‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 68 sur 96 · MV · texte numérisé non relu

MV

Subj. objec. • .

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du nom dans la phrase.

LATIN

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OD PBOSOM.

Le pronom désigne à la place du nom les relations de l'être avec Tacte de la parole dans renonciation de la pensée. Ces relations, ordinairement nommées personnes ou acteurs de la parole, sont de trois sortes r principe de la parole^ objet de la parole, sujet de la parole.

Le principe de la parole est Fétre qui produit la parole; c'est celui qui parle, Vest la première personne de la parole.

L'objet de la parole est Tétre auquel s'adresse la parole ; c'est celui à qui l'on parle, c'est la seconde personne.

Le sujet de la parole est Tétre que la parole concerne ; c'est celui de qui Ton parle, c est la troisième personne.

Le pronom employé dans la phrase^ prend deux autres caractères ; ou il est la simple expression de la personne du nom, comme jfe, tu, lui; ou il désigne à la fois la personne du nom et la conjonction ou liaison des phrases incidentes dans la phrase composée; d'où vient que dans ce dernier cas il prend le nom de pronom conjonctif (qui, que, dont).

Sous l'un ou l'autre de des caractères, le pronom est susceptible des mêmes régimes que le nom, et pour les exprimer, se conforme à la déclinaison du nom dans les langues qui en admettent une. Il est même plus ou moins décliné dans les langues sans déclination, et les langues modernes lui donnent trois formes différentes pour figurer les trois rapports généraux du nom dans la phrase.

Mais le pronom étant destiné par sa nature à marquer les personnes de Têtre dont le nom désigne les espèces , n'est point susceptible de genre comme le nom ; il conserve ainsi sa forme primitive tant que les êtres dont il marque les personnes sont connu»des acteurs de la parole, et comme le principe et l'objet de la parole sont présents dans la production de la pensée, il n'a pas besoin d'en désigner le genre. D'où vient que le pronom n a point de genre à la première personne (excepté l'hébreu). Il n'en

aurait également point à la troisième personne si le sujet de la parole était toujours présont dans la production de la pensée et s'il restait toujours généralisé dans son expression de troisième personne. Mais comme le discours décompose les êtres ou plutôt leurs modifications dans la succession des phrases^ et que pour exprimer le degré de généralité que la parole donne au nom, il faudrait toujours répéter ce nom précédé d'un déterminatif , le pronom chargé alors de cette fonction, est susceptible de se diviser comme le déterminatif en degrés de généralité^etde prendre des variations de genre pour s'accorder avec le nom qu'il représente.

Dans tous les cas il prend les mêmes variations de nombre que le nom et admet un duel dans les langues qui en font usage pour le nom* ,

Ainsi les pronoms absolus dans la phrase se divisent en pronoms-personnels ou noms^personnatifs et en pronoms^ déterminatif s.

Les noms-personnatifs ou pronoms-personnels désignent à la place du nom les personnes des acteurs de la parole.

Le pronom proprement dit ou remplaçant de noin, ou pronom déterminatif , représente un nom déjà cité dans le discours, l"" ou sans rien changera l'étendue et à la compréhension des notions qu'il exprime ; 2® ou en fractionnant ses notions en parties plus ou moins générales qu'il considère collectivement, ou qu'il met en relation entre elles. D'où il suit que le pronom remplit tout à la fois la fonction de représentant d'un nom déjà connu dont il évite la répétition monotone, et celle de déterminatif de ce nom en décomposant les notions qu'il embrasse dans sa signification. Sous ce rapport, il pourrait se sous« diviser en autant de classes que le déterminatif dont il emprunte la forme toutes les fois qu'il n'en a point de propre pour exprimer les décompositions qu'il fait du nom. Les développemens que nous donnerons du déterminatif serviront donc à éclaircir la nature et les usages du pronom.

reprAsentaliff é'an non préeédent , aTop tpmes les n^Mon» 4^ f^on H^, II, le » loi . i lai, ««x^ jei, leur, à

eux ; lui-mémç, le même.

2 1 I 80US une forme ( absolue. Tout, tous,

§ I I génér^lQ relat^TO. Chacun, nvj,

^ \ Fractionnels des 1 sous uue formé ] absolue. Quelques-uns, certains, b 1 notions com- | \

5. I prises dans Fi- 7 parliculière ( relatlYe. L'un, l'autre, ni Tnn ni Si dée du nom \ iaulre, Taii on Ttatre»

E f précédent ft'il

1 absolp^. Quelqu'un, le inieui le

sous une forme / lien , le sien ; celui-ci,

\ efilHi U, f^ci^ c^U.i

individuelle | relatiTO. Celui qui, ce qui, quicon«

» que.

