Oïïr
Du latin au(d)ire. Il se conjuguait complètement dans notre ancienne langue : y ouïs (audio), j'oyais (au[d]iébam), futur y orrai, participes oyant (au [d]iéntem), ouï (au[d]itus).
Le futur orra oublié aujourd'hui existait encore au dix- septième siècle :
Et le peuple lassé des fureurs de la guerre Si ce n'est pour danser, n'orra plus de tambours. (Malherbe.)
L'imparfait oyais est encore employé plaisamment par J. B. Rousseau dans une épigramme :
Par passe-temps un cardinal oyait Lire les vers de Psyché, comédie, Et les oyant, pleurait et larmoyait.
Le participe passé subsiste en termes de palais: (Ouïe la lecture de V arrêt..., la lecture de l'arrêt entendue...).
VERBES DÉFECTIFS. 219