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FUTUR ET CONDITIONNEL

PHRASES NON INTERROGATIVES

FDTDR.

Cestpar trop vous hAtcr, monsieur, et votre mal, Si vous sortez sitôt, pourra bien vous reprendre.

(MOLIÈIIE.)

Mais peut-être qu'un jour je dépendrai de moi.

(CoftISEILLE.)

Non, je ne l'aurai point amenée au supplice.

(Racine.) Peut-être avec le temps j'oserai davantajje.

(Racine. )

ISfos pleurs

Ne tiendront pas longtemps contre les soins d'A-

(Id.) [chille.

CONDITIONNEL

K!!e pourrait bien dire avec le prophète : mon père et ma mère m'ont abandonnée. (Bossuet.)

Et de l'événement d'un combat plus humain Dépendrait aujourd'hui l'honneur du nom romain!

(Corneille.) }'aiirais trop de regret, si quelque autre guerrier Au rivage troyen descendait le premier. (Racine.) Je n'oserais l'aller interrompre. (Académie.)

J'ai cru que mes serments me tiendraient lieu d'a- (Racine.) [mour.

PHRASES INTERROGATIVES

Pourrai-je sans trembler lui dire : je vous aime?

(Racine.) Où pourrai-je trouver ce prince trop fidèle?

ild.) Croira-t-il mes périls et vos larmes sincères?

Pourrais-jc à ce penchant abandonner mon âme?

(LONGEPIERRE

Pourrais-je à cette loi ne pas me conformer?

(Racine.)

Croirail-il ma douleur moins vive que la sienne?

M suffit do lire co tableau pour voir la difFcrence qui existe entre le futur et le conrfjtionnel, et sentir combien il est essentiel de ne pas confondre ces deux temps, surtout dans les phrases inlerroj]atives.

Celui qui dit : Si j'étais roi, je voudrais être juste, ne veut pas faire croire qu'il espère ôlre roi; il fait donc une supposition qui ne doit pas se réaliser; mais celui qui dit : 5t je SUIS roi, je serai juste, est fils de roi ; on croit que, d'une manière ou d'une autre, il deviendra roi. D'où ce principe :

Le futur s'cîmpioie lorsqu'on veut indiquer qu'une chose arrivera ou fourra arriver dans un temps plus ou moins éloigné du moment de la parole. On se sert du conditionnel toutes les fois qu'on exprime une action, un fait dépendant d'une condition à l'exécution do laquelle on ne s'attend point : en français, le second membre de phrase qui renferme (.otte condition commence toujours par si, quand, quand même, ou par quelque terme équivalent.

EXERCICE PniiASÉOLOGlQVE.

J'avoiirrai.

Jedirni.

On M-ria.

Tu s.r.v,.

Il ,K.„rra.

Vous vouJrei.

Mous croiroDi,

J'avouorai,.

Je airais.

On verrait.

Tu serais.

Il pourrait.

Vous voudriez.

Mous eroirions.

Avoue Dirai- Verra-

Seravl Pourr; V,„„lr Croiro

Arouerais-je?

Dirais-je?

Verrail-oc?

Serais-tu ?

Pourrait-il?

Voudrie^vous ?

Croirioas-DOUB ?

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