AVEC SIGNES DE RAPPORT
On est toujours estimé quand on est honn'le homme. (Dicr. de Morale.)
Les gens qui savent peu parient beaucoup, et les gens qui savent beaucoi>p parlent peu,
(J.-J. Rousseau.)
On donne des conseils; maii on ne donne pas la sagesse d'en profiter. La Rocuefoucaulo.)
Je pense, donc Dieu existe. (La Bucvère.)
Jean Jacques Rousseau a été fort persécuté, parce qui'i prenait le prrli des malheureux.
(Bekn. de Saint-Pierre.)
Il faut se hâter de jouir, tandis qu'il est encore temps. (Massilloji.)
De même qu'on met en rapport deux mots, on peut aussi mettre en rapport deux énonciations de jugements, deux pensées. Si je dis : On est toujours estimé... on est honnête Aomme, j'exprime deux jugements isolés l'un de l'autre ; mais si je dis : On est toujours estimé QUAND on est honnête homme, le mot quand, placé entre la première pensée et la seconde, établit un rapport de dépendance et subordonne le premier fait au second.
11 y a donc une espèce de mots dont la fonction est d'établir un rapport entre deux jugements énoncés, entre deux pensées: tels sont les mots et, quand, mais, donc, parce que, tandis que, des exemples cités.
Tous les mots qui servent à joindre deux pensées s'appellent conjonctions , mot formé de la préposition cum qui signifie avec, et du moi j une tio, jonction, union. Cette dénomination peint parfaitement la fonction que cette espèce de mots remplit dans le discours.
EXERCICE ANALYTIQUE
(Désigner les deux pensées entre lesquelles le rapport est établi.)
Un rirn sunit pour amuser l'enfance ;
ItTtti.'! dans ses jfux, phis qu'on ne pense,
S'inlroilu'sent deja Irs (lassions dis grands. (ruiAKT.)
Parfois un sol fjossede un eiii|iiol d'iinnortauce,
YanJir que les talents, Tesprit et la science
Sont relégués dans <iuelc]ue coin. (Di LA BoSTtXTI.)
Les jiremiiri s 1. çons pruvent loul sur lis hommes,
El l'educatiuu nous fait ce que nous soiumes. (KoBMtai.)
Que sert d'ecUirer les cens Quand lU n'ont pas re^u de quoi Toir la lumlcre? ^NivtsUAJS.)
{ 810 ) SUBDIVISIONS DES CuNJOINCTIONS.
^^^^ 1^0 DCCLXXIX. o^^^^
DES CONJONCTIONS COPULATIVES.
Le snge est citoyen : il respecte à la fois El le trésor des mœurs, et le dépôt des lois.
(ClIAMI'FORT.)
Ileiireiix celui qui sait se contenter de peu! son sorinneil n'est trouble «i par les iraiiites, ni par les désirs honteux de l'avarice. (Trad. d'HouACK.)
Puisque chacun ici prend ce qui lui convient, Par droit d'aubaine aussi, rinetle m'appartient.
(KEGISAnD.)
Je ne saurais passer pour femme, à mon avis, Ni pour veuve non plus, piiisau'en eriel j'ignore Si le mari que j'eus est mort ou vit encore. [Id.) Je le sers tant pour lui que pour me faire plaisir.
(Académie.)
Les conjonctions copuîatives sont celles qui servent à rassembler deux noms ou deux verbes sous une même affirmation ou sous une même négation Telles sont oour l'affirmation e/, uasst, tanf... que; pour la négation, ni, nonplm.
-<— ^ K DCCLXXX . OM