‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 14 sur 181 · LATIN POPULAIRE · texte numérisé non relu

LATIN POPULAIRE

Ilebdomas

septimana

semaine (vieux fr.

sepmaine)

Equus

caballus

cheval

Verberare

batuere

battre

Pugna

battalia

bataille

Osculari

basiare

baiser

langue vulgaire, mais où ces deux éléments sont étrangement amalgamés , la proportion du second croissant en raison directe de l'ignorance du scribe. » C'est ce jargon barbare qu'on appelle le bas-latin. 11 a été la langue de l'administration française pendant toute la durée du moyen âge, jusqu'en 4 539, où François 1er ordonna d'écrire tous les actes en langue française. — Le lecteur voit maintenant, et d'une façon nette, la différence du bas-latin et du latin vulgaire f. l'un est la langue naturelle du peuple, l'autre n'est qu'une imitation, grossière et stérile, de la belle langue littéraire romaine. Le latin vulgaire a produit le français, le bas-latin n'a rien produit du tout, et n'a point eu d'influence sur la formation de notre langue. Cette distinction est capitale. — A côté du latin classique, du latin vulgaire, du bas-latin (mélange de l'un et de l'autre), il est encore une seconde espèce de bas-lalin, postérieure au huitième, môme au dixième siècle, je veux dire le latin du moyen âge, reproduction servile du mot français (on en trouvera des exemples dans ce livre) ; ainsi missaticum avait donné message: les clercs transformèrent message en messagium. C'est là le véritable latin de cuisine.

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