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1842, et il fut unmmé,en 1852, médecin en chef de l'hôpital militaire de Metz. En 1854 , II. Scoutetten prit port à la campagne de Crimée et reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur. Membre de la Société des sciences médicales de la Moselle, correspondant de l'Académie de médecine de Paris (1840), etc., M. Scoutetten a publié, outre un grand nombre de mémoires, des travaux est mes. Nous citerons de lui : Mémoire sur l'anatomie pathologique du péritoine (1824); Méthode oculaire ou Nouvelle méthode pour amputer dans tes articulations (1827); Histoire médicale et topographique du choiéramorbus (tS31); Sur la cure radicule des pieds bots (1834); Leçons de phréuologie (1834); Observations de chirurgie (1839); De l'eau sous le rapport hygiénique et médical (1813); Sur l'hydrothérapie (IS44); Relation médicochirurgicale de lu campagne de Knbylie (1858); Sur les momies d'Egypte et sur la pratique des embaumements (1859); De l'électricité considérée comme nuise principale de l'action des eaux minérales sur l'organisme (1804); De l'origine des activas électriques développées au contact des eaux minérales avec le corps de l'homme (1866) ; Elude sur les trichines (1860, in-SJ); De la température du corps sain et malade (1807) ; Du cliloral (1870), etc.
SCRABE s. f. (skra-be). Céramiq. ï\om donné, dans les fabriques de pipes, aux rognures de pipes crues que l'on ajoute à la paie pour en rendre la dessiccation plus prompte : Le batteur coupe avec une patette de bois les scradks trop grosses et les fait entrer avec les plus petites dans l'argile trempée. (Magtiier.)
SCRABER v. a. ou tr. (skra-bé — rad.
scrabe). Céramiq. Incorporer des scrahes dans : Pour scraber la terre, on se sert ordinairement d'une estampe, du battoir ou du piqueron.
SCRAMAISON s. f. (skra-mè-zon — du bas lat. scramasaxus , espèce de couteau). Techn. Opération qui consiste à enlever de la surface du verre en fusion les impuretés qui s'y sont amassées.
SCRAMASAXE s. m. ( skra-ma-sa-kse).
Ancienne l'orme du mot estramaços. || On trouve aussi scamasaxk et scajiasax.
SGRAPTERs. m. (skra-pter). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des apiens ou îneUifëi'es, tribu des andrénides, dont l'espèce type vit au Cap de Bonne-Espérance : Les SckaptlrS ont beaucoup do caractères communs avec tes dasypodes. (H. Lucas.)
SCRAPTIE s. f. (skra-ptî). Entom. Genre d'insectes coléoptères heteromères, de la failli le des trachelydes, tribu des authieides, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Europe et les Etats-Unis.
SCRIBA, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de New-York, à ssokilora. N.-O. (i'Albauy , à l'embouchure de l'OsWego ; 5.000 hab.
SCRIBiEA s. m. (skri-bé-a — de Scribe, 11. pr.). But. Syn. de cucuBale, genre de caryo-
phylléL>s.
SCRIBAM (Charles), littérateur belge, né à Li 'ixel.es en 1561, mort à Anvers en 1029. Il étuuia la philosophie à Trêves, entra chez les jésuites de cette ville et fut l'un des douze reiigieux envoyés en Flandre pour fonder des succursales de l'ordre de Saint-Ignace. Il professa à Anvers et à Douai, fut investi de plusieurs charges importantes et nommé deux fois provincial. Dans les deux voyages qu'il lit à liuuie, Scribuni conquit la sympathie du pape. Avec un tel appui, il travailla avec pius d'ardeur que jamais k l'extei.sioii de sa société, qui lui dut la maison professe et 1 église d Anvers, le noviciat de Lyre, le cullége de Matines et plusieurs autres établissements. Fixé en 1625 k Anvers, il reçut les marques les plus llatteuses d'estime ues princes d'Europe. Au milieu de ses incessantes occupations, tant spirituelles que matérielles, Seribani trouvait encore le moyen de composer des écrits théologiques, uans lesquels il ueversait l'injure sur les ennemis du catholicisme. Citons : Ars mentiendi calvinistica tMaycaiee, 1C02, pet. in-12) ; Amphithealrum honoris (Namur, 1005, in-4»), livre qui renferme de telles violences que Casaubon l'a quaiilié Y Amphithéâtre de l'hurreur et que la société fut obligée de le desavouer; ÙrthodojdB fidei coittr^uer&ia (Anvers, 1009, in 8») 1 Potuicus christianus (Anvers, 1624).
SGP.IBAKIE s. f. (akri-ba-nl — dulat. scribere, écrire). Ane. pratiq. Grotte d'un tribunal.
SCRIBE s. m. (skri-be — latin scriba; de scriOtre, écrire. Le latin scribere appartient, selon p.usieurs étymologistes, à Ij. mémo famille que le grec yrapheiu, écrire, graver, creuser, ie gothique yrabun, creuser, et l'ancien slave gre/isti, euseveir, c'està-dire creuser, d'où grubu, fosse. 11 y uurait eu prosthèse uu s dans le latin scribere. Autrefois, on écrivait eu creusant avec un stylet des tablettes enduites de cire). Homme qui gagne sa vie à écrire, et particulièrement à copier des écritures, a faire des expéditions d'actes.
— Hist. Secrétaire des rois de Juda. il Intendant aes armées juives. Il Docteur juif qui
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enseignait la loi au peuple : Toutes les pages de l'Evangile maudissent les scribes et les pharisiens.
— Hist. relig. Dom scribe, Secrétaire général des chartreux,
— Féod. Oflieifr travaillant, sous un chancelier, à la réfaction de certains actes.
— Encycl. On appelait scribe, chez les anciens, un officier subalterne de justice. C'étaient des sortes de greffiers qui enregistraient les arrêts, les lois, les sentences, les actes, et qui en délivraient copie aux intéressés. La corporation des scribes, beaucoup plus honorée chez les Grecs que chez les Romains, était divisée en différentes classes, suivant que les sci'ibes étaient employés par des magistrats supérieurs ou subalternes. En Grèce, pour être scribe, il fallait joindre uu certain savoir à une bonne naissance, à une grande intégrité, parce qu'on entrait quelquefois dans les secrets de l'Etat; mais à Rome, les scribes, considérés à juste titre comme des mercenaires, n'avaient aucune de ces qualités. Les scribes de Rome parvenaient rarement aux grandes dignités; cependant, un scribe devint préteur sous la dictature de César. Pour parvenir aux charges publiques, les scribes devaient renoncer k leur profession et s'engager par serment à ne plus l'estercer. Pourquoi cette loi prohibitive? C'est ce que nous ignorons. Les scribes étaient pourtant fort utiles à l'Etat; ils enseignaient les lois k la jeunesse qui se destinait à la magistrature et ils augmentaient ainsi leur crédit en s'ouvrant les meilleures maisons de Rome. Caton les trouva arrogants et prétendit devoir réprimer leur orgueil en les soumettant à de nouvelles lois. Après avoir porté différents noms, selon les époques, ils fureut désignés sous celui de notarii au temps des empereurs romains.
Les scribes de la Bible étaient des écrivains dont l'emploi était des plus considérables à la cour des rois de Juda. C'étaient encore des commissaires d'armée chargés de la revue des troupes et de leur dénombrement. J urémie parle d'un scribe qui était prince des soldats et qui leur faisait faire l'exercice. Le mot scribe avait encore ce sens au temps des Macchabées. On a fait remonter l'origine des scribes au temps de Moïse ; mais leur nom no paraît pour la première fois que sous les juges. D'ailleurs, on est fort peu d'accord à ce sujet, les uns affirmant que David les institua, les autres croyant que cette dignité était venue de la Chaînée ou de l'Assyrie et qu'elle ne fut établie qu'après le retour de la captivité ; cette discussion ne mérite guère que l'on s'y arrête. Nous devons nous contenter de savoir que les scribes étaient des savants, des docteurs de la loi, dont le ministère consistait à écrire et à interpréter l'Ecriture. Us étaient fort en crédit et très-estimés, puisqu'ils avaient le même rang que les prêtres et les sacrificateurs, bien que leurs fonctions fussent différentes.
