Remarques
1° ΤῸ ne s’élide jamais; de même ας «, o dans les monosyllahes. 2 La virgule, le point en haut, la fin d'un vers n’empêchent point l'élision : νὴ Δί᾽, ἔφη.
“δ. L'élision se fait aussi en composition, mais sans apostrophe : ἀπῆλθον (ἀπο-ἦλθον) : ἀνθύπατος (ἀντι-ὕπατος, proconsul).
& Les poètes élident quelquefois les diphtongues brèves αἱ, οἱ,Ἠ par exemple dans les terminaisons μαι, σαι... σθαι, dans por, tot:
Crase.
33. La crase (χρᾶσις, mélange), qu'on trouve surtout en poésie, fond en une syllabe longue la voyelle ou la diphtongue finale d'un mot avec la voyelle ou la diphtongue initiale du mot suivant : χἄν pour καὶ :äv.
Le signe de la crase est la coronis (?) qu'on place sur la voyelle ou la diphtongue qui provient de la contraction.
34. Remarques I. Si le 2 mot ἃ l'esprit rude, la consonne finale du 1‘ mot devient aspirée : χὴ de χαὶ ἡ.
II. Si la 1" voyelle ou diphtongue qui forme Ja crase a l'esprit rude, cet esprit remplace la coronis : ἅνδρες de οἱ ἄνδρες.
III. On souscrit l': seulement quand il'est dans le 2° mot; sinon 1] disparait complètement : χᾶτα de χαὶ εἶτα, mais χὠ de at ὁ.