* de Stafil. )
't. Le verbe est toujours une des formes du verbe être. ^e est exprimée et distincte, comme dans cette proposition :
^oute sa vie n*k £té qu'un travail, qu'une occupation continuelle, (Massilloti.)
Ou combinée avec Tattribut, comme dans celle-ci :
"^ natwrt commuicb, Vart ACHàvi. (La Rochefoucauld.) ï^our : La nature est commençant^ l'art est achevant,
lu. L'attribut est exprimé par un adjectif, un participe ^ un pro- '^^, un infinitifs ou par toute expression employée comme qualifia "^^if:
-^s passions sont naturellement ÈLOQVKS'ns, ( La Rochefoucauld.)
Le fer est émoussé, les bûchers sont éteints. (Voltaire.) -Cfl première joir mt celle du cceur, ( M** de Sévigné.) ^'entretenir avec son ami, c*est penser tout haut. (La Rochefoucauld.) -f^' imposture nr Lt masque de £A véRrvé. (YauveiUH'gtMB.)
' ZT. Hef iliittrfmNi feroMS éa njet ei de VéMÊibéL
Toute proposition renferme trois termes principaux : le si verbe et V attribut; tous les autres mots dépendent ou du sujet l'attribut.
Le sujet et Vattribut se présentent sous difiërentes fonn Ils sont simples ou composés j complexes ou incomplexes.