On distinguait trois sortes de scribes : 1<> Les scribes de la loi, qui étaient les plus considérables et dont les décisions étaient révérées autant que la loi de Dieu même ; 2° les scribes du peuple, sorte de magistrats comparables aux scriôes de la Grèce et de Rome; 3" les scribes du sanhédrin, qui n'étaient autre chuse que des notaires. Une question souvent débattue a été de savoir si les scribes formaient une secte ou une corporation. On pourrait le supposer, quand on voit les premiers écrivains chrétiens compter les scribes parmi les sectes des Juifs. Mais il paraît plus vraisemblable que, du temps de Jésus-Christ, où toute la science des Juifs consistait principalement dans les traditions pharisiennes et dans l'usage qu'on en faisait pour expliquer l'Ecrituie , le plus grand nombre des sci-ibes étaient pharisiens, sans pour cela former une secte il part; aussi, dans lEvangile, trouve-t-on presque toujours le nom de scribe joint à celui de pharisien.
SCIUBE (Augustin-Eugène) , célèbre auteur dramatique, ne à Paris en 1791, mort dans la même ville le 20 février 1S01. Son père était marchand drapier, rue Saint-Denis , à l'enseigne du Chat noir; sa mère, restée veuve, essaya de lui l'aire faire sou droit, et son tuteur, l'avocat Monnet, défenseur du gênerai Moreau, pressait vivement le jeune Scribe de suivre la meule carrière que lui. Mais en même temps qu'il suivait les cours de l'école, celui-ci se sentait beaucoup plus de goût pour le vaudeville etdébutait au théâtre des Var.ctés (13 janvier 1810) par une petite pièce, le Prétendu sans le iaootr ou l'Occasion fait te larron, qui n'eut aucun succès. Des s.ltlcts accueilliient la chute du rideau, et Potier, qui jouait un des rôl s, n'osa pas même nommer l'auteur, a Messieurs, dit-il au milieu des éclats de rire et des applau lissem jms ironiques, la pièce que nous venons d avoir 1 honneur de vous donner est d'un tres-jeune littérateur; c'est son coup d'essai. 11 leçoit avec reconnaissance les applaudissements que vous vouiez bien lui donner comme gage d'encouragement et vous prie de vouloir bien lui permettre de garder l'anonyme. » La pièce lut néanmoins imprimée et elle figure au nom de Scribe dans le catalogue de la bibliothèque de Soleinne. Scribe 11e se découragea pas, et une douz.une d'autres échecs successifs n'ébranlèrent en rien la foi qu'il avait dans t.a vocation dramatique. Tout ce qu'il nt jouer
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jusque vers 1815 : les ZJ<?^ /i , l'Auberge ou 1 a Bri'gnuds s/tus le savoir Koulikan, Thibault, comte de Champagne , Thomas le chanceux ou les ÎVow bossus, Darbnnera ou la iViiif de noce, le Gascon ou la Pompe funèbre, etc., eut le sort du Prétendu sans le savoir. Lu, Chambre à coucher, opéra-comique (29 avril 1813), lu Itediuijote et la perruque, mit ru opéra-comique (1815) , Une nuit de lu garde nationale, vaudeville ou plutôt pochade en un acte (18 15), ne réussirent guère mm plus, quoiqu'elles continssent en germe tomes les qualités du futur auteur du Uomino unir de l'Ours et le pacha. Ces pièces, pour quelques-unes desquelles Scribe parda cnrari!
I anonyme, ne révélaient pas seulement sa ténacité; elles monnaient aussi sa fer.il té d'invention, l'art qu'il devait porter si loin de remplir la scène, d'occuper 1 attention, de mettre en œuvre d'une façon habile toutes sortes d'idées que lui apportaient de zélés collaborateurs, Dujiiu , ùolestre-Foirson , Varncr , Itnbert , Mélesvdle et jusqu'à Désuugiers, 11 faut dire aussi que son stoïcisme a supporter les échecs était entretenu non -seulement par la confiance propre à la jeunesse, ma, s aussi par nue diz une île mille livres de rente, qui lui perm ttaient d'attendre des jours meilleurs. A feree de travailler pour le théâtre, de se rendre compte de l'optique particulière à la scène, d'étudier le jeu et les ressources des acteurs, il parvint bien vite à savoir ce qu'il fallait donner au public pour en être bien venu et il ne compta presque plus dés lors que des succès : Flore et Zéphire , le Comte Ory, vaudeville qu'il transforma plus tard en opéra, le Nouveau Pourceaugnac, le Solliciteur, la Fête du mttri, les Deux précepteurs, Une visite à Bedlam, etc. Tous ces vaudevilles recelaient assez de bon comique et même d'observation pour que Schlcgcl, qui n'aimait pas Molière, préférât l'un d'eux ,1e Solliciteur, au Misanthrope. Cependant, c'est à peine si on les compte dans l'œuvre du fécond écrivain dramatique.
De 1820 à 1825 parurent ces petites pièces si pleines de mouvement, ces comédies légères qui portèrent si haut la fortune du Vaudeville et surtout du Gymnase : VOurs et le pacha, lo Secrétaire et le cuisinier, Mon oncle César, le Ménage de garçon, la Petite tœur, Valérie, etc. Toutes ces pièces représentent ce qu'on peut appeler la première manière de Scribe, c'est-à-dire l'art de donner à des riens un charme et un intérêt réels, celui de s'emparer de l'actualité quelle qu'elle soit et de la présenter à un public tout disposé à entendre à demi-mot et qui arrive a. se croire le collaborateur de l'auteur. De là un certain dédain | our le coté élevé des choses, et la glorification suptème des intérêts matériels. Les types de Scribe, à défaut de lu vérité absolue, avaient surtout l'avantage de flatter la bourgeoisie, dont le règne allait commencer ; ses intéressantes veuves et ses fringants colonels de vingt-cinq ans, ses pères, ses oncles, ses tuteurs n'existent pas dans la vie réelle; ils ne prennent consistance que devant le feu de la rampe; mais tout ce monde-là est lils de ses œuvres et l'auteur a toujours soin de placer dans la bouche de ses personnages quelque maxime propre k flatter le libéralisme à Heur de peau de son auditoire. Son grand art a toujours consisté a suivre les courants de l'opinion et à s'emparer du public, non en le dominant, mais en subissant lu tyrannie de ses caprices et de ses modes. La recette est sans doute bonne, puisqu'elle a toujours réussi à Scribe, et sous la Restauration son influence littéraire fut telle que sa langue cette langue incorrecte et banale où le manque d'art simule à s'y méprendre le naturel, tut sur le point de devenir la langue courante; on voulait pouvoir causer comme les veuves et les colonels du Gymnase I
La position de S^nbe était alors fort belle, eu égard surtout au genre inférieur qu'il exploitait. Aux termes de son traité avec Uelestre-Poirson, le directeur du Gymnase, il •avait une rente viagère de 10,000 francs, un bénéfice proportionnel sur les recettes, bénéfice évalué à 8,000 francs, et une prime de 750 francs par acte. Ce traité, tout lucratif qu'il était pour Scribe, fut au moins aussi piofllable au théâtre, qui s'assura de cette manière une suite non interrompue de succès; le répertoire du ih àtre de Madame, c'est le nom que prit le Gymnase quand il l'ut placé sous le patronage de la duchesse de Berry (1823), passa pour l'idéal dramatique durant toute la seconde période de la Restauration. En outre, Scribe ne se contentait pas d'être le fournisseur attitré du Gymnase ; il s'essayait, sur d'autres scènes, à tous les autres genres, opéra-comique, bailet, opéra, comédie, si bien qu'il finit pur èire le fournisseur ordinaire de presque tous les théâtres de Paris. Comme auteur de livrets d'opéra ou d'opéra-comique, il a montré une hubleté que bien peu ont égalée, et son coup d'essui en ce genre, la Dame blanche (1825), peut passer pour un coup de maître. Sa prem.ère tentative dans la comédie sérieuse, Valérie (Théâtre-Français, 1822), se rossent encore beaucoup des habitudes du vaudevilliste; Valérie était un vaudeville en un acte, destiné au Gymnase, et que Scribe, pour le transférer au Théâtre- Français, se contenta d'allonger en intercalant des conversations.
