PHRASES EXCLAMATIVES
SANS NÉGATION
Ah, Rome! ah, Bérénice 1 ah, prince malheureux! Pourquoi suis-je empereur? pourquoi suis-je amou-
reus ? (Racine.)
Faut-»7 qu'un deuil se mêle aux plaisirs des mortels! (Madame Tastu.)
Quand votre œil dédaigneux
S'attache au vêtement. Dieu regarde le cœur. Il lit au fond du mien ce qu'il a de souffrance; Ah ! puisse-t-tZ au vôtre inspirer la pitié !
(^i'i^Mercoeur.) Dussiez-voi« présenter mille morts à ma vue. Je ne saurais chercher une fille inconnue !
(Racine.)
AVEC NÉGATION
Oh ! que n'ai-je aussi, moi, des baisers qui dévorent, Des caresses qui font mourir!
(V. Hi-Go.)
Que ne puis-je aussi presser sur mon sein mon vertueux et bon père! (Florian.)
Que n'ai-je pu voiler le soleil, et faire qu'il restât pour moi comme il était le jour du 21 janvier! Que ne puis-je défendre à la lune d'éclairer mes pas durant la nuit, ou de pénétrer dans mon odieuse demeure! (Ballancub.) ... Quand un homme est riche, il vaut toujours son
N'eût-t/ de son vrai nom ni litre m mémoire,
D'Hosier lui trouvera des aïeux dans Ihistoire.
(BOILBAC.)
Dans les phrases exclamatives, les pronoms personnels je, tu, nous, vous, tî, etc., se placent aussi après le verbe, qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas négation.
EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE
SANS NEGATION
D*»-il !
Pttitsiei-vons '.
SnU-je malheureux !
Faat-il !
AVEC NÉGATION
Ne d&t-il pas !
Ne puissiei-Tous pas !
Ne suis-je pas malheureiix '.
Ne faut^il pa< !
SANS NÉGATION
Ai-je assea prii !
EAt-elle 1 Pnisieot-ils!
DniiioDt-Dont'
AVKC NEGATION N'ai' je pas asseï prii !
N'eût-elle pas !
Ne puisseot-iU pat ' N« au>sioD>-aon> fé» l
^»^*i^:o j>j[o CCLVIII. <3^^*^-
PHRASES INTERJETEES.
PHRASES KNONCIATIVES.
« Dieu d'Abraham, écoute ma prière ! » Il dit: soudain cent voix rciij;ieuses Chantent de Dieu les merveilles nombreuses.
(Campenon.) Hélas I je vous connus, vous étiez jeune et belle ; De toutes les vertus je cherchais le modèle, Je m'écriai: Je l'ai trouvé !
(Aimé-Martin.) Et moi, je lui disais d'une voix douloureuse: « 0 vous, l'amour, l'espoir et l'orgueil des Troyens, 1) Hector, quel dieu vous rend à vos concitoyens? » Que nous avons souffert de votre lonj^ue absence !
(Delillk.) Il répond: «Faut-il donc qu'une épouse si chère n M'accable du reproche et de l'injure amère! » Ménélas m'a vaincu. Pallas guidait ses coups. »
(MiLLEVOVE.)
PHRASES INTERJKTÎ'.ES.
Mou fils, dit-il, à ce vœu de ton cœur, Va, ne crains pas qu'un père aigri s'oppose: Tu peux partir, je ne te maudis pas
(Campenon.)
« Eh bien, sage Panthé, Pergame exi^lvvt-elle 7 » ]\r écriai- je; «pcul-on sauver la citadelle? » N'avons-nous plus d'espoir?»
(Delîllk.)
Apollonius de Thyane, débarqué dans la capitale du monde pour voir, disait-il, quel animal c'était qu'un tyran, s'en fit chasser avec les autres philosophes.
(CUATEAUBRIAND.)
Pour le coup, voilà de vos folies. Eh bien! continua-t-elle avec une vivacité charmante, quand nous serons dans l'obscurité, qu'y verrons-nous ?
(Aimé-Martin.)
On voit par les exemples de la deuxième colonne, que si l'on interjette dans la phrase un des temps des verbes dire, répondre , reprendre, interrompre , ajouter , s écrier , continuer, etc., etc., les pronoms personnels se transportent après ces mêmes verbes, quoique la phrase ne soit point interrogative.
EXERCICE PERÂSÉOLOGIQUE.
U Ali : Parle.
Tu dis : Arrête.
Il s'écri» : 0 Dieu !
Elle répond : Son. d*jci.
Vonstjoutcx ; Qu'il j'éleigac!
Parle, Jls-je.
Arréie, ilis-tu.
O Dieu ! s'ccria-t-il.
Sors d'ici , répond-elie.
Qu'il s'élui^nel ajoulci-vous.
Il murmurait : Quelle infamie '
Que le ,r
r.-.m,c! M.urm
urajl-ii
Il interrompit : Tu mens.
Tu mens
! inl.rrompit
Elle reprit: Je le sais.
Ils s'écrièrent :Hnrrt'ur!
Je le sais Horreur
, rcprit-ellc.
.s'écrlèrent-i
Nous répétions : Infâme '
Infâme !
ré[iétions-nou
--««^^»^go ]>}° CCLIX. s^^*^«^"^
PLACE DBS PRONOMS PERSONNELS DANS LES PURASES COMMENÇANT PAR aUSSt , en
vatn, peut-être, toujours, et autres mots semblables.