‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 62 sur 96 · TBOISIÈMV DBCLINÀlSOlf · texte numérisé non relu

TBOISIÈMV DBCLINÀlSOlf

6 Ai}{Aco6(yiii(, eue, contracté de ^Df^ooOevto;, Démosthèaes ; 10 Tpitpiïç, oOc, — toç, la galère; TOT8xoÇi owç, — ioc»lemar;

-h iroXtç, gén. iroXtoç, to;, £&>(, là cité ;

To «vTflm, wtoc, weoç, ewç, la moutarde 5

h Pa«Xio;, toç, ewç, le fOi ; ô mXixuç , (o;, toç^ la hache ; TO aaru, toç, ecdç, la ville;

6 txOuç, uo;^ le poisson;

oî ix^ue; , «x^ûç ; tcu; ix^uaç, ix«o« ; 4* conjagaisott latine ;

. 1^ aî^wç, ouç (de coç), la pudeur ;

TO xpiaç, 6i( (de aoç, aroç), la chair.

Les noms contractes imparisyllabiques proviennent de dix désinences subjectives v]ç, oç, eue, uç, u, tç, i, (dç, co, aç, dont le datif pluriel en <ti ne reçoit jamais de contraction ; le génitif pluriel en reçoit quelquefois , mais seulement dans les noms en viç et en oç; Tobjectif singulier fait toujours V dans les noms en k et uç.

Quelques noms en|Y)p, génitif epoc, rejettent aux obliques Te, quoique la terminaison soit précédée d'une consonne ; ils font le datif pluriel en «cri ; ô ireetYip, tou warpoç (de Tratepo;), père. Le nom avr)py homme , intercale 8; 6 avYip, tw avSpoç (de «vepoç).

DIALBCTC8.

On appelle dialecte les différences propres qui se remarquentdans la formation et les inflexions d*une langue commune parlée chez différens peuples qui ont une origine commune. La langue grecque eut d'abord deux dialectes principaux, le dorien dont Téolien est une branche, et Tionien d^où se forma Tattique.

L'attique se perfectionna plus que les autres dialectes et devint surtout depuis le siècle d'Alexandre la langue commune des écrivains en prose, qu ils fussent ou non d^Alhènes. C'est de cette langue commune que les grammairiens

donnent les règles dans leurs méthodes. C'est à cette même langue que nous rapporterons les dîffërens dialectes des inflexions des mots variables.

Voici eontmeiit s exprima le Mirant fiarnouf ,dans sa grammaire grecque^ sur ces difFërens dialectes î

ce Le dialecte dorien était parlé dans tout le Pénoponèse, dans la Sicile, dans la partie de Vltalie appelée la grande Grèce. Il a été suivi par Théocrite^ Archimède^Pindare et les philosophes pythagoricienSii Cest de ee dialecte, mêlé à l'éolien, que s*est formée la langue latine.

« Uéolien fut d'abord parié en Béotie; de là il passa avec les colonies ëoltennes daps 1^ partie de TAsie mineure qu'elles occupèrent, et dans les îles voisines, comme Lesbos et autres. Ce dialecte est celui d^ Alcee et de Sapho. Il ressemble presque en tout at) dorien dont il est fori&é.

ce Au dorien et à 1 eolien se rapportent plusieurs ^vfXovh ie$ soco^daires qui ne nous sont connus que par quelque^ vestiges peu nombreux ^ conservés particulièrement dam les inscriptions. Ce sont le béotien « le lacédémonieo i le thessalien, le macédonien, le crétois^ etc. Ils sont du res^ fort da Térudition plutôt que de la grammaire.

« Les Ioniens occupèrent d'sbord TAttique, Delà ilsel^f vofèrent des colonies dan^la province d'Asie odnaura qui de leur nom fut appelée lonie, où leur idiome continua dç se parler, tandis que celui de la mère patrie chuugi^ ffH se perfectionnant et devint le dialecte attique.

ce Les anciens poètes, I{omère« Hésiode, Théognis, ont suivi le dialecte ionien avec mélange de quelques formes pfimîlives dont les unes m $e sont con3ervées que dans leurs ouvrages et doQt les |tul|*es ont passé depuis dans d'autres dialectes»

<( Les poètes qui d^ns les siècles postérieurs écrivirent en vers hexamètres^ comme Apollonius, Callimaque, Oppian, Quintus, prirent tous Homère pour modèle^ en sorte que rionien fut proprement la langue épique. Anacreon suivit aussi ce dialecte daps ^es odes. En prose il fut employé dans toute sa pureté par Hérodote et Hippocralè.

(( LattiquQ, en devenant la langue générale^ ne put man*

quer d'éprouver des altérations sensibles. Les grammairiens donnèrent le ^sm d'aUiqiêes purs ai|x iml^urs du bon siècle, et appelèrent exclusivement attiques certaines formes employées par ces auteurs et tombées en fl^suélude.

c lies attiques purs sont pour la prose > Thuc|^dide , Xénophon, Platon , Isocrate , Dénriosthène et les autres orateurs du même tem^; pour la poésie dramatique, Eschyle, Sophocle Euripide, Aristophane. -

« Tous les écrivains postérieurs à' cel^ époque sont compris sous le nom d')i)XXi)VE(; par opposition aux ancjens et vrais attiques dont au r^ste ils se rapprochent les uns pluSj^ les autres moins, Qp appelle aiticistes (otTrixtcrraf^ cqux qui comme Lucien seront e^orcés de les infiitereii tout.

a La langue commune ou hellénique cultivée à Alexandrie en Egypte ^ous les successeurs d'41ex^^ndr#, y fut peu à peu altérée par le mélange de mots étrangers ; et djelà résulta le dfalect^ d'Alexapdrie dont quelques formes se sont glissées dans VAncien elle Nouveau Testament.

« Enfin, des termes barbares et des locutions nouvelles s'introduisirent encore en bien grand nombre, lorsque Constantioopb fujt devenue le siège àp Fempife ^ et leur mélange ^vec la langue hellénique form|i pe}j^ 4^ ^Cf ivains bysantins , et par suite ^ celle qui se pfjple encore apjour* d'hui soufs le upiu de grpc moderne ou vul^f^irpi »

DULECTE& DES INFLEXIONS DE LA D1SCLINAI80N.

Page 1