VERBES IMPERSONNELS
85. On appelle verbes impersonnels ceux qui ne ( sont employés qu'à la 3 e personne du singulier et à l'infinitif.
Les uns sont toujours impersonnels. I
Les autres ne le sont que quelquefois.
1* Verbes toujours impersonnels.
a) Les verbes désignant le temps qu'il fait :
Pluit, il pleut; — tonat, il tonne.
b) Les verbes marquant nécessité ou convenance :
Decet, il convient; — libet, il plaît; — licet, il est permis; — oportet, il faut; — refert, il importe.
c) Cinq verbes exprimant un sentiment de l'âme :
Me paenitet, je me repens; — me piget, je suis fâché; — me pudet,/ai honte; — me taedet, je suis dégoûté;— me miseret, fat pitié. (Cf. p. 86, »o, »i.)
2° Verbes quelquefois Impersonnels.
Ceux-ci, tout en ayant leur conjugaison régulière, sont souvent employés impersonnellement avec les sens suivants :
Accidit, il arrive (en parlant d'un malheur) ; — contingit, il arrive (en pariant d'un bonheur) ; — evenit, il arrive
(en pariant d'un bonheur ou d'un malheur) ; — placet, il plaît;
praestat, il vaut mieux; — interest, il importe; — saperest, il reste, etc.
86. Le verbe se met en général à la fin de la proposition. Donc, en résumé, dans la proposition simple :
Au début y est le sujet ;
A la fin, est le verbe ;
Au milieu, sont les compléments ou attributs.
Le sujet et le verbe sont ainsi mis aux places importantes, parce
qu'ils sont les plus importants dans la phrase. Mais, chaque fois
qu'on veut donner de l'importance à un complément, on le met par
suite aux places du sujet et du verbe, soit au début, soit à la fin.