‹ Grammaire raisonnée de la langue françaiseChapitre 117 sur 139 · CONJUGAISON MORTE. — PRÉTÉRIT · texte numérisé non relu

CONJUGAISON MORTE. — PRÉTÉRIT

Naître a au prétérit un radical spécial, naqu, d'où ce je naquis. »

382. La flexion ts se substitue à la partie finale du radical : 1® dans les deux seuls verbes en oir qui n'aient pas us au prétérit (§ 380) : voir (radical voy), je vis; asseoir (radical assoy), Cassis ; — 2® dans un seul verbe en ir, (ac)quérir (et naturellement aussi conque-rir, enquérir y reqaérir^^ qui fait j\ac)quis ; 3<* dans les verbes prendre, faire, mettre et dans un petit nombre de verbes en tre (pas en uire), ceux qui ne sont ni de la famille de lire (prétérit en us), ni de celle d'écrire (§ 381).

Prendre radical t pven » prétérit : je fris

Faire « îais » je îis

Mettre « mett » je mes

Rire « ri » je ris

Dire « dis » je dis Etc.

383. Les verbes en ire dont nous venons de parler se trouvent avoir le singulier du prétérit identique au singulier de l'indicatif présent. S'ils étaient traités comme les verbes en uire, on aurait au prétérit « je sufflsis, je disis, etc. »

384. Deux verbes seulement de la conjugaison morte ont un prétérit tout à fait irrégulicr : tenir, qui fait je tins, et venir qui fait je vins.

385. Notons que certains verbes, tels que frire (qui ferait je fris), traire, gésir (qui ferait je /tw), clore (qui ferait je closis) ne sont pas usités au prétérit.

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