V. Subjonctif présent
Le t qui existait en latin à la troisième personne du singulier, am-et, dôrm-iat^ rédd-at, etc., et qui a disparu en français aime, dorme, rende, etc., exis*'
4. Qui, d'aprèt la loi de persistance de l'accent latin, eussent donné en français ehantett^ ehnnteistet ^ ehanteirtnt et non ehantcu ehuntastei, chantèrent.
a. Sur le parfait de la troisième conjugaison, Toir «a cha[itT« des Verbes irrégulier* t p. 944.
tait dans notre ancienne langue aimety dôrmetf réndet: il a persisté dans les deux formes ait (babeat), et soil (sit).
Dans la langue moderne, il est impossible de différencier rimparfait indicatif chantions^ chantiez, du subjonctif chantions^ chantiez. Le vieux français les distinguait fort bien, le subjonctif ne comptant que pour deux syllabes, tandis que l'indicatif imparfaii comptait pour trois; la raison en est dans la place éi l'accent latin :
Imparfait indicatif : Chant-i-ons (cant-[ab]-dmus), Chant'i-ez (cant-a[b]-âtis).
Subjonctif présent : Chant-ions (cant-éraus), chantiez (cant-étis).