‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 66 sur 96 · DEUXIEME DECLINAISON · texte numérisé non relu

DEUXIEME DECLINAISON

Les deux noms spécifiques Jilius^ genius^ et tous les noms individuels ou propres en ius^ comme Antonius, Virgilius j ont leur vocatif singulier terminé en i: /î/^, genty Antont^ FirgilU Le déterminatif meus (mon) fait m/ au vocatif singulier.

Les iioms agnus, chorus^ fluvius et Deus^ ont le vocatif en us comme le subjectif. Deus fait au pluriel dii, deos, deorum, diis.

Les noms individuels en eus tirés du grec^ reçoivent les variantes indiquées au tableau précédent s Androgeus^ Androgée, voc. Àndrogeu^ gén. Androgeos, obj. Androgea ou Androgeon, Ces variantes sont pour le style poétique et n empêchent pas que ces sortes de noms ne suivent les formes ordinaires de la déclinaison latine.

Quelquefois les noms neutres ont, à l'imitation du grec, le génitif pluriel en on au lieu de orum : BucoltUy les Bucoliques, bucolicôn^oMvbucolicomm; Georg/ca, les GeorgiqueSy georgicôn^ fonv georgicorum. C'est une espèce de contraction dont les poètes se servent pour approprier les syllabes du nom à la mesure.

Pour le même motif, les noms neutres en ium subissent au génitif singulier la contraclion de ii en î: consilium, conseil ; consilî pour consilii.

TllOUlEMB DEGUNAISON.

Les noms masculins et féminins parisyllabiques en is ont l'obftclif singulier en int^ Tùblatif singulier en i et le génitif pluriel ea ium : securis^ gén» s^curis , secufim^

secufi^ securium, laliache. Parmi ces noms, quelques uns, tels que clavis^ setnentis^ font également Tobjectif en im ou em fiX, Tablatif en i ou e ; d'autres; comme puppis, œqualiSyJebris^ turrts, fojit à foh']ecli( puppim plutôt que puppam^ à YMaiit puppi plutôt que puppei les autres^ comme 7iap/5, strigilis, font plutôt navim que navem^ navi que nave. Ordinairement ceux qui ont i ablatif en e font le génitif pluriel en um: apisy ape^ apiim; on dit aussi apium.

Les noms neutres en e, al, ai\ ont l'ablatif singulier en i, te subj( ctif pluriel en la, et le génitif pluriel en ium : mare, la mer, mari^ maria y marium^ animal^ animali^ animalia^ animalium\ altar, altari, altaria^ altarium. Il faut en excepter g^^/it5a/;e, sal^far^ hepar^jubary qui font lablatif en e.

Les noms parisyllabiques en es et i^ font le génitif pluriel en mm, quoiqu'ils aient Tablatif singulier en e : clades^ claudiSy cladey cladium 5 mensiSy mense^ mensîum. Plusieurs noms imparisyllabiques font aussi le génitif en ium : cohors, cohorte, cohortium\fomax,fornace^fornacium^ Il en est de même de la plupart des monosyllabes : ars^ arte^ artium^ li^y lite, litium^ dos^ dote y dotium; noXy nociCy noctîuni.

Les noms neutres en ma font l'ablatif et le datif pluriel en is plus souvent qu'en ibus : poema^ gén. sing. poematisj abl. f\,poematibuset mie\x% poematis.

Les noms en asis et esis tirés du grec, reçoivent^ outre les désinences ordinaires, les formes suivantes : hœresis^ gén. sing. hœresosj obj. hœresiriy abl. hœresiy gén. pi. hœreseôn. Ainsi se déclinent -r^/erw, genesiSy phrasisy poesis, thesiSy Tiberisy elc.

D'autres noms tirés du grec sont surabondans des formes poétiques suivantes : héros: (gén. heroïs)y obj. sing. heroa^ obj, pi. heroas. Ainsi se déclinent ariasy œther^ iriSy phryXy Macedoy tros, Tigris (rivière), etc.

Parmi ces derniers, quelques-uns font au génitif i^foj, à l'objectif in ou im, et quelquefois idem ou ida : Daphnis (g. Dàphnidis)^ oh'}. Daphnin oixDaphnim^ tigris (tigre),

tigrim^ tigrin^ tigridem; yEneis (Enéide), gén.ydK//e/rfo.v, obj. yEneida.

Le mot vîs^ force, fait à l'objectif vim^ abl. vi^ au pluriel W/ej, virium, viribus; bosj bœuf, fait au pluriel io^e^, boum, bobus) suppellexy f. meuble, fait au pluriel suppel^ lectilia^ d. suppellectilium. 5a/, n. selj fait,, au plur. 5aZa59 m. 5â2/ii/;i, plaisanteries. Siser^ n. cheivis^ fait au pluriel siseres^ m. siserum»

On trouve quelques formes de subjectif et d'objectif pluriel en îs par contractioa de eis pour es à T^mitation du grec : om/it5 homines (Salluste, Catil). intermolis {\d id). Ce sont des archaïsmes*

QUATMEIIB DécUNAfflOlf.

Dix noms se terminent à l'ablatif pluriel en ubus: acus^ arcus^ arius, ficuSy lacus, parlas^ portas, quefcus, specus, . tribus. Il faut y joindre le neutre o^^ii datif et ablatif ptu- • riel veruhus*

Le nom propre •/105115 fait à l'objectif «Te^um, yoc. Jesu^ gën. Jesu^ ablatif, Jesu, datif, Jesu.

