‹ Grammaire littéraire ou explications suivies d'exercices sur les phrases, les allusions, les pensées heureuses empruntées a nos meilleurs écrivains et qui font aujourd'hui partie du domaine public de notre littérature a laquelle elles servent en quelque sorte de condimentChapitre 78 sur 89 · TREIZIÈME EXERCICE · texte numérisé non relu

TREIZIÈME EXERCICE

Dans les phrases suivantes^ l'élèie remplacera les points de suspension par la locution convenable,

La justice, toujours outragée, s'acharne sur les empereurs. Les Antonins n'ont pas obtenu grâce : après eux, Pertinax, Dèce, Valérien, Aurélien, Tacite, Probe, Carus, apparaissent comme de nobles victimes. Ni l'héroïsme, ni la modestie, ni la probité ne les peuvent défendre. La pourpre prétorienne les brûle, comme .....

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On rencontre à chaque pas de ces fanatiques de la tragédie et du roman, qui se croyaient appelés à régénérer la littérature française. Le temps et l'expérience en ont fait des employés et des clercs de notaire. Mais ils n'ont pas dépouillé pour cela le vieil homme, et on les entend parfois s'écrier, en se frappant le front à la manière d'André Ghénier : !

Beaucoup, sans doute, ont réalisé en Californie des fortunes considérables ; mais ils étaient partis à point. Combien de retardataires alléchés sont rentrés dans leurs foyers encore plus pauvres qu'ils n'en étaient partis, et qui pouvaient se dire, en modifiant un peu l'épitaphe du bon La Fontaine :

Aujourd'hui lee concerts pullulent à Paris, et les amateurs de musique n'ont que l'embarras du choix. Malgré cela, si l'on veut être placé convenablement et goûter tous les charmes de l'ouverture, il est bon d'arriver une heure avant le lever du rideau ; autrement on court le risque de dire, comme dans la tragédie de Raynouard :

Dans tous les pensionnats, on voit de petits tyranneaux qui voudraient que leurs camarades fissent leurs volontés; ils imposent le jeu auquel il faut jouer; en tout, ils partent du pied gauche, et prétendent que les autres doivent emboîter le pas. Les contrarie-t-on dans

leurs velléités d'autocratie, ils boudent, ils , et

se figurent que personne ne s'amusera plus sans eux.

Supposez-vous à oes poètes anciens, chanteurs ambulants dans la Grèce, à Homère enfin, qui les résume et les illustre tous, supposez-vous à ces aèdes de profonds desseins de philosophie, de morale et d'enseignement? Ont-ils voulu être des auteurs, des hommes de lettres, et ont-ils poursuivi la gloire épique comme le Tasse à la

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cour de Ferrare, Milton à Londres, Voltaire à Paris? Non. Chose étrange, merveille à peine croyable, ces poètes étaient de sublimes ignorants. Ils ignoraient même qu'ils fissent de la poésie épique, à peu près comme

Les voleurs me dépouillèrent de tout mon argent. J'espérais du moins sauver une magnifique bague que je portais au doigt et que je dissimulais de mon mieux. Malheureusement, elle ne possédait pas la vertu de

, et elle dut prendre le même chemin que mes

écus.

Une causerie pleine de confiance et de douceur s'établit entre les deux amis. Jamais Charney n'avait si bien et si longtemps savouré les plaisirs de la table ; jamais repas ne lui avait semblé si succulent. C'est que, si l'exercice et les eaux de l'Eurotas pouvaient servir d'assaisonnement au des Spartiates, la présence

et la conversation d'un ami ajoutent mieux encore au goût des mets les plus fins.

Un voiturier est arrêté et appréhendé par deux sergents de ville, sous prétexte que, comme le singe de FIo-

rian, il « Et pourquoi taire? répond le rustique

automédon très-étonné ; mon cheval est aveugle, il n'y voit goutte en plein midi. »

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