‹ Grammaire historique de la langue française. PréfChapitre 34 sur 168 · II. D'un E originaire · texte numérisé non relu

II. D'un E originaire

Soit d'un E accentué : dix (àicem), mi (médius), hermine (Arménia); — cire (céra), merci (mercédem), tapis (tapétum), six (séx), église (ecclésia), Venise (Veuétia), Alise (Alésia); — ivre (ébrius).

Soit d'un E atone : timon (temdnem).

m. D'un c :

Il serait inexact de dire que le c latin devient i en

VOYELLES FRANÇAISES i^S

français, ou plus généralement qu'une consonne devient voyelle : mais on a observé que la double consonnecr(facms,tracms),se change en français en it{îait, trait), sous l'influence de la voyelle précédente* : traclare (irairer), facms (fai'O, étroit (stricms),tecrum (toil), biscoc/us (biscuit), lait (lactem), duit (ductus : réduis conduit, produit, séduit, etc....), lit (lectum), fruit (fructum), laitue (lactuca), voiture (vectura), Poitiers (Pictavi), pectorale (poitrail), droit, (Bas-lat. Drictus de directiLS^), — Lorsque le et n'est point en latin précédé d'une voyelle, cette double consonne se change gimplement en t : punctum (point), sanctum (saint), UDCtum (oint).

Cette lettre vient du latin o, u, aUy n.

Page 1