AVEC SIGNES DE RAPPORT
La bonté de Dieu est infinie. (Fénelon.) Seigneur, je viens à vous. (Racine. 1
Il était sur son char. (Id.)
Ils courent après une ombre trompeuse.
iFÉNELON.)
Tout change avec le temps. (Voltaire. ) Ail! courez chez la reine. (Racine )
Tout parle contre lui. {Id.)
Je péris dans le port. (Corneille.)
Vous parlez en soldat. [Id.)
Sa patrie semble fuir devant lui. (Fé>elon.)
Il est facile de reconnaître qu'il n'y a pas de liaison entre les mots de la première série. La bonté... Dieu présentent l'idée de l'objet bonté et celle de l'objet i)i'eif; mais aucune liaison, aucun rapport n'est établi entre ces deux objets
Cette absence de liaison ou de rapport ne se remarque pas dans les mots de la seconde série. Dieu est lié à bonté ; viens à vous; char à était; ombre à courent ; temps à change ; reine à courez ; lui ixparle ; port à péris ; soldat à parlez ; lui à fuir.
Les mots qui ont établi cette liaison, ce rapport, sont de, à, sur, après, avec, chez, contre, dans, en, devant.
Or, on comprend bien que, puisque l'esprit saisit des rapports, soit entre les objets, soit entre les qualités ou les actions de ces mêmes objets, il faut nécessairement dans les langues une espèce de mots qui soient signe-s de ces rapports, qui les indiquent. C'est précisément ceux dont nous nous occupons en ce moment qui remplissent cette fonction. Les deux mots mis en rapport sont appelés les deux termes du rapport. Les mots appelés prépositions précèdent toujours le second terme du rapport. C'est pour cette raison que les grammairiens les nomment prépositions, d'un mot latin qui veut dire : placé devant.
EXERCICE ANALYTIQUE
(Désigner les deux termes du rapport.)