‹ Grammaire historique de la langue française. PréfChapitre 107 sur 168 · Faillir · texte numérisé non relu

Faillir

Les trois premières personnes ou singulier je faux, tu fauXy il faut, sont presque tombées en désuétude, et nous devons le regretter : elles sont restées dans les expressions le cceur me faut, — au bout de l'aune faut le drap, c'est-à-dire au bout de Taune finit, manque le drap (toutes choses ont leur fm).

Le futur et le conditionnel faudrai, faudrais, «ont également oubliés, et tendent à être remplacés par les composés faillir-ai, faillir-ais. C'est ainsi qu'on commence à dire : « je ne faillirai point à mon de- ?oir, » pour c je ne faudrai point à mon devoir. »

d. Férir.

Du latin ferire, frapper. H est resté ^ans rexpre.-

ion sans coup férir : « d'Harcourt prit Turin sans coup

férir, » — L'ancienne langue conjuguait complètement

férir, et disait à l'indicatif présent je fier (fério), tu

/er« (féris), il fiert (férit»), etc..., à l'imparfait féraii

4. Resté dans quelques devites b^mldiques. Ainsi la maison à< Solararait ponr devise « Tel/î«r< qui ne lue pas. {Te\/ra/>pt, qvi ^ouTCDi manque son coup.)

IS

(fériebam), au participe férant (férientem), féru{ffivi- 'us), etc....

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