FEMININ PLURIEL
Des sottises d'un père un fils n'est pas garant.
(PlRO».)
. . . Aux âmes Lien nées î La valeur n'attend pas le nombre des années. ' (Corneille.)
V article se déguise par la contraction; elle consiste en ce qu'il se joint aux prépositions à et de, avec lesquelles il forme des mois composés, qui retiennent la double valeur des deux mots dont ils sont formés. Ces mots sont au, aux, du, des; aue&\ pour o le; aux pour à les; du pour de le; et des pour de les. On voit par là que des trois formes de V article, dont nous avons parlé, il n'y a que le et /es qui soient susceptibles de contraction; la ne se contracte jamais.
Au et du servent pour le masculin singulier.
Aux et des servent au pluriel pour les deux genres j on dit des hommes, auxhomma des femmes , aux fewjnes.
Nos pères ne connaissaient point la contraction. Us écrivaient et disaient : al teinjA d'Innocent III , pour au temps d'hmocent III ; l'npostoile manda al prodomc, pour le pape manda au prud'homme; la fin del conseil si fut tel, pour l'arrêté du conseil fut. L'euphonie a déci«ié ces contractions. « C'est, fait observer Dumarsais, le son obscur de Ve muet , » ot le changement de / en u, comme m«/, maux, cheval, chevaux , qui ont fait dire ai/ ») »u iieu de à le ou al. C'est également le son obscur des deux e muets de suite, d6
le, qui a amené la contraction du. » Ainsi ces mois composés : au, aux , du, des , jqufvafent à la préposition ci à Vartide.
Mais la contraction est à présent une règle, dans les cas dont nous avons parlé, et Bette règle n'est sujette qu'à une seule exception; c'est celle que nécessite l'emploî de J'adjectif tout, et l'usage veut qu'on le place entre la préposition et Vartide. On dit sans contraction : de tout le monde , à tout le monde ; de tous les hommes, à tous les hommes. D'où li suit que ces contractions ne sont pas des articles, mais simplement des mois composés de la préposition ei de Vartide.
EXERCICE PHRASÉ OLOGIQVE.
A»oir du c<rur.
&« donner au diabîe Se donner des airs.
Marcher aux ennemis Dire de» tendresses.
Aller aui voix.
AToIr du dégoût Se Titrer au jeu Prendre des aiis.
Viire aui frais de.
Dire des liUetesees.
Croire aux sorcières.
Atoir du fiel.
Se livrer au célitat.
Hecevoir Ue? cotisaîU.
C^hasser aui oiseaui.
Conter des ëortiett^s.
Croire aui iiei.
Atoir du reiiemimeot.
Se donner au travaiL AToif des amis.
CLjiser oui ours.
Raconter de» histoires.
6a m'.ttre aux feultre».
■^^eo^^&^cQ N*^ LXXVI. o^^
PLACE ET ÉLISIOX DE L'AKTICLE.
Le.
Le bonheur des méchants cùmme un torrent s'ccoule.
(ItACINK.)
Le hasard m'a toujours mieux servi que les hommes.
(Collé.)
La.
La faveur populaire est un flux et reflux.
(DUFRKSSY.)
La honte suit toujours un lâche désespoir.
(Crébillon .)
Du.
Tout le pouvoir du îrône est fondé sur l'autel.
(CUKMKR.)
On connaît peu l'amour, on craini trop son amorce, C'est sur nos lâchetés qu'il a fondé sa force. C'est nous qui sous son nom troublons notre repos. Il est tyran du faible, esclave du héros.
(VOLTAIBE.)
Au,
Aux travers des périls un grand cœur se fait jour.
(Racine.)
Le vulgah-e est content s'il remplit son devoir, Il faut plus au héros, il faut que sa vaillance, Aille »u-delà du terme et de notre espérance.
(Voltaire.)
L'arbrisseau le plus sain a besoin de culture.
(Fabrb d'Églartinb.;
...L'honneur aux grands cœurs est plus cher que la vie.
(Corneille.)
Lamitié dans no« of»urs Tors« un bonheur paisll»le.
(Desmoutier.)
Toujours l'humanité plaint ceux qu'il faut détruire.
(De Belloy.)
De l\
De l'argent qu'on a pris fait de la peine à rendre.
(BO'JRSAULT.)
.. La flerté souvent égare une grande âme. Soutien de l'héroïsme, elle en devient l'écueil.
(Li Harpe.)
On ne saurait donner de bornes à l'amour.
(Sauiib.j
La liberté, que tout le monde adore.
Donne à l'homme un courage, inspire une erandeur, Qu'U n'eût jamais trouvés dans le fond dc^pon casiff.
(VoLTAïas.)
Dès que la langue, sortie de sa première barbarie, eut commencé à se pcrfcciionncv on chercha à lui donner toute la douceur qu'un heureux mélange de voyelles et de consonnes semblait lui promettre, en proscrivant, autant qu'on le pouvait, tout co qu'il y aurait de dur et de désagréable dans le choc des sons. De là Vélision, son euphonique qui évite l'hiatus ou bâillement que produirait la rencontre de deux voyelles qui devraient se prononcer séparément et de suite. Aussi n'a-t-elle pas lieu avant les noms qui commencent par une consonne ou un h aspiré, ou lorsque Vanicle est au pluriel, parce qu'on n'a pas alors ce choc de voyelles à craindre. On écrit le vice, la tempérance, le héros, la harangue, les histoires, les histrions, les hérons, etc.
Le et la se placent devant les mots commençant par une consonne ou par un h aspiré : le bonheur, le hasard, la faveur, la honte; mais Ve et l'a de ces articles s'élident et '•ont remplacés par une apostrophe, si le mol suivant commence par une voyelle on un h muet : l'arbrisseau, l'honneur, l'amilié, l'humanilé. Cependant on dit : C'est aujourd'hui LE ONZE ; je suis lf, onzième.
Du et au se mettent également devant les mots dont l'iniiiale est une consonne, ou un h aspiré : du trône, du héros, au travers, au héros; on emploie au contraire de l', à /', toutes les fois que la première lettre du mot est une voyelle ou un h muet : de l'argent de l'héroïsme, à l'amour, à l'homme.
EXERCICE PHRASÈOLOGIQVE.
Le ma'heur»
Le \ulgairea Le ha^iird* Le héros»
La vie.
La ve:(u.
La haine.
La toc lé.
Du bois.
Pu feu.
Eu hi re.
Du bihou.
Au feu.
Au coirib.ll.
Au hasard.
Au héros.
L* houblon.
Le haillcn.
Le hnnj.e.on.