II prit sa revanche avec le Mariage de rai-
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sou (I82C) et le Mariage d'argent (1827), qui donnent à peu près la mesure de ce qu'il a pu faire dans la comédie ,1e mœurs. Ce n'est assurément pas de la haute comédie, comme on entendait ce genre au xvii6 siècle; Scribe a une observation trop superficielle et il ne sait dégager des mœurs de son époqiie que les éléments pa-sagors; mais il masque son intériorité par l'entente de la scène, l'art de prolonger sans fatigue une situation, d'en présenter même de fort scabreuses qu'une autre m. lin que la sienne eût été inhabile à dénouer. A ses ci-mêdies du Théâtre-Français les amateurs de Scribe préfèrent son répertoire ordinaire, le genre de pièces qu'il 0. munit k la même époque au Gymnase : Michel et Christine, la Demoiselle à marier, le Iliplntnate, l'Héritière, les Premières amours, la Venue du Malabar, le. Baiser nu porteur, Fronlin, mari garçon, la Loge du portier, etc., simples binettes construites sur la pointe d'une aiguille et dont la donnée est souvent originale. Scribe, dans son ambition de toucher à tout ce qui regarde l'art dramatique, s'essaya même aussj dans lu comédie en vers : le Sol' licitenr, pièce plus que médiocre , et dans le gros drame du boulevard ; Dix ans de la vie d'une femme ; mais ces deux genres étaient en dehors de ses moyens et il y renonça. Kn même temps, il remportait ses plus grands succès h l'0|iéra-Couiii|iie et nu Grand-Opéra avec Fra Diavnh, (1830), le Philtre (1830), Hubert le Diable (1831), la Juioe (1833), les Huguenots (1836), ['Ambassadrice (1S3G).
Avec llertrand et Union , comédie en cinq actes (Théâtre-Français, 1833), Scribe inaugura nue nouvelle manière et commença la série de ses comédies historiques ou politiques, où ia politique et l'histoire véritables n'ont pas grand'chose à voir, mais qui sont restées les modèles d'un genre nouveau. Cette série se compose de Bertrand et /talon, de Y Ambitieux (Théâtre-Français, 1831), delà Camaraderie (Théâtre-Français, 1830), des Indépendants (Théâtre-Français, 1837), delà Calomnie (Théâtre-Français, 18t0),du Verre d'eau (Théâtre-Français, 1840), toutes comédies en cinq actes, développant largement un thème plus ou moins original. 11 est certain que dans ces pièces Scribe rapetisse énormément la politique et l'histoire, en ne faisant voir dans la pn mière qu'une suite de petites intrigues et Oe petits moyens mis en branle par de tout petits hommes, et dans la seconde qu'une suite de faits dérivés des causes les plus intimes; mais il montre beaucoup d'esprit dans les situations qu'il fait dériver de ces prémisses Contestables , dans ses Bertrands politiques gobant les marrons que tirent du feu les Ratons révolutionnaires, dans Ses camarades qui se font la courte échelle et barrent lu route au talent en faveur de leurs propres médiocrités; V Ambitieux, les Indépendants et la Calomnie sont méine des œuvres assez fortes, bien conçues et bien développées, auxquelles il ne manque qu'un peu plus de profondeur dans les caractères, un peu plus de sévérité dans le style, pour être classées parmi les corneilles vrniiiieni sérieuses; mais la facilité gâtait Scribe. Quant à sa théorie historique des petites causes et des grands effets, Scribe n'en était pas l'inventeur; Voltaire l'a spirituellement énoncée dans quelques passages de l'Fssni sur tes mœurs, et elle a quelque chose de séduisant. C'est dans le Verre d'eau queSenbo en a tiré les plus grands effets. «Vous croyez peut-être, dit le Machiavel de la pièce, vous croyez comme tout le inonde que les catastrophes politiques, les révolutions, les chutes d'empires viennent de causes graves , profondes, importantes? Erreur 1 Les Etats sont subjugues par des héros, des grands hommes, mais ces grands hommes sont menés euxmêmes par leurs passions , leurs caprices, leur vanité, c'est-à-dire par ce qu'il y a de plus petit et de plus misérable au monde. Moi qui vous parle, moi qui jusqu'à vingt-six ans tus regardé comme un élégant, un étourdi, un homme incapable d'occupations séiieuses, savez- vous comment tout d'un coup je devins un homme d'Etat, comment j'arrivai à la Chambre , aux affaires , au ministère? Eh bien, je devins ministre parce que je savais danser la sarabande, et je perdis le pouvoir parce que j'étais enrhumé. » C'est bohnnbroke , le ministre de la reine Aune , qui parie ainsi. Dans la pièce de Scribe, conformément à l'anecdote historique, c'est un vert u d'eau répandu sur la robe de la reine qui met la brouille entre les puissances et lo feu aux quatre coins de l'Europe; dans la Calomnie , c'est la parole d'un garçon de baia qui décide du sort des empires. Une école historique aurait tort d'user de ces proeéiés; l'iiisluiieii est tenu de rechercher les causes profondes qui font que le moindre accident a des conséquences énormes; mais 1 écrivain dramatique est plus libre, et un grain du paradoxe assaisonne agréablement ses fictions ; il n'est tenu que de plaire, n'amuser, d'intéresser, et Scribe s'est assez bien acquitte de celte tâche pour qu'on n'ait rien a lui leprochcr.
La seconde partie de la carrière de Scribe, de 1840 à 1861, fut tout aussi remplie et tout aussi glor.euse que la première. Au Thcàire- Frauçais : Une chaîne (1841), le Pn/f (lsls), Adrienne Découvreur (1819), les Contes de la reine de Navarre (1850), HuUtille de dames (1851), la Czarine (1«55) ; a l'Opéra ou a l'Opera-Comique . la Favorite (1840), les Diamants de la couronne (1841), la Part du dia-
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i/e(1843), Haydée (1847), le Prophète (1849), l'Etoile du Nord (1854) et une foule d'autres pièces continuèrent dignement le succès de leurs aînées. Pour mener de front tantd'cativres diverses, imaginer tant de sujets, combiner tant d'intrigues et de moyens dramatiques, il est vrai que Scribe usa largement de la collaboration. Le nombre des pièces qu'il a signées seul est très-restreint, comparé nu chiffre de celles où son nom ne ligure qu'avec deux ou trois autres. Cependant la plus grande part du succès lui revient légitimement, et ses collaborateur» ont toujours été unanimes h lui rendre la plus entière justice. Lui qui avait le don de voir des sujets île pièces partout, pour qui une anecdote qu'il entendait raconter, un bout de conversation qu'il saisissait étaient un point de départ suffisant, il avait encore plus le talent de deviner l'idée dramatique demeurée à l'état latent dans les canevas souvent informes qu'on lui apportait. Lorsqu'on 1836 il fut reçu membre de l'Académie française, car cette suprême consécration de ses succès ne lui a même pas manqué malgré son insuflisance comme écrivain, on disait plaisamment qu'à cote de son fauteuil il faudrait au moins donner une banquette k ses col.aborateurs. Vlilcmain fut plus juste: «Sans eux, dit-il dans sa réponse au discours de réception de Scribe, vous n'aur.ez peut-être pas fait toutes vos pièces , mais sans vous elles n'auraient pas réussi. ■ Scribe avait acquis, par le théâtre, une fortune considérable et il en était justement lier. Nommé cunniiuiideiirde la Légion d'honneur, il prit pour armoiries une plume avec cette devise : Inde fortuun et ttbertas. Sur la porte de son domaine de Séricourt, acheté avec le produit de ses pièces de théâtre, il avait fait graver ces deux vers :
Le théâtre a payé cet asile champêtre;
Vous qui passez, merci! je vous le dois peut être.