Les pronams peuvent représenter des modifieatift ) eette répétition se fait de diverses manières dans les diff^^r^ntes langues. Exemples!

(( Jugurtha nobis ob mérita carus est ; uti idem senatui sit et populo romano sumniâ ope nitetur. » (Sâlluste. Jugurtha*)

Jugurtha nous est cher à cause de ses services | nous ferons tous UPS efforts pour qu'il U 5Pit également au sénat et au peuple romain,

Eii franççtis le pronom fe est invariable ; en latin le pronpro idem s'apcorde ftvec le sujei: de 39 proprp phrase,

Ije pronom cpnjonclif étftnt chargé de répéter des noms dis tous genres^ et les pronoms personnels et déterminatifs eux-mêmes dans \% phrase incidente, eit variable de nombre, de genre, de rapport ou cas. Il n'a point dç variation de personne, parce que sa nalure est de former la conjonqlipn ou liaison des phrases incidente^; Ainsi, d^ps celle pbr^sç» rhomme qui est sage, eU h^ureiix^ le prpnpro conjpnoiif ^?^/ sp dit ppur et il ou quand //, §elpn le ruppprt de parallélisme OU de subprdinaUpn que l'esprit donne à la modifiçalion de sage d^ns la déçompQsition de la pensée \ J homme est ^age^ et il çst h§MV^H^i quand V homme est sage^ il est hçurenWt

Le pronom con jonctif se divise en pronom de personne et pronom de chose, et se distingue en trois formes pour exprime/* les trois rapports généraux du nom.

Subjectif. Obi«etif. CireoniUntif.

W mi ^m 9 U 9 ^$\ k f §4$ fmmm t j Qui Qae. Dom, deqal.

Pronoms-eonjonctifs de choiei in-

délerminéef. » Qaoi. De quoi.

ProDomi-coiyonetirf de noms elllp»

ses par l'efTel d|i l'Interrogation. Qui! paoi! Pourquoi!

Il UÊÊt, pas raf e de trouver dan« les bons auteurs grecs et latins le nom fëpété à co(é du pronpm-conjonctif.

« Erant omniiiô itinera duo^ quibus it{neribus domo exire possent. » (GssAa.)

Il n'y avait que deu$ çksmuifPêf lesquels on pût sortir du pays.

u OfODilbus rebu^ §(| perfectionem comparatis , diem dicunty nui die ad ripam Rbodoni oqane» conveoiant* n

(César.)

Tout ^tant priét ppnp Unv départ, I93 Helyëtiejd^ Sxient le jour, dans lequel jour ik doivent se joindre «ur le bord du Rhône.

La langue française imite cette répétition du nom antécédent lorsqu'elle est nécessaire pour |a clarté de la constructiou de la phrase^

Quelquefois celte faeulté de répéter le nom commun près da cQnjonctif, cq 9 autofisé le retranchement dans 1^ phrase principale.

« Urbem quam statue, vestra est. » (VluGaB.)

La viUa que ']p bâtfsest à votre disposition* '

Il est évident que le nom urbsj commun aux deux phrases, est sous-entendu au cas du subjectif dans la principale.

De cette facilité de sous-enlcndre le nom commun dans la principale, il est résulté qu'on a pu le retpaneber à son tour d^iis rincidente, pourvu qu'il fut nomif^é avant 1^ conjonctif,

« Belgae proxtmi suot Geraoanis, qui trans Rhenum iflcolunt, quibuscum coniinent^r hélium gerunt. » (CssAit,)

Les Belges sont voisins des Germains, qui habitent audelà du Rhin, avec lesquels ils sont continuellement em. guerre.

CAS

Personnariffi ou pro

HlÈBRtV.

GRBG.

LATIN

PRBMIEEB nSRflONNS.

Singulier.

Subjectif.

Objectif. .

Génitif. .

Ablatif. .

Pluriel.

* Subjectif.

Objectif.

Génitif.

Ablatif.

Datif. . .

IhieL

Subjectif, objeaif. . , .j Génitif.

M, objeaîf. . , .1 f.Jaiif.., j ^'^'*

Commun.

e^e, {Al epcu, fAcu

CfAOl, (AOt

XfMV

rfAÎv

vol. vu

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