‹ Grammaire nationaleChapitre 49 sur 643 · I.C5 arts sont les enfants de la nécessité · texte numérisé non relu

I.C5 arts sont les enfants de la nécessité

(La Fontaine.)

Ceux qr''25nt des heureux sont les vrais conquérants.

(Voltaire.)

SANS t.

La vie , ou longue ou courte , est égale aux wiourarw.

(Lenoblx.) Il est d'affreux momcns oii la vertu s'oublie.

(Blin de Sainmore.) Les arts sont les enfans de la nécessité.

(La Fontaine.)

Ceux qui font des heureux sont les vrais conquérnns.

(Voltaire.)

Nous! avons dil, les noms finissant par une consonne prennent un s au pluriel; mais les exemples qui précèdent, tout en confirmant celle règle, nous font voir que l'on peut aussi retrancher le t final au pluriel dans les mots terminés par ant ou par mt, lorsqu'ils se composent de plusieurs syllabes. Ainsi on écrit : des enfants ou des enfans, des accidents ou des accidens, etc. (1).

Mais, s'il nous est permis d'émettre notre opinion à cet égard, nous dirons que nous repoussons celte dernière orthographe comme tout-à-fail contraire à l'analogie et à la raison. N'est-ce pas, en cfi'el, une bien grande bizarrerie d'écrire des accidens, des contrcvcns, des paravens, des médians, quand nous écrivons des dents, des vents, des chants? Pourquoi retrancher ]et dans les polysyllabes et le conserver dans les monosyllabes? Pourquoi plutôt ne pas le laisser dans les uns comme dans les autres? C'esl sacrifier à une folle innovation les principes les plus clairs de l'analogie et multiplier les difficultés orthographiques, qu'on doit loujours eiicrclîcr à simplifier. Quoi! nous écrivons des entrepôts, des ballots, des abords, des rapports, des délits, des entrechats, des assauts, comme des pots, des lois, des bords, des ports, des lits, des chats, des sants, et l'on n'écrirait pas des accents comme des cents; des présidents, comme des dents; des méchants, comme des chants. La conséquence est cependant rigoureuse. De plus, c'est se jeter dans un cliaos d'où, non seulement les étrangers, mais les Français même, auraienl peine à se tirer. D'après ces observations, nous devons donc, dans les mots terminés par ant et par ent, conserver au pluriel le t final. C'est là une règle fixe et qui doit être inviolable. Touiefois, nous excepterons le mol gcnt, qui s'écril au pluriel gens (2).

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

PeR Descendants.

On

Desrendans.

Des Pencl.ants.

Ou

Penrlians.

Des

TraïK-hanls.

Ou

Tran'-han»

Pédants.

l'é<l.nns.

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