‹ Grammaire nationaleChapitre 43 sur 643 · I.«s bouireuils · texte numérisé non relu

I.«s bouireuils

Les ratft.

I ei lotipi.

1" SERIE. — SLNGULlKB. 1 2* SÉRIH. — PLL'RIEL.

Le chou que la cime du palmiste renferme au mi- Cet Iiomme , discfit-ils , était planteur de choux. Heu de ses feuilles est un fort bon manger. Et le voilà devenu rôi. (La Fo.ntai.nk.)

(Bernardin de St-Pikrrb.) |

On a vu que lesnoms terminés en ou sepluraliscnl généralemcni par l'addition d'un .-. L'exemple qui précède nous montre aussi que certains autres prennent un .-r au pluriel : on en compte cinq, qui sont : jwux, cailloux, genoux, hiboux et choux. Il est pré.sijmable que ces noms ne larderont pas à suivre la règle générale.

NOMS TERMINÉS EN ail.

Le travail est la vie de l'homme. (N'oltaire.)

De V émail élégant des champs et des prairies L'aiguille de Minerve orna ses broderies.

(Castel.)

h'ail, dont l'odeur est si redoutée de nos petitesmaîtresses , est peut-être le remède le plus puissant qu'il y ait contre les vapeurs et les maux de nerfs auxquels elles sont si sujettes.

(Bernardin de St-Pierre.)

2' SERIE. — PLCBIKL.

Jamais de ses travaux (1) Abel n'ouvrll le cours Sans avoir embrasse les auteurs de ses jours.

(Gilbert )

Je n'irai plus chercher au bord de la prairie Ces éclatants émaux que le printemps varie.

(St-Lambert.)

Tu peux choisir, ou de manger trente aulx, (J'entends sans boire et sans prendre repos ;) Ou de souffrir trente bons coups de gaule.

(La FONTAI.VE.)

Quelques noms terminés par ail changent celle finale en aux; tels sont : soupirail , vantail, vitrail, bail, corail, qui font soupiraux, vantaux, vitraux, baux, coraux, et les mots cités dans les exemples précédents. Quant aux mois bctail, bercail et aigni! , i:i> n'ont pas de pluriel.

(1) II est \Tai qu'on dit aussi des travails, mais dans deux autres acceptions :

1" Lorsqu'on veut parler d'une macliine de bois à quatre piliers, entre lesquels les maréchaux attachent !r«

chevaux fougueux pour les ferrer ;

2° Quand il est question des comptes ou rapports présentes , soit à un souverain par un ministre on i;:)

administrateur , soit à un supérieur par un commis : Le ministre a eu cette semaine plusieurs (raiails oicc

le roi.

CIHL, OEIL, AÏEUL, CtC.

1" SÉRIK. — Sl.Nf.LLlER.

Oanslcs plaines du ciel Dieu sema la lutivère.

(Voltaire.) Qiaque nation a besoin d'une musique pailiculièrc qui soil analogue à son ciel. (J.-J. Housskau.)

On appelle, en terme de peinture, le ciel, cette finrtie du tableau qui représente l'air.

(Académie.)

Quand on dit le ciel de ce lit n'est pas assez haut, ciel signifie le haut du lit. (Académie.)

On TOlt les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.

(Corneille.)

Al! ! peut-on d'un oeil sec voir mourir ce qu'on aime!

{Id.)

En architecture , une espèce de petite lucarne faite en rond ou en ovale dans la couverture des maisons , s'appelle un œil-de-bœuf. (Académie.)

OiTii se dit aussi du pain ou du fromage , quand on y trouve quelques trous ou ouvertures qui les rendent moins compactes et moins solides.

* (Trévoux.)

11 me paraît que l'on doit encore regarder comme un produit du feld-spath la pierre chatoyante à laquelle on a donné le nom ù' œil-de-poisson.

(BUFFOS.)

Ce que Yaïcul ni le père N'ont point fait au siècle passe, Aujourd'hui la France l'espère Du grand roi qu'ils nous ont laissé.

(Racisk.)

En logique , un terme désignant ce qu'il y a de commun entre tous les êtres d'un même genre, est appelé un universel. (Doiste.)

2' SÉRIK. — PLLRIEL.

Que la terre est petite à qui la yoII des deux !

(Delili.x.) L'Italie est sous un des plus beaux ciels de t'P^uropc. (Noël.)

Les ciels dans les tapisseries les font estimer.

(Planchs.)

Ce peintre fait bien les ciels. (Acadkmik.)

Il faut dire des ciels de lit. (Jd.i

Au rimelière de Pise, nuiïalmaco a représenté tous les ciels décrits par le Dante. (J. Jams.)

Le bandeau de l'erreur aveugle tous les yeux.

(Yoltairk.)