Administrant sa fortune avec la même habileté qu'il combinait ses cinquièmes actes, il était devenu plus que inillioiinaiie et continuait a travailler comme dans su jeunesse. 11 avait encore sur le chantier des comédies, des vaudevilles, d"S opéras, Y Africaine, qu'il remaniait avec Meyerbe. r, la Circassieune, dont il surveillait les premières représentations, lorsque la mort le saisit inopinément. Le 20 féviier 1SG1. il allait en Voiture a un reiidez-v.ous d'affaires, lorsque son cocher, ouvrant la portière, ne trouve plus qu'un cadavre ; Scribe avait succombé à une attuque d'apoplexie. Son théâtre, dont nous donnons ci-apres la liste chronologique complète, ne comprend pas moins de trois cent cinquante pièces; quelques-unes, aux titres bizarres, doivent leur existence k ce que Scribe voulut que le catalogue alphabétique de ses œuvres couvrît, sans lacune, toutes les lettres de l'alphabet. On lui doit aussi quelques romans ou nouvelles: Carlo llioschi, Maurice, Judith, le Mui de carreau, la Maîtresse anonyme (184U, 2 vol. in-8<>), Piguilh Alliaga (1847, 11 loi. in-8°). qui n'ont tien ujouté a sa renommée.
M. E. Legouvé, qui a été souvent le collaborateur de Scribe et l'un des plus heureux, l'a apprcc.é de la manière suivante : « J'avouerai sans hésitation que, dans J'oeuvre de Scribe, il y u deux parties plus faibles que les autres et que ces deux parties sont la peinture des caractères et le. style. Seulement, nos qualités et nos défauts sont tellement liés ensemble et la prédominance d'une faculté maître .se réduit si souvent les antres à l'état de subordonnées, que l'infériorité iclative de Scribe comme écrivain et comme peintre de caractères tient en partie k -a supériorité comme auteur dramatique. La vie hautaine ne lui apparaissait qu'à la lueur de la rampe; il cenn ai-suil très-bien les hommes, mais il les voyait k lYtat de personnages de théâtre. Ue lit ce fuit singulier qu'il a créé une foule de jolis rôles et qu'il a produit très-peu de types généraux et profonds. Ce n'est pas que ia vie et la vérité manquent aux êtres qu'il jette sur la scène; sa finesse d'observation démêle k merveille et met bien en relief leurs travers, leurs prétentions, leurs passions; ils parlent comme ils doivent parler, ils agissent comme ils doivent agir dans la situation donnée, mais ils ne sont que les hommes de cette situation; ils lu remplissent, ils ne la dépassent pas. Au contraire, quand vous lisez Shukspeare, vous sentez coui ir autour de ses personnages un si grand souille de vie générale, ns portent une empreinte si caractéristique, qu'ils vous apparaissent iion-seult'iiieni tels qu'ils sont dans les circonstances présentes, mais tels qu'ils devront être duos toutes les circonstances possibles. Ce ne sont pas seulement des lôles, mais des hommes , des h mimes complets. Hicti de pareil chez Scribe; il a rarement le sentiment de ces fortes individualités qu'on appelle îles caractères, et, sauf dans Bertrand et Union, Runtzuu et Uurgstraf, sauf une admirab.e dernière scène dans X Ambitieux, un peut dire que ses Comédies olfient moins la peinture que la mise en scène du cœur humain.
» Son stjle donne lieu à la même remarque. Lu langue ne la comédie doit être à la fois une langue parlée et une langue écrite. Lisez \' Avare, le Festin de Pierre, Georges Daudiu : sans doute, c'est bien toujours non Juan on Harpagon qui parlent, mais vous y sentez toujours aussi Molière qui les fait parler. Scribe ne possédait que la munie de ses
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dans. Sou .sljlc a toutes les qualités de la conversation, le mouvement, la vivacité, le naturel, l'esprit; mais on y regrette trop souvent cette riche-se ne coloris et cette fermeté de dessin qui constituent seules le grand écrivain. Il a un antre to t. Tniit poète comique, mettant en scène les personnages de son époque, est bien forcé de leur prêter le langage de son époque; mais il y a bien du jargon, c'est-à-dire bien des éléments éphémères dans ce langage. L'art des maîtres est iledeméler dans l'idiome cotiraur les éléments périssables, de telle sorte qu'ils ne lui empruntent que juste ce qui est nécessaire pour donner k leur dialogue l'accent et la saveur du moment; Molière écrit à la fois dans la langue de son temps et dans la langue de tous les temps. Scribe, en raison même de son instinct seéniqiie, se sert trop du dictionnaire de la Restauration. Enfin, l'impétuosité, le d spotisme de sun instuict dramatique lui faisaient tout subordonner k l'action théâtrale, tout, même parfois la grammaire, non par ignorance, personne ne connaissait mieux sa langue que lui; quand il péchait eimire elle, c'était sciemment et avec préméditation.
« La France compte certainement des génies, des gloires plus éclatants; m, lis nulle part, pas plus eu France qu'a l'étranger, pas plus autrefuis qu'aujourd'hui, vous ne retrouverez l'équivalent de cette organisation phénoménale, de celte proil gieuse puissance dramatique qui s'appelait Eugène Scribe. Le prodige n'est pas qu'il ait aborde successivement tous les genres, c'est ■ ,u'i l les ait tous menés de front pendant vingt ans; c'est que pendant vingt ans il ait écrit de la même main et pre-que le méine jour un vaudeville et une grande comédie, un couplet et un poème, un librelto et un ballet ; c'est qu'enfin, devenu grand poOte tragique et lyrique, sans devenir grand versilieatcur et sans cesser d'être un chansonnier, il ait. pendant \ingt tins parcouru dans tous les sens le domaine dramatique k la façon des pionniers, cherchant toujours quelque eoill de terri; inconnue où planter son drapeau, et enrichissant par se.s conquêtes même les leux arts limitrophes du sien, ia musique et ia danse. ■
Nous ne reprendrons k cet éloge que ce que M. Legouvé ■lit de-, défaillances de style chez Scribe, défaillances, suivant lui, toujours voulues et calculées, (."est aller beaucoup trop loin. Au moment où Scribe fut reçu académicien, les petits journaux s'niiiuserent à reprendre dans son nombreux ivjiercoiie des phrases connue eelïes-ci : « Je ne la connaissais pas, cette jeune femme ; je ne savais pas l'intérêt que vous y portez. ■ (La Calomnie.) u Dans ce s eele d argent, ceux qui eu ont... ■ (Lo Mariage diligent.) « C'est plus que de l'esprit, c'est celui des affaires. » (Le Mariage d'urgent.) • Je pensais qu'on ne pouvait mettre trop de réllexion; toutes tes miennes sont faites. » (Le Mariage d'urgent.) « Je feras mieux da rester , dans votre intérêt. — Ne songez gu'ti ceux de votre mari. > (La Camaraderie.) Ou vil alors réapparaître le fameux couplet :
D'avoir pu le tuer virant Je me glorifir&i sans cessa
(Michel et Christine.)
