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CHAPITRE X

REGLES GENERALES

Il faut, pour blasonner un écu, commencer par en indiquer le champ s'il est simple, et passer ensuite aux pièces ou figures dont il est couvert.

De gueules^ au chevron d'or surmonté d'une étoile d'argent. Ainsi^ de gueules fait connaître la couleur du champ ; an chevron d'or désigne la figure héraldique qui s'y trouve représentée; et surmonté d'une étoile d'argent qualifie Taccompagnement de la pièce principale par une autre figure de forme et d*émail différents.

Si Técu est composé, on doit d*abord énoncer la partition qui le divise, et blasonner les

émaux et figures de chacun des quartiers en commençant toujours comme dessus.

Parti, au i®' d'azur, au pal d'or, au a*' d'argent, à la fasce de gueules^. Parti, indique la

partition; au premier, le quartier dextre; au deuxième, le quartier senestre.

Si reçu est coupé (page 36, fig. 2), on commence par la partie supérieure : Coupé d'argent et de gueules. S'il était couvert de figures, on dirait : Coupé au 1" d'argent, à... telle chose, au a** de gueules, à telle autre.

Si l'écu est taillé (page 36, fig. 4) ou tranché (page 36, fig. 3), on commence par le triangle supérieur : Taillé, de gueules et d'argent; tranché, de pourpre et d'argent.

Si reçu est écartelé ou contre-écartelé, on l'annonce d'abord et on blasonne en commençant par le premier côté de dextre et en finis-

REGLES GENERALES

sant par le dernier de senestre * : Écartelé, au

i" et au 4* d'argent j au chevron d'azur; au 0.^ d'azur, au pal d'or; au 3* de gueules, à la croix d'argent. Si un écusson se trouve placé sur le milieu de Técartelure, c'est-à-dire sur le tout {page 74, fig. 2), on leblasonne après avoir blasonné tous les quartiers de Técu principal.

Si 1 ecu est divisé en huit quartiers, il faut rindiquer en s'exprimant ainsi : Coupé d'uny parti de trois, et blasonner en commençant toujours par le premier quartier de dextre.

Coupé à'un signifie qu'il y a une ligne horizontale coupant reçu; et parti de deux, que deux autres lignes le séparent verticalement.

Il est inutile d'ajouter qu'un écu peut être parti ou coupé de deux, trois, quatre, cinq lignes, selon le nombre des quartiers.

L'espèce de triangle formé à la poinle de

récu forme Tattribut qu'on nomme enté en pointe. Il faut donc blasonner ainsi * :

Coupé (ïun, parti de trois* Au i" et au 6® de sinople^ au 2® et au 5° d'argent, au V et au 8* d'azur, au 4* et au 7® d'or; enté en pointe d'argent.

Il est excessivement important d'indiquer d'une manière précise, en blasonnant, la position de toutes les figures placées, soit sur récu, soit comme charge, soit comme accompagnement, surtout lorsque cette position diffère de celle habituelle.

Trois besants, trois losanges, trois étoiles, etc., sont ordinairement placés deux en chef, un en pointe. Lorsqu'ils sont seuls sur ie champ d'un écu, on les dit alors posés deux, un.

RÈGLES GENERALES

D'argent^ à trois losanges de gueules posées deuXj un * .

Ils sont quelquefois posés l'un sous l'autre : c'est ce qu on nomme en pal; horizontalement, — alors on dit en fasce; obliquement, — c'est-à-dire en bande ou en barre, puisque leur disposition est semblable à celle de ces diverses pièces honorables.

D'azur, à trois besants d'argent posés en paV.

D*argent, àjrois croisettes de gueules posées

en bande *.

Uazur^ à trois étoiles d'argent posées en barre * .

Quatre figures sont quelquefois placées deuXj deux. Il faut avoir soin de l'indiquer.

Elles sont aussi posées une^ deux^ une.

De gueules, à quatre quintefeuilles d'argent posées, une, deux, une. (Voy. page 62, fig. i.)

Six figures se placent trois, deux, une.

De gueules, â six annelets d'argent. posés

trois, deux, un. (Voyez page 64, fig, 4.)

En un mot, la position doit toujours être indiquée.

Après avoir blasonné les couleurs et pièces de reçu, si, en outre, cet écu est surmonté d'un casque, d'une couronne ou de toute autre marque de dignité, il est indispensable de l'indiquer, ainsi que le cimier, c'est-à-dire la figure que Ton place à la cime du casque ou de la couronne, et qui ne peut jamais être une pièce héraldique.

BEGLES GENERALES. 99

- Un cimier de plumes se nomme plumail.

On dit quelquefois que telle personne timbre son écu de telle ou telle chose : le timbre comprend tout ce qui se place audessus de reçu.

Outre ces attributs, dont nous nous occuperons dans le chapitre suivant, les écus sont accompagnés de lambrequins^ c'est-à-dire d'ornements qui sont habituellement de fantaisie, mais qui doivent être des mêmes métaux et émaux que ceux figurant dans Técu.

On dit alors, après avoir blasonné Técu : lam,brequins aux couleurs de Vécu *.

L'écu est quelquefois supporté par deux animaux, qui, placés de chaque côté, semblent le garder et le présenter. Ces animaux sont nommés supports. Si ces supports sont des sirènes ou toute autre figure humaine, qui semblent tenir Técu à laide des mains, on les nomme tenants.

Après avoir blasonné l'écu et ses attributs ou lambrequins, on dit alors : pour supports (ou tenants), tels anim,aux ou tels personnages. Si ces animaux sont couronnés, col-

* Sous le premier Empire, les lambrequins furent toujours or et argent.

lOO GRAMMAIRE HERALDIQUE,

letés, etc., on doit Tindiquer, ainsi que leur émail.

Une banderole placée sous un écu indique la devise de la famille.

Le cri d'arme surmonte ordinairement le cimier.

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