‹ Grammaire historique de la langue française. PréfChapitre 103 sur 168 · On de toui ceux qui présentent quelque intérèL · texte numérisé non relu

On de toui ceux qui présentent quelque intérèL

l'histoire de Taccent latin, dont ils démontrent la puissance au temps de formation de la langue. »

En regard de l'ancien participe fort devenu substantif, et de son radical latin, nous placerons la forme moderne, c'est-à-dire le participe faible correspondant.

1. Première conjugaison : emplette, implfcita {employée), — EXPLOIT, explicitum {éployé).

2. Troisième conjugaison. — meute, meta (mûé), et son composé émeute, emota {émue). — pointe, puncta {poindre au sens de piquer, ptin^e/"e). Ce mot est resté comme participe dans l'expression courtepointe, vieux français coulte-pointe^ du latin cùlcila puncta. — COURSE, cursa {courue). — entorse, inlorta [tordue). — trait, tractum, et les composés por-traity retrait, traite, etc.... — source {surgie), et son composé ressource. Le verbe est sourdre (siirgere;. — route, rupta {rompue) y et ses composés déroute, banqueroute, c'est-à-dire banque rompue, — DÉFENSE, defensa {défendue), et les congénères o/"fense, etc. — tente, tenta {tendue), et les composés aftente, détente, entente, etc.... — rente, réddita (rendue). — PENTE, * pendita {perulue), et les composé!soupente, •suspendita {suspendue). — vente, vendît h [vendue). — perte, pérdita {perdue), — quête, quœsit; et les composés conquête, requête, enquête. — recette, recepta {reçue).— df.tte, débita {due). — réponse, respoDsa {répondue), — éute, elec.'a {élue).

SECTION IV

Verbes dits irrégulien.

Tandis que les grammairiens nomment irrégulierc les verbes qui suivent, et réguliers les verbes étudiés dans la section III, prenant en considération la place de Taccent latin, nous avons appelé forts les prétendus verbes irréguliers, et faibles les verbes réguliers. Tandis que la notion d'irrégularité et de régularité ne fait que constater un fait, cette distinction en forts et faibles pénètre plus avant et est une théorie. A ce point de vue, Tancienne notion d'irrégularité disparaît pour ne plus être attachée qu'aux verbes anomaux et défectifs, et dès lors le verbe fort est considéré comme une autre manière de conjuguer. L'idée d'irrégularité fait supposer des formations qui pour une cause quelconque ont été déviées de leur type ; or ce ne serait ici nullement le cas. Le verbe fort estïiussi régulier que tout autre; seulement il obéit à une loi différente*.

Les verbes dits réguliers ont le parfait faible, ou accentué sur la terminaison, am-àvi (atm-âi), dorm-ly'i (rform-ls), redd'iài (rend-ir), — et tous les verbes réguliers ont le parfait fort ou accentué sur le radical, tins (tén-wi), dis (dfx-i), fis (féc-i).

Les verbes irréguliers de la seconde conjugai-

t. Cf. Lhtré. tfist. de la langue franfaise, \, 121.

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