et le vers monstrueux des Huguenots :
Sas jours sont menacés '. ah! je dois t'y soustraire 1
Ue telle; négligences ne peuvent pas avoir été calculées en vue d'un effet k produire; il vaut mieux dire que S Tibe, tout en connaissant lit ^3 utaxe, I . dédaignait profondément, et qu'il lui semblait nu-nes^ous do lui de s'occuper de ces vétilles : De nimimis non curât prsslorl
Voici la liste, par ordre chronologique, de toutes les pièces de Scribe : le Prétendu sans le saooir o i YOccn&iun fait le larron, vaudeville en un acte, sens :e pseudonyme d'Antoine (Variétés, ta janvier 1810); les Demis, avec Uermtiiii lie! ivigne, vaudeville en un acte (Vaudeville, 2 septembre 1811); l'Auberge ou les Drigunds sans le savoir, avec Delestre - Poirsou , vaudeville en un acte (Vaudeville, 19 mai 1812); la Chambre a coucher ou Une demi-heure de Hichetieu, ojieracomique en un acte, musique de Guénée (Opéra-Comique, 29 avril H13); Koulikan ou les Tortures, avec Dupiu, sous le pseudonyme de Saint-Marc, mélodrame en trois actes (Gaile, 13 mai 1813); Thibault, Comte de Champagne, avec Germain Dehivigne, vaudeville en un acte (Vaudeville, 27 septembre 1813); Thomas le chanceux ou les Trois tossus, avec I upin, vaudeville en un acte (Vaudeville, 21 février 1S14); Uarbuuera oiiluiVui* des noces, avec Dupin. folie-vaudevillH en un acte (Vaudeville, 21 juin 1814); le Bachelier de Satamunuue, avec Dupiu et Germain l)ela vigne, vaudeville en un acte (Variétés, 18 jauv ier 1815) ; la Hediugote et la peerur/ue, operu-comique eu trois actes, musique de Kreutzer et Krcitbe (Opéra-» oinique, 25 janvier 1815) ; la Mort et te Bûcheron, avec Lupin, folie-vaudet ille en deux actes (Vaudeville, 29 mai 1815); le Gascon ou lu Pompe funèbre, avec Lupin, VauJeville en un acte (Vaudeville, 14 octobre lsli), repris suus le titre des Héritiers de M. de Crac (Gymnase, 11 juillet 1829J; Une nuit de la garde na'tnuate, avec l)elestre-lJoirson, tableau vaodeviile en un acte (Vaudeville, 4 novembre 1815) ; Pao/o ou les Amoureux sans te savoir, avec Lupin, sous le pseudonyme de Lies-
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champs, comédie en un acte et en prose (Odéon, 9 novembre 1815) ; Encore une nuit de la garde nationale ou le Poste de la barrière, avec Delestre-Poirson, tableau-vaudeville en un acte (Porte-Saiiit-Martin, 15 décembre 1815) ; lu Comtesse de Troun, opéracomique en -trois actes, musique de Guénée (OpiTH-Comique, 17 janvier 1816); Flore et Zéfiliire , aveu Delestre-Poirson, à-proposvaudeville en un acte (Vaudeville, 8 février 1815); le Valet de son rival, avec Germain Delavigne, comédie en un acte et en prose (Udéon, 19 murs 1818), mise en vaudeville et représentée sous le titre des Nouveaux jeux de l'amour et du hasard (Gymnase, 21 juin 1822) ; Hamlet de M. le public, avec Delestre- Poirson, pantomime trafique en trois actes (Vaudeville, 4 avril 1816); Farinelli ou la Pièce de circonstance, avec Dupm, vaudeville en un acte (Viuideville, 25 juillet 1S 16) ; Tivoli, aujourd'hui fête extraordinaire , avec Murea.il et Delestre-Poirson, scènes épisodiques mèléas de vaudevilles (Vaudeville, 8 août 1816); Gusman d'Alfarache, avec Dupin, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 22 octobre 1816); les Montagnes russes ou le Temple de la Mode, avec Delestre-l'oirson, Merle et Dupin, à-propos-vandeville en un acte (Vaudeville, 31 octobre 1816); la Jarretière de la mariée, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 12 novembre 1816); le Comte Ory , avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 10 décembre 181G) ; Une nuit d'Jspahim, avec Delestre- Poirson, comédie en trois actes et en prose (Odéon, 19 décembre 181B) ; la Princesse de Tarare ou les Coules de ma mère l'Oie, avec Dupin et Delestre-Poirson, folie-vaudeville eu un acte (Vaudeville, 31 décembre 1816), reprise sous lo titre du Prince Charmant ou les Contes de fées (Gymnase, 14 février 1828); Encore un Pourceavgnac ou les Limousins "engës, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 18 février 1817), repris sous le litre du Nouveau Pourceauynac (Gymnase, 28 septembre 1822); le Solliciteur ou VArt d'obtenir des places, avec lmbert et Varner, vaudeville en un acte (Vaudeville, 7 avril 1817); Wallace ou la Barrière Mont- Parnasse, avec Désaugiers et Delestre-Poirson, à-propos-vaudeville en un acte (Vauueville, S mai 1817); les Deux précepteurs ou Asinus asinum fricat, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 19 juin 1817); le Combat des montagnes ou la Folie-Beauion, avec Dupin, folie-vaudeville episodique eu un acte (Variété-, 12 juillet 1817); le Café des Variétés, avec Dupin, prologue on vaudevilles (Variétés, 5 août 1817) ; Tous tes vaudevillesou Chacun chez soi, avec Désaugiers et Delestre-Poirson, à-propos-vaudeville en un acte (Vaudeville, 16 août 1817) ; le Petit dragon, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 18 septembre 1817), mis en musique par Amédee de Eeauplan et représenté a l'Opéra-Coinique sous le litre de l'Amazone (15 novembre 1830) ; les Comices d'Athènes ou les Femmes orateurs, avec Varner, vaudeville en un acte (Vaudeville, 7 novembre 1817) ; les Nouvelles Danaïdes, vaudeville en un acte (Variétés, 3 décembre 1817); l'Homme vert, avec Delestre-l'oirsou et Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 20 décembre 1817); le Carnaval de Cocatjne ou Bien qu'un jour, aveu Iinbcrt et Varner, vaudevil.e en un acte (Variétés, 31 janvier 181S) ; Chactas et Atala, drame en quatre tableaux et en style mêlé (Variétés, 9 mars 1818) ; les Dehors trompeurs ou Boissy chez lui, avec Delestre-Poirson et Mélesvilli', vaudeville en un acte (Variétés, G avril 1818); Une visite à Bedlam, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 23 avril 1818); les Vélocipèdes ou la Poste aux chevaux, avec D .pin et Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 2 mai 1818); !a Volière de Frère Philippe, avec Delestre- Poirson et Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 15 juin 1818) ; le Songe ou la Chapelle de Glcthorn, avec Mélesville et Delestre-Poirson , mélodrame en trois actes (Ambigu-Comique, 22 juillet 1818); l'Ecole du viltage ou V Enseignement mutuel, avec Brazier, Duniersan et Delestie-Poirson, vaudeville eu un acte (Variétés, 5 septembre 1818); le Nouveau Nicaiie, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 15 octobre 1818); l'Hôtel des Quatre-Naiiu.tS, avec Brazier et Dupin, à-propos-vaudcvillc en un acte (Variétés, 7 novembre 1818) ; le Fou de Pêronne, avec Dupin, vaudeville en un acte (Vaudeville, 18 janvier 1819); les Deux maris, avec Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 3 février 1819); le Spectre de Grasville ou le Spectre du Mardi gras, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 10 février 1819); lu Mystificateur, avec Delestre-Poirson et Alphonse Cerfbeer, vaudeville en un acte et en vers (Vaudeville, 22 février 1819); Caroline, avec Constant (Ménissier), vaudeville ou un acte (Vaudeville, 15 mars 1819); les Frères invisibles, avec Delestre-Poirson et M desville, mélodrame en trois actes (Portei> lint-Martin, 10 juin 1819); la Pluie d'or ou les My\ières de ta rue Montesquieu, avec Dupin et Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 22 septembre 1819); les Bains à ta papa, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Vaudeville, 9 octobre 1819); les Vêpres siciliennes, avec Mélesville, parodievaudeville en un acte (Vaudeville, 17 novembre 1819); la Somnambule, avec .Ger-
