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CONJONCTIONS

C'était encore peu de lier les mots ensemble pourmarquer les rapports qui pouvaient exister entre eux; il a fallu réunir les phrases elles-mêmes par d'autres mots; tel est l'office des conjonctions.

Dans celte nomenclature, nous n'avons point parlé de V article, parce que ce n'est point une partie essentielle du discours. Sans doute, c'est une découverte utile, puisque en spécifiant l'objet devant lequel il est placé, en l'isolant des autres objets semblables, on ajoute beaucoup à la netteté et à la précision du discours; les langues qui sont pourvues d'articles, comme le grec, l'italien, le français, l'alleiuand et l'anglais, sont plus

claires que les autres; cependant le langage peut à la rigueur s'en passer, et ce qui le prouve d'une manière incontestable, c'est que le latin, qui en était privé, n'était dépourvu ni de cl;trté ni de précision.

Nous n'avons pas non plus fait mention des adverbes ; classe nombreuse de mois que l'on pourrait ranger pour la plupart parmi les adjectifs, puisqu'ils servent à modifier l'existence ou l'action des êtres, ou à indiquer une circonstance relative au temps, au lieu, au rang, au degré, etc. Loin de former une classe à part, ils ne sont presque tous que (les locutions abrégées, exprimant par un seul mot toute une périphrase. Par exemple, /ci équivaut à dans ce lieu; sagement înavec sagesse; aussi peut-on regarder les adverbes comme les mots dont l'invention est la plus réreiue, la plupart étant dérivés des mots primitifs.

Nous devions encore moins parler des participes; leur dénomination indique assez leur nature mixte, participant à la fois de l'adjectif et du verbe. Us ne forment donc pas une des parties fondamentales du discours, et doivent être rangés parmi les adjectifs.

Tels sont donc les éléments qui entrent nécessairement dans toutes les langues qui ontacquis quelque perfection. Nous ne nous arrêterons pas plus long-iempsà rechercher quel a pu être l'usage et la nature de ces mots dans l'origine du langage, c'est-à-dire à une époque dont il ne nous reste presque pas de monuments authentiques.

Sans doute, parmi les dénominationsdonnées aux mots par lesanciensgrammairiens, il y en a qui sont insignifiantes et vicieuses ; mais nous avons dû les conserver et même les préférer aux nouvelles nomenclatures proposées par des grammairiens modernes, pour deux motifs. Premièrement, parce qu'aucune de ces nouvelles nomenclatures ne réunit, à beaucoup près, des caractères d'utilité ou de perfection assez frappants pour mériter d'être généralement adoptée; en second lieu, parce que les anciennes dénominations ayant été employées parles auteurs des dictionnaires et des grammaires de toutes les langues, il faudrait ou refaire ces dictionnaires et ces grammaires, ce qui ne laisse pasd'êlre un embarras assez considérable, ou en rendre l'intelligence plus pénible et presque impossible, ce qui est un inconvénient plus grave encore.

DE I,A GRAMMAIhE.

ta renoncule un jour dans un bouquet Avec l'œillet se trouva réunie :

Klle eut le lendemain le parfum de l'œillet. On ne peut que gagner en bonne compagnie.

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