‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 37 sur 181 · II. D'un e originaire · texte numérisé non relu

II. D'un e originaire

Soit d'un e accentué : dix (décem), mi (médius), hermine (Arménia); — cire (céra), merci (mercédem), lapis (tapétum), six (séx), église (ecclésia), Venise (VenéJtia), Alise (Alésia); — ivre (ébrius).

Soit d'un e atone : timon (temdnsm).

^6l. D'un c :

Il serait inexact de dire que Je c latin devient ien

VO Y ELLES FR a nca [SI s 98

français, ou plus généralement qu'une consonne devient voyelle : mais on a observé que la double consonnect(factus,tractus),se change en français en it(fait, tTB.it), sous l'influence de la voyelle précédente { : tractare (traiter), factus (faitf), étroit (stricms),tectum [toit), biscoctus (biscuit), lai« (lactem), duit (ducttis : réduii conduit, produit, séduit, etc....), lit (lectum), fruit (fructum), laitue (lactuca), voiture (vectura), Poitiers (Pictavi), pectorale (poitrail), droit, (Bas-lat. Drictus de directus2). — Lorsque le et n'est point en latin précédé d'une voyelle, cette double consonne se change simplement en t : punctum (point), sanctum (saint),/ unctum (oint).

Cette lettre vient du latin o, u, au, n.

Page 1