ADJECTIFS
Les qualités propres aux objets qui environnaient l'homme se firent nécessairemeni remarquer aussitôt qu'il connut ces objets mêmes; un fruit doux et agréable ne pouvait pas être confondu avec un fi ait amer ou qui contenait des sucs vénéneux; le chien, si naturellement ami de l'homme, si disposé à le servir, à se sacrifier môme pour lui, dut se faire distinguer du loup ou du tigre qui semble détruire et déchirer les autres animaux sans besoin , sans nécessité, par le seul instinct de sa férocité naturelle. Nos sens eux-mêmes nous forcent à décomposer les objets que nous officia nature : les couleurs, les formes, les qualités tactiles, etc., n'affectent point en nous les mêmes organes; nous sommes obligés de nous en faire autant d'idées diverses qu'il y a d'organes diflé-
renls auxquels renlendement peut rapporter les sensations que nous en recevons; de là une troisième classe de mots, tout-à-fait distincte de celles dont nous avons parlé; c'est celle des adjectifs, qui désignent non plus l'objet même, mais la manière d'être de l'objet.