‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 31 sur 96 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DiqOlf POSITION DES PlIBiSRS COM^BXBS*

La phrase simple renferme un seul connectif-varidble délibéré par les accessoires que lui donne la pensée, c'est à dire par ridentité) le teros^ le nombre, la personne et Fàcte de l'esprit.

La phrase simple est formée ou d*élémens simples ou d'élémens complexes.

La phrase simple à élémens simples, ou phrase simple proprement dite^ est celle dont le& termes expriment dés idées complètes sans l'aide d'aucun accessoire. Exemple : Les Graulois assiégèrent Clusium.

La phrase simple à élémens complexes^ ou phrase corn* plexej est celle dont Tun ou plusieurs des termes expriment par le moyen de complémens une seule et même idée qui par la parole est censée décomposée en idée principale et idée subordonnée, en sorte que, si Ion considère ces deux idées chacune séparément, on trouvera deux phrases dont Tune principale, l'autre accessoire ou subor* donnée.

La phrase principale est la substance de toute la phrase; elle renferme les termes qui expriment les idées principales, c'est à dire les plus importantes dans la proposition.

hd^ phrase accessoire est le développement de la principale ; elle renferme les idées secondaires qui expliquent ridée principale ou qui en circonscrivent l'étendue.

La phrase considérée par rapport à l'acte de l'esprit qui prononce sur l'identité du connectif vaiiable, est pensée ou idée.

La phrase-pensée est formée d'un connectif variable délibéré par l'identité, le tems, le nombre, la personne et Tacte de l'esprit. Or le connectif- verbe est délibéré ou pensé quand il est dégagé du vague que lui laisse l'indétermina* tion de sa forme primitive.

Ainsi, aimer^ forme d'action indéterminée et primitive, devient forme positive et délibérée quand il se transforme en cette phrase : faime»

La phrase^idée est formée d'un conuectif-variable abs-

trait des accessoires dont il est revêtu par le jugement lorsqa*il eonstitHe en pensée une phrase. Dans l'esprit elle n'est qu'une idée; mais dans le discours elle est considérée eomme phrase, parce qu elle est déterminée par les termes qui sont constitutifs de la phrase •

lia phrase simple est toujours phrase-pensée*

Dans la phrase complexe, la principale est phrase-peu* sée, l'accessoire est phrase-idée.

Quand la phrase est composée^ la principale et l'accessoire sont phrases*pensées.

La phrase idée, considérée dans son rapport grammatical, s'annexe à la phrase principale sous la mâme forme que la phrase suhordonnée dans la phrase - composée ; considérée en elle-même comme expression d'idée ou mot^ elle forme un des modes du connectif variable. Ainsi sa classification se trouve naturellement faite dans la division de la phrase composée et dans celle du connectif varia-* b!e.

 cet égard| il ne sera pas hors de propos d'expliquer ce qu'on entend par espèce absolue et relative de la phrase. Toute phrase considérée en elle-même et rapportée aux espèces de la phrase simple^, porte son caractère ou espèce absolue^ qui est toujours une des quatre espèces, observées dans la phrase simple. Toute phrase considérée dans le rapport qui la lie à d'autres phrases, porte son espèce rela* tive caractérisée par une construction de 'parallélisme ou de subordination. Ainsi les phrases simples constituent l'absolu de toutes les sortes de phrases élémentaires de la phrase composée et complexe. Les rapports de principalité et de subordination en constituent le relatif.

La phrast«idée (considéréecomme phrase et non comme mot) a donc son espèce absolue, qui est d'être rapportée à Tune des quatre sortes de phrases simples, et son espèce relative, qui est d*étre partie intégrante ou incidente de la principale. ,

Cette remarque trouvera son application dans l'analyse de la phrase composée où les phrases simples se compliquent sous des rapports de principalité^ de subordination et de parallélisme.

Application de la méthode analy

PHIASBS k AHÀLTSBR.

Il n'appartenait qa*à TEgypte de dresler dea moanmena poar la postérité.

(BoBSoet).

Il ne fut pat laissé aux Perses de dompter TAsie Hineure. (Bosiuet).

DÉCOMPOSITION DS LA PBRA8B Bit SES tlt

DélerminaUf

et

•ub{ecUf.

CooneeiiC variable.

llodicalif

et

subniodatif.

Conncetif invariable I

PHUASE COMPLEXE PAA tSTÉ

!• SUBJECTITE.

Ceci (U... de) ét&it

elle (PEgypte)

Dompter TAsie mineure

être ne fut pas

appartenant

seulement

dressant

laissé

Athènei et Lacédémone ne permettaient pas à la Grèce de rester en repos.

(Bossuet).

Agésilas fit trembler les Perses dans l 'Asie Mineure. • ( Bossuet).

Tarquin-le-Superbe avait rendu par ses 'Violences la royauté odieuse. (Bossuet).

Sésostris laissa PEgypte riche & jamais.

(Bossuet).

Lacédémone avait fait son dernier effort pour la guerre en produisant Philopémen.

(Bossuet).

Tous les peuples accouraient en foule le matin pour Toir ce spectacle. (Ver tôt.)

UEgypteti'oubliait rien pour polir Pesprit, ennoblir le cœur et fortifier le corps.

(Bossuet).

Abraham fiil choisi pour être la tige et le père de toua les croyans. (Bossuet).

Cela fait, Sésostris entra dans PEthiopie.

(Bossuet).

Les suffrages ayant été recueillis, César emporta le pontificat sur Luctalius et tous ses compétiteurs. (Yertot).

Athènes et Lacédémone La Grèce

Agé:>ilas

Tarquin-le-Superbe

:Sésostris

Lacédémone

elle Tous les peuples

L*Egypte

Abraham

Sésostris

César

n*étaient paa être

fut

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tYattété

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rot fut fut

2o OBJECTIVE.

permettant

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par

3» CIBCOirSTÀMTtTIt

.faisant

pcoduisant

accourant le matin

oubliant

choisi

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emportant

pour

en pour

pour

pour

dans après

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(I) Nota. Dam cette eipèee d'analyce ûgurent à la même colonne le aubManlif avec •ondéierminatif; bicnlAt Béas He Mparerons plus le connectif variable du niodieaiif, en aorte que la décompotitinn dr la nhraac ne préeeMcra plu» que deux termea niia en rapport par le verbe. Noua aariona pu (former encore autant ne eolonnea qu*tl y • d'eapècea de mats dans la pliiase simple ; aiaia, décomposant la discourS| noire intention est de faire voir eu mi*»

— Ul —

tiqae aux phrases complexes (1).

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