‹ Grammaire latine: simple et complète, pour toutes les classes (1er et 2eChapitre 56 sur 160 · UIS · texte numérisé non relu

UIS

alis

élis \

{ ant

ent

unt

ant

ent '

eo

eam

ebo.

io

iam

iam \

i es

eas

ebis...

ias

ies )

1 et

eat

it

iat

iemus i

l émus

eamns

îmus

ïamus

1 etis

eatis

îtis

iatis

ietis V

ent

eant

iunt

iant

ient )

Particularités sur les formes verbales.

v 65. Formes abrégées. — 1° On trouve aux l re , 2 e , 1 4 f conjugaisons vi, ou ve, ou v supprimés à certaines I formes du parfait et des temps qui en dérivent* : | Amasti pour amavisti.

/ Amaram pour amaveram.

Delerunt pour deleverunt.

Audieram pour audiveram.

2° On trouve à toutes les conjugaisons, à la 3 e pers. du pluriel du parfait^ ërë pour erunt * :

Amavëre pour amaverunt, etc.

3° Quatre verbes : dicere, t dire • ; ducere, • conduire • ; facere, t faire •; ferre, « porter •, font au singulier de Vimpératif présent : die, duc, lac, fer. — Leurs composés font de même, excepté les composés de FACERE.

EMPLOIS

66. Qu'emploie le latin à la place des formes du français qu'il n'a pas?

1° Le parfait indéfini et le parfait antérieur se remplacent par le parfait défini.

2° Le conditionnel se remplace :

A* — Par le subjonctif, dans les verbes ordinaires :

a) Condit. futur : Avant un examen, espérant le succès,

vous direz : (Si je réussissais),

je SERAIS heureUX (dans l'avenir), —

Félix sim.

b) Condit. présent : Au moment de l'examen, constatant

l'échec, vous direz : (Si j'avais réussi),

je SERAIS heureux (dans le présent), —

Félix essem.

e) Condit. passé : Après l'examen, rappelant l'échec, vous direz : (Si j'avais réussi), j'aurais ÉTÉ heureux (dans le passé), —

Félix fuissem.

I. P. — • Ce n est pas une élégance de faire ces suppressions de vi, ve, v, eu d'emprunter les formes en erë, quand on écrit en latin.

4'i GRAMMAIRE LATINE.

Remarque. — Le subjonctif parfait s'emploie plus rarement, et seulement dans le sens du conditionnel français Tenant atténuer une affirmation {conditionnel de politesse) :

Dixa/vm \ je dirait volontiers, j'aimirais mu.

Cf. en français : Je voudrais plus poli que Je veux.

B. — Par Vindicatif, dans une classe particulière de verbes, qui marquent possibilité, obligation, convenance, nécessité, etc. :

Possum, je puis ou je pourrais.

Potui, j'ai pu ou j'aurais pu.

Cf. de même en français j'ai pu signifie qqf. j'aurais pu (et en grec) : Vous dont j'ai pu laisser vieillir l'ambition Dans les honneurs obscurs de quelque légion

(Raclne).

On dit bien encore : Tu pouvais faire mieux et tu le devais.

Cette règle s'applique aux verbes debeo, t je dois » ; oportet, « il faut »; decet, t il convient »; etc., et au verbe esse accompagné d'un participe d'obligation en -ndus.

Mihi lahoranduœ fuit, J'aurais dû travailler. 3° La l re et la 3 e personne de l'impératif présent, absentes en latin, se remplacent par le subjonctif présent :

Simus, soyons; Sint, qu'ils soient.

Même à la 2* personne, on doit employer le subjonctif, mais surtout le subjonctif parfait, pour exprimer l'impératif négatif :

Ne feceris, ne fais pas.

67. Comment s'emploient les formes du latin que le français n'a pas?

1° Le gérondif s'emploie surtout, comme l'infinitif français, après une préposition, car en latin jamais une préposition n'est construite avec l'infinitif : Cupidus videndi, désireux de voir.

Natus ad agendum, né pour agir.

I. P. — 'Comment distinguer le subjonctif proprement dit du subjonctif è sens conditionnel? — Devant le verbe au subjonctif on se pose cette question: Pour quelle raison ce verbe est-il au subjonctif? Si on ne trouve pas de raison de syntaxe (p. ex. subjonctif pour l'interrogation indirecte, etc.), c'est en général que ce verbe est au subjonctif pour exprimer le conditionnel*

2° Le supin :

A. — En um, s'emploie, au lieu de l'infinitif, après un verbe marquant le mouvement :

Eo lusum, je vais jouer.

B. — En u, s'emploie, au lieu de l'infinitif, après certains adjectifs :

Res jucunda auditu, chose agréable a entendre. .

N. B. — Le tableau suivant résume l'emploi de l'infinitif, du gérondif, du supin, considérés comme des substantifs verbaux *, en ne donnant pourtant que les emplois les plus habituels.

Nominatif de I'Infinit» s'eaptrie craae sujet Turpe est mentir /.($ 170.)

(4.1-bn.i.) ( ""*»•• «oiMi m.)

Accusatif) du Soph. J - comp(. de verbe....] Eo """""■ S "' **•>

( du Gtoom-u- ) ( Te h0rt ° r « '«"^ ,

Génitif ... du Gérondif — compl. de nom Tempus legendi. (§ 121.)

Datif. .... du Gérondif — compl. indirect AptUS natando

Ida Supin — compl. indirect Res Jucunda auditu.

(S «, *.) du Gérondif — compl. circonstanciel. C&Stigat rfdenc/o mores.

(| 20i, 3« cas.)

3° Le participe futur s'emploie pour exprimer la destination, Yintention, Yimminence :

( destiné à partir ; Ex. : Profecturus a trois sens } décidé à partir;

( sur le point de partir.

Page 1