M"« de Sévigné écrit out
3. Seul de ces verbes, avoir, nous l'avons vu, a conservé son orthographe archaïque au participe passé et au prétérit.
ji. Il est à peine utile de faire remarquer qu'il n'y aurait aucune confusion possible avec pan (Je mur). Voyez § 19.
ment liés entre eux, comme par exemple un pronom et son verbe, nous avons (•).
38. Un certain nombre de mots se terminent par s (même des substantifs et des adjectifs au singulier), comme dans les langues d'oîi ils sont tirés. Parmi les mots d'origine latine, ce sont en général ceux dont le radical latin se terminait par cette lettre ou par une autre susceptible de la produire, et quelques-uns qui se sont maintenus sous la forme du cas en s ('■'). On prononçait cette s au moyen âge, comme on le fait encore exceptionnellement dans lis et quelques autres, et on la conserve par archaïsme, bien qu'on ne la fasse plus entendre en principe qu'en liaison. La liaison est souvent omise, ^auf lorsqu'un adjectif est placé devant le nom (un mauvais ami); ailleurs, on ne la fait guère que sous l'influence de l'orthographe, quand on y pense ou quand on lit.
39. Les lettres muettes finales, s ou toute autre, outre qu'elles sonnent parfois dans les liaisons, se retrouvent dans les dérivés : ainsi on a l'.s' de compas dans compassé, le t de chat dans chatte et chatterie, \ep de drap da.nsd7'aperie. Quant aux mots qui n'ont pas de dérivés analogues, on peut considérer la lettre nuiette qui les termine comme une sorte de |)ieire d'attente pour les dérivés auxquels ils pourront plus tard donner naissance. Toutefois le c final de fer-blanc n'a pas empêché d(ï former des dérivés par un t : ferblantier, ferblanterie, au lieu de ferblanquier. On a
1 . l'ourla qiiesliiin des liaisons, je renvoie à mon Précis irortlioç/mplie p/j())u'OV/iie (Paris, Masson, édileur), pi^'es 29, 31, 32, -'lO-'So, /•:, 48, -)2, 53 et suivantes.
2. L'ancienne langue avait deux cas pour clia(|ut> nomiu'c des noms et des adjectifs. L'un de ces cas était terminé |)ar s comme notre pluriel actuel.