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main Delavigne , vaudeville en deux actes (Vaudeville, 6 décembre 1819); l'Ennui ou le Comte Derfort , avec Dupin et Mélesville, vaudeville en deux actes (Variétés, 2 février 1820) ; l'Ours et te Pacha, avec Xavier Saintine, folie-vaudeville en un acte (Vaiiétés, 10 février 1820); le Spleen, avec Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Vaudeville, 20 mars 1820) ; le Dîner de garçons, avec lmbert et Varner, vaudeville en un acte (Variétés, 4 avril 1820); le Chat botté, avec Delestre-Poirson et Mélesville, vaudeville-féerie en deux actes (Vaudeville, 10 avril 1820); Marie Jobard, avec Dupin et Carmouche (imitation burlesque de Marie Sluart, tragédie de Lebrun), en six actes et en vers, avec des chœurs (Variétés, 11 juin 1820) ; lo Vampire amoureux, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Vaudeville, 15 juin 1820) ; la Suite du folliculaire ou l'Article en suspens, sous le pseudonj'me de Ramond, avec Theaulon, Armand et Ferdinand Langlé, vaudeville en un acte (Vaudeville, 8 août 1820); l'Eclipsé totale, avec Dupin, sous le pseudonyme de Nicomède, vaudeville en un acte (Variétés, 6 septembre 1820) ; le Témoin, avec Mélesville et Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Variétés, 21 septembre 1820); le Déluge ou les Petits acteurs, avec Mélesville et Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Variétés, 12 octobre 1820); l'Homme noir, sous le pseudonyme de Félix, avec Dupin, vaudeville-énigme en un acte (Vaudeville, 18 novembre, 1820); l'Hôtel des bains, avec Dupin, tableau - vaudeville en un acte (Variétés,
22 novembre 1820); le Beau Narcisse, avec Xavier Saintine et de Courcy, sous le pseudonyme de Clairefontaine, vaudeville en un acte (Porte-Saint-Martin, 9 décembre 1820); le Boulevard Bonne-Nouvelle, avec Moreau et Mélesville, prologue en vaudevilles (Gymnase, 23 décembre 1 820} ; l'Amour platonique, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 26 décembre 1820); le Secrétaire et le cuisinier, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 janvier 1821); Fronlin mari-garçon, avec Mélesville, vaudeville en une acte (Vaudeville, 18 janvier 1821), mis en musique par Carafa et représenté sous le titre du Valet de chambre (Opéra-Comique, 16 septembre 1823 ); le Colonel avec Germain Delavigne , vaudeville en un acte (Gymnase, 29 janvier 1821); l'Intérieur d'une étude ou l'Avoué et le procureur, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, ter février 1821); Mon oncle César, avec Dupin, vaudeville en deux actes (Vaudeville, 3 février 1821), repris en trois actes, sans couplets, sous le litre du Vieux fou (Ambigu, 19 mars 1830); le Gastronome sans argent, avec Brulay, vaudeville en un acte (Gymnase,
10 mars 1821); le Parrain, avec Delestre- Poirson et Mélesville, comédie en un acte et en prose (Gymnase, 23 avril 1821); le Ménage de garçon, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 avril 1821); la Campagne, avec Dupin, vaudeville en mi acte (Vaiiétés, 7 mai 1821); la Meunière, avec Mélesville, musique <le Garcia, opéra-comique en un acte (Gymnase, 16 mai 1821); la Petite saur, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 juin 1821); le Mariage enfantin, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 août 1821); les Petites misères de la vie humaine, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 octobre 1821); l' Autant bossu, avec Mélesville et Vandière, dit Chajais, vaudeville en un acte (Gymnase, 22 octobre 1821); l'Artiste, vaudeville en un acte (Gymnase, 23 novembre 1821); Michel et Christine, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 3 décembre 1821) ; Philibert marié, avec Moreau, vaudeville en un acte (Gymnase, 26 décembre 1821); la Pagode indienne ou les Deux génies, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Variétés, 29 décembre 1S21); Avis aux goutteux, avec Vial et Gabriel, vaudeville en un acte (Vaudeville, 4 février 1822); le Plaisant de société, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 février 1822); les Mémoires d'un colonel de hussards, avec Mélesville, vaudeville en uu acte (Gymnase, 21 février 1822); la Demoiselle et ta dame ou Avant et après, avec Dupin et de Courcy, vaudeville en un acte (Gymnase, 1 1 mars 1 822) ; ie Paradis de Mahomet ou la Pluralité des femmes, avec Mélesville, musique de Kieuizen et Kreubé , opera-comiqueen trois actes (Opéra-Comique,
23 mars 1822); la Petite foi te, avec Mêlesville, vaudeville en un acte (Gymnase, G mai 1822j; la Fiancée de Windsor ou les Indemnités anglaises, vaudeville en un acte (Variétés, 7 mai 1822); le Vieux garçon et la petite fille, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 24 mai 1822); les Eaux du mont Dore, avec de Courcy et Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Gymnase, 25 juillet 1822); la Petite lampe merveilleuse , avec Mélesville , musique d'Alexandre Riccini, opéra-feerie en trois actes (Gymnase, 29 juillet 1822); la Veuve du Malabar, avec Mélesville et Saint-Amand (Gymnase, 19 août 1822); la Nouvelle Ctary, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase,
11 novembre 1S22); l'Ecarté ou Un coin du salon, avec Mélesville et de Saint-Georges, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase , 14 novembre 1822); le Bon papa ou la Proposition de mariage, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 décembre 1822); les Adieux au public, intermède mêlé de cou-
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plets (Opéra-Comique, 19 décembre 1822); Valérie, avec Mélesville, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 21 décembre 1822); l'Enfer dramatique, folie-vaudeville en un acte (Vaudeville. 30 décembre 1822); la Loge du portier, avec Mazères, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 14 janvier 1823); Leicesler ou le Château de Kenilworth, avec Mélesville, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 25 janvier 1823); l'Intérieur d'un bureau ou la Chanson, avec lmbert et Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 25 février 1823) ; Trilb'j ou le Lutin d'Argail, avec Carmouche, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 mars 1823); le Pian de campagne ou le Bourgeois de ta rue Saint-Jacques, avec Dupin et Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 avril 1823); le Menteur véridique, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 24 avril 1823); la Pension bourgeoise, avec Dupin et Duniersan, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 mai 1823) ; le Marchand d'amour, avec Carmouche, vau leville en un acte (Gaïté, 3 juin 1823) ; la Maitrcsse du logis, sous le pseudonyme de Cericour, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 juin 1823) ; Partie et revanche, avec Francis et Brazier, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 juin 1823); les Assureurs dramatiques ou la Pièce nouvelle, avec Varner, comédie en un acte et en vers (Gymnase, 30 juin 1823;; l'Avare en goguette, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase. 12 juillet 1823); laflosiêre de Bosny, vaudeville-impromptu en un acte, en prose et en vers (théâtre des Tuileries, 15 juillet 1823); Stanislas, sous le pseudonyme d'Eugène, vaudeville en un acte (Variétés, 8 août 1823) ; les Griselles, avec Dupin, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 8 août 1823); la Neige ou le Nouvel Eginhard, avec Germain Delavigne, musique d'Auber, opéra -comique en quatre Rites (Opéra-Comique, 8 octobre 1823); la Vérité dans le vin ou le Déjeuner d'huitres, avec Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 octobre 1823) ; le Betour ou la Suite de Michel et Christine, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 octobre 1823); Un dernier jour de fortune, avec Dupaty, vaudeville eu un acte (Gymnase, 11 novembre 1823); Ilo- - dolphe ou Frère et sœur, avec Mélesville, drame en un acte et en prose (Gymnase, 20 novembre 1823); le Grand diner ou Bossini à Paris, avec Mazeres, à-propos-vaudeville en un acte (Gymnase, 29 novembre 1823); Une heure à Port-Sainte-ÂIarie, à-proposvaudeville en un acte, en prose et en vers (palais des Tuileries) ; l'Héritière, avec Germain Delavigne, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 