La chronologie et la gcograpîiie sont les 7jeux de l'histoire. (Bo.mfaci.)

Dites au pluriel des œils-de-bccuf.

(Académik.)

Il y a un proverbe espagnol qui dit qu'il faut choisir du fromage sans yeux, du pain qui ait des yeux, et du vin qui saute aux yeu.T.

(Trévoux.)

Les pierres appelées œils-de-poisson, quoique assez rares, ne sont pas d'un grand prix. (Buffos.)

Ses deux aïeuls ont rempli les deux premières charges. (Académie.)

Qui sert bien son pays n'a pas besoin à'nievx.

On distingue cinq universaux : le genre , la diiïô rcnce , l'espèce , le propre et l'accident.

(Dumarsais.)

Ces exemples donnent lieu aux observations suivantes :

1° On dit ciel au singulier, ciels et deux au pluriel : deux, pour désigner, en général, toule l'immensité de la voûte céleste; ciels, pour énoncer d'une manière restrictive la température particulière à chaque ville, à chaque contrée; ce qui fait que l'un compte, en quelque sorte, autant de ciels qu'il y a de pays : le ciel de ritalie, le ciel de In France., le cîelde l'Espagne, sont des ciels favorisés des dieux. Ou dit égalemenldcs ciels de tableau, ÛG& ciels de lit. Enfin, en terme de mineurs, on se sert de ciels pour indiquer les premières couches de terre.

2" OEH a aussi deux pluriels différents : yeitxel œils. On emploie yeux au propre et au figuré, pour exprimer l'organe de la vue. Mais la plupart des grammairiens voudraienl qu'en toute autre circonstance on se servît du mol œils. Cependant, dans les exemples (pie nous venons de rapporter, on trouve des œils-de-bœuf , terme d'architecture, et l'Académie, Boiste, Laveaux, Trévoux onl décidé qu'il fallait dire : les yeux du pain, du fromage, de la soupe. Nous devons donc à cet égard nous soumettre à la décision de ces imposantes autorilés. Néanmoins, s'il s'agit des plantes et des pierres qui porlcnt le nom iyœil-de-clmt,(i'œil-de-scrpenl, d'œil-de-perdrix, nous écrirons, avec les nalura listes, des œils-de-clial , etc.

3" Aïeuls se dit aU pluriel loulcs les fois que l'on veut désigner le grand-père paternel et maternel. On se sert â'aîeiix, pour parler de ceux qui, en général, nous ont précédés dans la vie.

A" Dans !e dernier exemple, le mot universel s'cxpUquc de lui-même.

Quant au mot pénllenùel, rituel de la pénitence, il suit la règle générale, c'esl-à-<iire qu'il prend un eau pluriel, et qu'il ne faut pas le confondre avec pénitentiaux , adjectif qui ne s'emploie guère que dans ce cas : les psaumes pénilentiavxc.

EXERCICE PnRASÉOLOGTQUE.

Un beau ciel.

Le ciel de h jatris.

Un ciel de talileau bien fait.

Fcoélre à œil-de-bœuf

Uu œil de-CLtisl.

Dti aïeul maternel.

Voir le ciel.

Un ciel froid.

Un ciel de tapisserie niagniûijue.

Aïoir un bel œil.

Un œil de bœuf

Croûton de paiu où Se trouTe un

grand œil.

Un œil-de-bouc.

I'd aïeul paleruei.

Un œil debœut

J a Toute des cicux

Des ciels tenipérés-

Faire bien les ciels de tableaux

Edifice où l'on Toil des œi

bœuf.

Des œiU-de-Cbrist.

Des aïeuls maternels.

In?p!orer les cieux.

Des ciels glacials.

Deâ ciels de tapisserie De grands yenx.

Des yeux de bauf- Des yeux dans le pain.

Des œils-de-bouc.

Des aïeuls paternels Des œils'de-bœuf

Une galerie à ciel outert.

Un œil de cbaU Is.de-Gapner le ciel.

1 e ciel de l'Europe

Un ciel de lit

In œil noir.

Un œil de cochon.

Voir un gros œil au bouillon.

Un œil depois.'on.

OuTrir plusieurs cieU dam Dne carrière

Dc« yeox de chat.

ïlériler le.' cieux.

Des ciels brûlantt.

Des ciels de lit

Des yeux bien fendus.

Des yeux de cochon.

les yeux du bouillon

Des œils-d'^-poisson. N'avoir plus que son aïeul maternel. A soir encore sec aïeuls Regarder le ciel. Admirer le» cieui.

Le ciel de Provence. Les plus doux ciels

Un ciel de décoration. Faire des ciels de décoration

Un œil de sirène. • Les yeux malins.

Un œil de fromage De» yeux de fromage.

Imiter ses aïeux. Marcher sur les traces de tu aïeux.

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