AUX CHOSES
C'est une déplorable j/fo ire que celle dont les ennemis ont le profit. (Boistk.)
On n'a guère de défauts qui ne soient plus pardonnables que les me vens que l'on emploie pour les cacher. (Larochefoucauld.)
II est des adjeciifs qui conviennent exelusivemenl aux personnes, comme consolable, inconsolable, el d'aulres qui ne peuvent s'appliquer qu'aux choses, tels que pardonnable, déplorable, etc. Cependant Racine a dit un prince déplorable : Vous voyez devant •jous un prince déplorable.
Orseryation. — Les adjeclifs qui dérivent des verbes, comme pardonnable, consolable, formés de pardonner , et de consoler, se disent des personnes et des choses, selon que les verbes, d'où ils dérivent ont pour régime direct un nom de personne ou un nom de chose. Comme on ne dit pas pardonner quelqu'un , consoler quelque chose, il en résulte qu'on ne saurait dire (pie quelqu'un est pardonnable , ni que quelque chose est consolable.
EXERCICE PnRASÉOLOGIQVE.
Pertonne esntoUble.
Frmiue iiirontoUlile.
ï'inijt (leptoraLIc.
Faufo pardonoablo
Homme inletligeot.
Homme tempérant.
1 ré>or iodllmak'* Ookieroeiptat tempère-
(t) ColUn-d'Harlevillc , d.ins sa comédie des Mœurs du jour, a signalé le ridicule du mot eonsequeni que le vulgaire emploie pour considérable, de conséquence, parce qu'il est plus court :