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CHAPITRE VII

DE L'ABYEÏIBE.

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NATUKB DE L'aDVERBE. — SA DÉFINITION

DÉTERMINATIONS DK QUALITÉS.

Le vice sans pudeur est trop incorrigible.

(Lamotte.) A vos moulons de ces feux consumés Sachez offrir des nuits rafraîchissantes, Un ah plus pur, un sol moins enflammé.

(Campenon.)

Et qu'une eau pure, à la source puisée, S'offre à leur soif aisément apaisée. (/d.)

Ce n'est pas un fort bon moyen Pour payer que de n'avoir rien.

(La Fontaine.)

DÉTEUMINATIONS d'aCTIONS.

On confond aisément le vice et la vertu.

(Lenoblb-> Ne vous fiez pas trop à la première vue.

(Franc, ue Neufcuatead.) Les arbres, de la terre agréable parure, Sortent diversement des mains de la nature.

(Delille.) Le riche est né pour beaucoup dépenser ; Le pauvre est fait pour beaucoup amasser. ( Voltaire. ) L'arbre né de lui-môme étale fièrement De ses rameaux pompeux le stérile ornement.

(Delille.)

Los qualités que nous apercevons dans les objets ou que nous leur attribuons peuvent exister en eux à tel ou tel degré. Je juge que la qualité sage existe dans l'objet enfant , et je dis: l'enfant est sage; mais si je veux déterminer à quel degré cette qualité existe dans 1 enfant, je dirai : l'enfant est peu sage, assez sage, TRÈs-sage, N'esi pas sage, et le ûcgre de la qualité sera exprimé par les mots peu, assez, très, ne pas.

Les actions produites par les objets sont également susceptibles de degré. Si je dis: rierre travaille, nous marchons, ils courent, tu descends, vous montez, je ne détermine par aucune idée accessoire les actions désignées par les mots travaille, marchons, courent, descends, montez. Mais si je dis au contraire: Pierre travaille bien, peu, beaucoup, SOUVENT, NE travaille pas; nous marchons doucement, longtemps; ils courent VITE, rapidement; tu descends lentement ; vous montez inutilement, les mots bien, peu, beaucoup, souvent, ne pas, doucement, longtemps, vile, rapidement, lentement, inulilement, déterminent les actions, soit par une idée de degré, soit par une idée de temps, soit par une idée de manière.

€ette quatrième espèce de mots sert donc à déterminer les qualités ou les actions, soit par une idée de degré, comme très, fort, trop, plus, moins, peu, beaucoup; soit par une idée de manière, comme lentement, doucement, rarement, aisément, diversement, fièrc' ment; soit par une idée d'époque ou de temps, comme demain, aujourd'hui, hier, toujours, jamais; soit enfin par une idée do lieu, comme ici, là

1 ous les mots qui servent à déterminer les gradations, les nuances diverses d'une même qualité ou d'une même action, s'appellent adverbes, c'est-à-dire mots destinés à modifier les verbes, parce qu'ils accompagnent plus ordinairement les verbes.

EXERCICE ÂNÂLYTIQVE.

(Dire si les mots imprimés en italique déterminent les actions ou les qualités par une idée de degré, de

temps, de manière ou de lieu. )

« Mon mallieur nVst que trop certain : On me pousse et repousse, haut en bas OD m'envoie,

£t la raquette en rit de joie. • Pauvres solliciteurs, voila votre destin. Un philosophe, en cour, est d'un lrès-m\oce aîoi

Kèflexion cl jeunesse

Ne s'unissent pas aisément

(MoLLEVAL'T.J (IliUMO.NT.)

(KlVEENilS.)

l'aimerais (Ujet qu'on fût recoanaissant. (Lome4rd de Langres.)

De tous les tourments le plus rude à sentir, C'est linutilile d'un trop long repentir. (1". DE NcDrcBATEAD.) Le repentir toujours Suit de follet amours, Tl/là'i* jamais il n'oppresse Un cœur br&Laot du feu d une chaste tendresse. (Do Hocttti.) Après avoir Pien travaillé, fait son devoir, li est juîtc qu'on se repose. f.E BRUN.)

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