décembre 1823); le Coiffeur et le perruquier, avec Mazeres et Saint-Laurent, vaudeville en un acte (Gymnase, 15 janvier 1824); le Fondé de pouvoir, avec Carmouche, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 février 1824); la Mansarde des artistes, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 avril 1S24); les Trois genres, avec Dupaty et Pichat, prologue en trois tableaux, en vers et en prose, musique d'Auber, de Boieldieu et d'Hérold (Odéon, 27 avril 1824) ; le Leicesler de faubourg ou l'Amour et l'ambition, avec Xavier Saintine et Carmouche, vaudeville en un acte (Gymnase, l<=r mai 1824) ; le Concert d la cour ou la Débutante, avec Mêlesville, musique d'Auber, opéra-comique en un acte (Opéra Comique, 3 juin 1824), arrangé en deux actes et joué à l'Hôtel de Ville (14 avril 1856) , lors de la fête offerte aux membres du congrès ; le Baiser au porteur, avec J ustin Gensoul et de Courcy, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 juin 1823); le Diner sur l'herbe, avec Mélesville, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 2 juillet 1824) ; les Adieux au comptoir, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 août 1824); Peau d'âne, opéra-comique en un acte (théâtre de la rue Pigalle, 2 octobre 1824) ;le Château de la Poulai de, avec Dupin et Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 octobre 1824); le Bal champêtre ou les Grisettes à la campagne, avec Dupin, tableau-vaudeville en un acte (Gymnase, 21 octobre 1824); Léocadie, avec Mélesville, drame lyrique en trois actes, musique d'Auber (Opéra-Comique, 4 novembre 1824); le Parlementaire, avec Mélesville et Viberl, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 novembre 1824); Coraly ou la Sœur et te frère, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 19 novembre 1824); Monsieur Tardif, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 1" décembre 1824); Bobin des bois ou les Trois bulles, avec Sauvage etCastil-Blaze, musique de Weber, opéra fantastique en trois actes (Odéon, 7 décembre 1824); la Haine d'une femme ou le Jeune homme a marier, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 décembre 182-t) ; Valel ou le Petit- fils d'un grand homme, avec Mazères, vaudeville en uu acte (Gymnase, 18 janvier 1825); la Quarantaine,iwim Mazères, vaudeville en un acte (Gymnase, 3 février 1825); le Plus beau jour de la vie, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 22 février 1825); la Charge à payer ou la Mère intrigante, avec Varner, vnuieVille eu un acte (Gymnase, 13 avril 1825) ; les Inséparables, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 mai 1825); le Maçon, avec Germain Delavigne, musique d'Auber, opéra-eouiiqueen trois actes (Opera- Comique,3 mai 1820) ; le Charlatanisme, avec Mazères, vaudeville en uu acio (Gymnase,
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10 mai 1825) ; les Empiriques d'aulrefuis, avec Alexandre, pseudonyme de Mma Friedelle, vaudeville en un acte (Gymnase, H juin 1825;; le Mauvais sujet, avec Camille, pseudonyme de Pillet, drame en un acte (Gymnase, 16 juillet 1825); les Premières amuurs ou les Souvenirs d enfance, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 novembre 1825); la Dame blanche, musique de Boieldieu, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, (0 décembre 1825) ; le Médecin des dames, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 décembre 1825); le Confident, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 5 janvier 1826); la Demoiselle à marier ou la Première entrevue, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 18 janvier 1826) ; le Testament de Polichinelle, avec Moreau et Lafortelle, vaudeville en un acte (Gymnase,
17 février 1826J; les Manteaux, avec Dupin et Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 20 février 1826); la Belle-mère, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, lûr mars 1826); la Vieille, avec Germain Delavigne, musique de Felis, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 14 mars 1826) ; l'Onde d'Amérique, avec Mazères, vaudeville en mi acte (Gymnase, 14 mars 1826); la Lune de miel, avec Mélesville, vaudeville en deux actes (Gymnase, 31 mars 1826) ; la Demoiselle de compagnie, avec Mïzêies, vaudevil.e en un acte (Gymnase, 6 mai 182G)-, Simple histoire, avec de Courcy, vaudeville en un acto (Gymnase, 26 mai 1826) ; le Timide ou le Nouveau séducteur, avec Xavier aaintine, musique d'Auber, opéra - comique en un acte (Opéra-Comique, 30 mai 1 826) ; l'Ambassadeur, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 10 juillet 1826); le Mariage déraison, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 10 octobre 1826) ; Fiorella, musique d'Aubei'jOpéra-comiqueen trois actes (Opera- Comique, 28 novembre 1826); la Famille du faubourg, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 13 février 1827); la Chatte métamorphosée en femme, avec Méiesvillo et Bouchard, folie-vaudeville en un acte (Gymnase, 3 mars 1827); le Loup-garou, avec Mazeres, musique de Louise Berlin, opéra-comique eu un acte (Opéra-Com.que, 10 mars 1827); les Elèves du Conservatoire, avec Xavier Saintine, vaudeviileen un acte (Gymnase, 28 mars 1827); la Lettre posthume, avec Mélesville, musique de Kreubé, Opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 21 avril 1827; ; la Somnambule ou l'Arrivée d'un nouveau seigneur, avec Auiuer, baliet-pantoinune eu trois actes, musique d'Hérold (Opéra, 19 septembre 1827); le Diplomate, avec Germain Delavigne, vaudeville en deux actes (Gymnase, 23 octobre 1827; ; la Marraine, avec Lockroy et Chabot de Bouin, vauueville en un acto (G)innase, 27 novembre 182;); le Mariage d'urgent, coinédiu en cinq actes et en prose (Comedie-FrançaUe, 3 décembre 1827); le Mal du pays ou la Batelière de Brientz, avec Mélesville, musique u'Adolphe Adam, vaudeville en un acte (Gymnase, 28 décembre 1827); in Muette de Purtici, avec Germain Delavigne, musique u Auber, opéra en cinq actes (Opéra, 29 février 1828; ; Yeloa ou V Orpheline russe, avec de Villeneuve et Desvergers, vaudeville en deux actes (Gymnase,
18 mars 1828); le Vieux mûri, avec Mêlesville, Vauue\nie en un acte (Gymnase, 2 mai 1828) ; la Manie des places ou la Folie du siècle, avec Bayard, vauueville en un acte (Gymnase, 19 juin 1828) ; Avant, pendant et api es, avec Rougemoiu, esquisses historiques en trois parties (Gymnas-, 28 juin 1828J; le Comte Ory, avec Delestre-Poirson, mus. que de Kussini, opéra en deux actes (Opéra, 20 août 1828) ; le Baron de Trench, avec Germain Delavigne, vaudeville en deux actes (Gymnase, 14 octobre 1828); les Moralistes, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, S! novembre 1828) ; Malvina ou un Mariage d'inclination, vaudeville en deux actes (Gymnase, 8 décembre 1828) ; la Fiancée, musique d'Auber, opera-connque en trois actes (O^éru-Coinique, 10 janvier 1829); Théobald ou le Betour de Itussie, avec Varner, vaudeville en uu acte (Gymnase, 12 février 1829); J/mc de Sainte- Agnès ou la Femme à principes, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 fvrier 1829;; Aventures et voyages du petit Jonas, avec Dupin, pièce romantique eu trois actes, mêlée de couplets (Nouveautés, 28 février 1829); la Belle au buis dormant, avec Atuuer, musique d'Hérold ballet-pantomime en quatre actes (Opéra 27 avril 1829); les Deux nuits, avec Bouilly,' musique de Boieluieu, opéra-comique en trois acies (Opéra-Comique, 10 mai 1829;; la Bohémienne ou l'Amérique en 1775, avec Mélesville , comédie en cinq actes (Gymnase 1er juin igjg; ; la P'amitte du baron, avec Mé- !es\ille, vauueville episodique en un acte (Gymnase, 31 août 1829;; les Actionnaires, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 22 octobre 1829); Alcibiade, musique de Charles Hanssens, opéra en deux actes (Grand - Théâtre de Bruxelles, 30 octobre 1829); Louise ou la Béparalion, avec Mélesville et Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 16 novembre 1829); les Inconsolables, comédie eu un acte et en prose (Comédie-Française, 8 décembre 1829) ; la Cour d'assises, avec Varner, tableau- vaudeville en un acte (Gymnase, 28 décembre 1829); la Seconde année ou A qui la faute? avec Mélesville, vaudeville en un ace Gvmnare, 12 jan-
