BXBMPLES SANS LA PARTICULE
Toute sa vie n'a été qu'un travail, qu'une occupation continuelle. (Massillon.)
Auguste gouverna Rome avec un tempa'ramenl , une doureur souttinue , à laquelle il dut le pardon de ses anciennes cruautés. (Domerguk.)
Il honora les 'ettres de cet attachement , de cette protection capable de les faire fleurir. {Id.)
Je ne connais point de roman , point de comédie espagnole sans combats. (Florian.)
. . .Le fer, le bandeau, la flamme est toute prête.
(lÎACINE.)
exemples avec la particule.
J'eus sujet de me plaindre de mon tailleur, qnî m'avait fait perdre en un instant l attention et l'estime publique. (Montesquieu.)
Quiconque est assez aimé des dieux pour trouver deux ou trt>is vrais amis, d'une sagesse et d'une bonté constan'e, trouve bientôt par eux d'autres personnes qui leur ressemblent. (Fénelon.)
C'est une puissance orgueilleuse qui est souvent contraire à Vlntmilifé et à la simplicité chrétienne-
(Fléchi ER.)
La cliastcté est la source de la force et de la beauté physique el morale dans les deux sexes.
(Bernardin de Sï-Pierre.)
La place fut remplie de six-vingt licteurs qui écartaient la multitude arec un faste et un orgueil insupportabie. (Vertot.)
Que deux substantifs soient ou non liés par la particule et, il est manifeste que l'adjectif qui s'y rapporte peut quelquefois, comme dans les exemples ci-dessus, s'accorder avec le dernier; cela est permis dans deux circonstances : La première, lorsque les substantifs présentent entre eux quelque synonymie, et que l'écrivain n'en veut réellement qualifier qu'un seul : Un travail , une occupation contrnHflle; la seconde, toutes les lois qu'il y a gradation dans les mots : le fer, le bandeau, lajlamme est tonte prête; ou
bien que l'cspril, plus pariiculièrcmeni préoccupé du dernier subsianiif, oublie celui ou ceux qui précèdent : je ne connais point de roman, point de comédie espacinole sam combats; l'humilité et la simplicité chrétienne. Dans tous ces cas l'ellipse sous-eniend l'adjeciif à chaque substaniif. C'est donc à tort que Girault-Duvivier blâme les exemples de la seconde colonne (1).
EXERCICE PHRASÉOLOGJQVE.
On Ulent, uns h.tbilelé ailminible. Une alliance, une paix inrIoLible l'iie t.igessc, une Luulé une dourrai fiTOii
Une force, une énergie peu commune Une modestie el un MToir peu commun. giinsc.
On pouToir , un ascendant terrible l» religion et la morale chrclienne, la idrelé Lr« pieds et la lète nue
Une bumeur, un naturel féroce. et la salubrité publii|ue. !■< s jrui et la bouolie ouverte
Son e>prit. sa douceur, sa beauté, ion ingé- Dne force et une énergie extraordinaire. Gn saroir el une moileslie peu comuiuni.
iiuite même e.t cliarmaiile. Une sagesse ut une prudence î.urprenanlc. Une noirceur el une perversilé inouïe.
La naissance , la fortune, la couronne mime D'une modéralion et d'uiiedoucour éfangéliqne. Lue arrogance et uni: suilisanee iotolirablo.
•Il une chimère. D'un sentiment et d'une expression naturelle Un feuel uu enthousiasme incrcjable.
ADJECTIFS PRÉCÉDÉS DV- DEUX OU PLUSIEURS SUBST.V.NTIFS ET i\^ SE U.VPI'OUTANT QU'AU
DERMER.
EXEMPLES
Le bon goût des Égyptiens leur fit aimer 1« sol.ilité
el la RÉGULARITK tOUtC tlUB. (BoSSUÏT.)
Voici Jfs êtres dont la taille et r.\iR sinistre Inspirent la terreur. (Barthélemï.)
Le sourire e?t une marque tie bienveillance, (l'applaudissement et de s.\TisF,\CTioN intérieure.