Le nom domus^ maison, se décline ainsi: *

Cas.

Singulier.

Pluriel*

Subjectif.

Domufl.

Domûs.

Objectif.

Domam.

Domiu on Domof •

Géoitif.

Domûs ou domi.

Doma«m oaDomoraoL.

Ablatif.

Domo.

DomilMif.

DaUf.

Domai

NOMS OOMM>8É8.

Doqiibas.

Les noms composés sont de deux sortes :

lo Les uns sont formés d'un nom déclinable à tous les cas et d'un génitif qui ne peut varier : pater-familiâs, père de famille \ gén. patrU^famUiàs^ obj« patrem^fanù-' lias, etc.

2o Les autres sont formés de deux subjectifs déclinables à tous les rapports 9 suivant la déclinaison propre de cha-

cun : respuhlicay république» gén. reipublicœ^ obj. rempubîicam; jusjurandum, serment, gén. jurisjurandij abl. jurejurando, datif | jurijurando.

ÀiâLÎlCAisOli iLLEilAimB.

léâ gtaffititaiféfâ anemâiideâ domptent ciiiq ïnatiiëres d^ëipfitnéf leâ fâppoftë du iidin eâ alldifiàtid, et distinguent cinq déclinaisons qui peuveiit ile féduire à trois i

ff edd«f «

fiêtititiàè

t^6lfr4fjl«

QaÉfrî»mé

C}n<iiiième

, te

WWINI^^pBe

dédiDtiMb

«éetkialMil.

êmi»mm

dèetimiMO^

éinguliité

Subjectif.

Objectif.

en

Gtoitif.

eB,ee

Datif et «bl.

eD, e

VlwrUW

Snbjeettf.

eo

er

OBjeèlif.

ei

er

Géttitil

' «fa

er

Dutiff et abl.

ea

en

«sa

làniiiât Dicuic iisoîr.

La première d^cHttàisdlt êOmprétiâ leé n6ms terminés en eîy ërei en^ qui ajoutent s à leur désinence pour le génitif singulier et H pour le datif pluriel. Ceux qui ont déjà Hy ne doublent point cette consonne. La terminaison du sam«ii4if eut ejraiBiune aii vocaUO 9i celle du datif à Tabiatif tant du siltgtflkfr que du pluriel dans les cinq déclinai* sons. Exemptéâ! der himmel^ !ë del; der bUrger\ le citoyen ; dernachen^ l'esquif.

DIUStBMB DiCLINitSON.

La dMlxièfllé dfeBuaisMi ooH&prend lés noms ea ing et hisÉ atec en §fand noùibre d autri» terminés par une <!on'' sonne i|tMrte(M|tte t dië handf, la main ) dos ihier^ l'ani** mal.

La fàmpttH mêiiSàuX b raix dé b tiéftVkltit am T^yelfe auphiriilr

Der hop/y la tête 5 die kopfe^ les télés.

Derkampfy le eonubat) diekampje^ les combats. La même modification a lieu dans plusieurs noms de ta ^wsùktt déclfflAfa;(3tr«

TROtStEltt l>ÎCLlNAIâO!l.

La troisième déclinaison comprend leâ fiomâ en e, au^ eTi iêf H g^itérilemtttl amt qtA fiftlM«M fnrr lfff« on plusieurs consonnes dures à Toreille : dergatte^ Tépoux ; der menshj Thomme; das ohr^ Toreille.

QVATlCtÈm IMBCUNAtSONé

La quatrième déclinaison comprend les noms féminins en el et en Ils sont inTariables au singulier et ajoutent la lettre n au pluriel. G^est ainsi que se déclinent les modifia catifs pour le genre féminin : diefabel^ la fable ; diejederj la plume.

cnfQmimr ttfcctt «aisoit*

La cinquième déclinaison comprend tous les noms en thum et quelques-uns d^origine étrangère en al et entj non compris dans la troisième déclinaison, avec quelques neutres terminés par une consonne quelconque. Ils changent au pluriel les voyelles a, o, 11, en a, o, u, avec un signe particulier sur la voyelle ; derwurm^ le ver; die wurmer les vers. Das band^ le ruban; diehander^ les rubans.

Le génitif singulier des noms n*est pas déterminé dans Je dictionnaire, comme pour les langues grecque et latine ; il en résulte que Tusage est le plus sûr guide à suivre pour connaître la déclinaison des noms de la langue allemande*

MAMIÈBB D^tlLFRIHEB DBS RAPPORTS DU V0% BN AKOLAIS.

Les Anglais marquent les rapports du nom par la posi* tion et les connectifs invariables. Souvent le génitif sin-

gulier est exprime par 's en inversaot le nom-délerminalif:

Piuto's love caused Proserpine's râpe.

ce L amour de Pluton causa l'enlèvement de Proserpine.» Quelquefois le génitif est exprimé par un connectîf invariable.

Beauly Helen was the cause 6f destruction Troy. ec La beauté d'Hélène causa la destruction de Troie. »

VANIERB b'SXFEratll LSI BA?POETS W3 NOM IN ITALIEN p BN BSPAQNOlk

BT BN FRANÇAIS.

Les langues italienne, espagnole et française n*ont aucune désinence particulière pour exprimer les rapports du nom dans la phrase ; elles y suppléent par la position et lesconnectifsinyariablés. Ainsi, quant à la déclinaison nominale dont elles sont absolument privées elles n'offrent aucune particularité remarquable*

Résumons dans un tableau les observations précédentes^ en indiquant les variations de rapport du nom dans la phrase.

Variations de rapport

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