DONT
MASCULIN ET FÉMININ SINGULIER
L'esprit est un flambeau dont U douce lumière Ne doit point offusquer les regards qu'il éclaire.
(Destoucues.) 0 fortune, ô grandeur, dont l'amorce flatteuse Surprend, touche, éblouit une âme ambitieuse!
COIINEILLE.)
Un plaisit dont on est assuré de se repentir ne peut jamais être trainjuille.
i.M">^ CE LA Valliëke.) La vie de l'avare est une comédie dont on n'applaudit que la scène qui la termine.
(Sanial-Ddbat.)
masculin et FEMININ PLURIEL.
Fuir n'est un déshonneur Que pour ceux dont on peut soupçonner la valeur.
(Crébillon.) ... Il est de» blessures Dont un cœur généreux peut rarement guérir.
(VOLTAIRK.)
Il est des maux dont une loi sévère Nous impose en naissant le fardeau nécessaire.
(La Harpe.)
Il n'y a pas de contradictions dont les hommes «a soient capables. (Vauvenakgues.)
Dont, do tout genre et do tout nombre, convient aux personnes et aux choses. I! signifie duquel, de laquelle, desquels, desquelles, et même de quoi, comme dans cet exemple : yuilà justement ce dont il s agit ; ce de Quoi il s'agit.
( ^^27 J EXERCICE PnRASÉOLvGIQVE.
Ue millieor dont vous aitendc/ la fîii 14- roosidcrilion dont il jouît.
Les !iommapes dnnt noui sommes accable*. Les amitiés dont elles se déGent
-^^c.^^0 N° CCCLXI. <SS^^oeo^
Lequel, laquelle, duquel, de laquelle, auquel, à laquelle, etc.
MA8CCLm ET FÉMININ SINGOLIER.
Le 13 mai fut donné le fameux arrêt d'union, qu'on peut regarder comme l'étendard sous lequel se rangèrent par suite tous ceux qui voulurent molester le ministère. (Anquetil.)
Toute affectation est ridicule , mi'me celle par laquelle on prétend s'éloigner de l'affectation.
^Brisson.)
Cette fumée ou vapeur qui brûle n'a jamais la même quantité, la même intensité de chaleur que le corps combustible duquel elle s'échappe.
(BUFFON
La bonté du Seigneur , de laquelle nous ressentons tous les jours les effets, devrait bien nous engager à pratiquer ses commandements.
(Wailly.)
La douceur du ton et des manières a un ascendant imperceptible auquel on ne résiste pas.
(M'"* DE PUISIEDX.)
Chaque matière à laquelle le feu ôte ou donne quelque chose c'est plus la substance simple que l'on voudrait connaître. (Bcffon.)
MASCULIN ET FBUIKIN PLURIEL
Ces temps où l'homme perd son domaine, ces siècles de barbarie pendant lesquels tout périt, sont toujours préparés par la guerre.
( Bcffon. )
Les guerres continuelles dans lesquelles les rois furent engagés suspendirent les soins qu'ils auraient dû prendre aux lettres. (Dcclos.)
Les paysans attachés à la glèbe étaient la propriété da leurs seigneurs, au pouvoir desquels rien ne pouvait les soustraire. (J.-J. Rousseau.)
Télémaque suivait la déesse environnée d'une foule de nymphes àu-dessus desquelles elle s'élevait.
(FÉNÉLON
L'odorat subtil du chien est indifférent à une multitude de parfums aujcquels l'homme est sensible. (Bebk. deSainx-Pierre.)
J'ai vu un homme qui sort des galères auxquelles ce porte-chandelier l'avait bien ridiculement condamné. (DUPATT.)
On voit que de tous les pronoms relatifs, qticl est le seul qui prenne l'article : lequel, laquelle, etc., et que cet article lui est si étroitement uni qu'il en est inséparable, soit dans son état naturel, soit dans son état de contraction.
Lequel, laquelle, duquel, de laquelle, auquel, à laquelle, etc., peuvent se dire, tant au singulier qu'au pluriel, des personnes ou des choses.
EXERCICE PURÂSÉOLOGIQLE.
L^ami sur lequel je compte.
La joie avec laquelle j'ai reçu voire lettre.
Le malade au rétablissement duquel je m'intéresse.
La personne aux soins de laquelle je dois tout
Le bonheur auquel on aspire.
L'espérance à la'|uelle on se livre-
Les riclies sur lesquels les pauvre» s'appuient.
Les lois sous lesquelles nous vivons.
Les amis auprès desquels nous nous plaisons.
Les -îootrées loin desquelles nous nous trouvons.
Les gens auxquels cela convient.
Les récompenses auxquelles vous avei droit.
•*^o W CCCLXII. -o^^^