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vier 1830) ; Fra Diavolo ou l'Hôtellerie de Terracine, musique d'Auber, opsra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 28 janvier 1830) ; Zoé ou l'Aman/ prêté, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 1S mars 1830); l'Assurance ou le Coucher de la mariée, sous le pseudonyme de Félix S..., vaudeville en deux actes (Gymnase, l« avril
1830) ; Philippe, avec Mélesville et Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase , 19 avril 1830); Manon Lescaut, avec Aumer, musique d'Halévy, ballet-pantomime en trois actes (Opéra, 3 mai 1830); le Foyer du Gymnase, avec Mélesville et Bayard, prologue mêlé de couplets (Gymnase, 17 août 1830); Une faute, drume-vaude ville en deux actes (Oymnase, n août 1830) ; le Dieu et la bayadère, musique d'Auber, opéra-ballet en deux actes (Opéra, 13 octobre 1830); V Enlèvement ou les Guelfes et les Gibelins, musique de Zimmermaiin, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 26 octobre 1830) ; la Protectrice et le ministre, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 novembre 1830); Fra Ambrosio ou les Mœurs de Home, proverbe en deux tableaux (Gymnase, 3 novembre 1830) ; Jeune et vieille ou le Premier et le dernier cita- \ pitre, avec Mélesville et Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 18 novembre 1830); la Famille Riquebourg ou le Mariage mal assorti, vaudeville en un acte (Gymnase,
4 janvier 1831); les Trois maîtresses ou Une cour d'Allemagne, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 24 janvier 1831) ; le Budget d'un jeune ménage, avec Bayard, vaudeville en un acte (Gymnase, 4 mars 1831); le Quaker et la danseuse, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 28 mars
1831) ; la Favorite, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 mai 1831); le Philtre, musique d'Auber, opéra en deux, actes (Opéra, 20 juin 1831); le Comte de Saint-Ronan ou l'Ecole et le château, avec Dupin, sous le pseudonyme de Gratien, vaudeville en deux actes (Palais- Royal, 41 juin 1831); l'Orgie, avec Coraly, musique de Car :i fa, ballet-pantomime en trois actes (Opéra, 18 juillet 1831); la Marquise de Brinvilliers, avec Custil-Blaze, musique de Boieldieu, Berton, Auber, Hérold, Batton, Blangini, Carafa, Paër et Cherubini, drame lyrique en trois actes (Opéra-Comique, 31 octobre 1831) ; le Clerc de la bazoche, drame en cinq actes et en prose (Odéon, 14 novembre 1831); le Suisse de l'hôtel, avec de Rougemont, vaudeville en un acte (Gymnase, 14 novembre 1831) ; Robert le Diable, avec Germain Delavigne, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra, 21 novembre 1831); le Soprano, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 30 novembre 1831) ; Dom Miguel ou le Luthier de Lisbonne, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 7 décembre 1831) ; la Vengeance italienne ou Un Français à Florence, avec Delestre-Poirson et Charles Desnoyers, vaudeville en deux actes (Gymnase, 23 janvier 1832) ; le Chaperon, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 6 février 1832) ; Zémire et Azor, opéra-comique en deux actes, musique de Grétry (Opéra-Comique, 21 février 1832); le Savant, avec Monvel, vaudeville en deux actes (Gymnase, 22 février 1832) ; Schahabaham II ou les Caprices d'un autocrate, avec Xavier Saintine, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 mars 1832) ; Dix ans de la vie d'une femme ou les Mauoais conseils, avec Terrier, drame en cinq actes et en prose (Porte-Saint- Martin, 17 mars 1832); l'Apollon du Réverbère ou les Conjectures de carrefour, avec Mélesville et Xavier Saintine, tableau populaire en un acte (Variétés, 24 mars 1832) ; le Premier président, avec Mélesville, drame en trois actes, mêlé de chunt (Gymnase, 21 août 1832); Une monomanie, vaudeville en un acte (Gymnase, 31 août 1832); le Paysan amoureux, avec Bayard, vaudevii.e en Deux actes (Gymnase, 17 septembre 1832) ; le Serment ou les Faux-monnayews, avec Mazères, musique d'Auber, opéra en trois actes (Opéra, 1er octobre 1832); la Médecine sans médecin, avec Bayurd, musique d'Hérold, opèru-comiquo eD un acte (Opéra- Comique, 18 octobre
1832) ; la Grande aventure, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 2 novembre 1832); Toujours ou 1 Avenir d'un fils, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 13 novembre 1832) ; Camitla ou la Sœur et le frère, avec Paul Duport, vaudeville en,un acte (Gymnase, 12 décembre 1832) ; les
Vùux péchas, avec Mélesville, vaudeville en un acte (Gymnase, 5 janvier 1833) ; le Voyage dans l'appartement ou 1 Influence des localités, avec Paul Duport, coméaie-vaudeville en cinq tableaux (Variétés, 18 janvier 1833); les Malheurs d'un amant heureux, vaudeville en deux actes (Gymnase, 29 janvier 1833) ; Une répétition générale, avec Desveigers et Varin, vaudeville en un acte (Gymnase, 16 février 1833) ; Gustave III ou le Bat masqué, musique d Auber, opéra en cinq actes (Opéra, 27 février 1833) ; la Nouvelle madame Evrard, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 mars 1833) ; le Gardien, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 11 mars 1833) ; le Moulin de Javelle, avec Mélesville, vaudeville en deux actes (Gymnase, 8juil.et 1833) i la Prison d' Edimbourg, avec Planard, musique de Carafa, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 20 juillet 1833) ; Ali-Baba ou les Quarante voleurs, avec Mélesville, musique de Cherubini, opéra en quatre actes , précédé d'un prologue
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(Opéra, 22 juillet 1833); Jean de Vert, avec Mélesville et Carmouche, féerie en cinq parties, mêlée de vaudevilles (Variété:!. 19 août 1833) ; Un trait de Paul 1" ou le Czar et la vivandière, avec Paul Duport, vaudeville en un acte (Gymnase, 12 septembre 1833) ; la Dugazon ou le Choix d'une maîtresse, avec Paul Duport. vaudeville en un acte (Gymnase, 30 octobre 1833); Bertrand et Raton ou l'Art de conspirer, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 14 novembre 1833) ; le Lorgnon, vaudeville en un acte (Gymnase, 21 décembre 1833) ; la Chanoinesse, avec Francis Cornu, vaudeville en un acte (Gymnase, 31 décembre 1833} ; Une passion secrète, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 13 mars 1834); Saleoisy ou l'Amoureux de la reine, avec de Rougemont et Alexis de Comberousse, vaudeville en deux actes (Gymnase, 18 avril 1834); Lestocq ou l'Intrigue et l'amour, musique d'Auber, opéra-comique en quatre actes (Opéra- Comique, 24 mai 1834) ; la Frontière de Savoie, avec Bayard et Delestre-Poirson, vaudeville en un acte (Gymnase, 20 août 1834) ; le Fils du prince, musique du comte Alphonse de Feltre, opéra-comique en deux actes (Opéra- Comique, 28 août 1834); le Chalet , avec Mélesville , musique d'Adolphe Adam, opéra-comique en un acte (Opéra- Comique, 25 septembre 1834); Estelle ou le Père et la fille, vaudeville en un acte (Gymnase, 7 novembre 1834) ; l'Ambitieux, comédie en cinq actes et en prose (Comédie- Française, 27 novembre 1834); la Femme qu'on n'aime plus, avec Narcisse Fournier, vaudeville en un acte (Gymnase, 27 décembre 1834) ; la Juive, musique d'Halévy, opéra en cinq actes (Opéra, 23 février 1835); le Cheval de bronze, musique d'Auber, opéraféerie en trois actes (Opéra-Comique, 23 mars 1835); Une chaumière et son cœur, avec Alphonse de Laforest, vaudeville en deux actes (Gymnase, 12 mai 1835); le Portefaix, musique de Gomis, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 juin 1835) ; la Pensionnaire mariée, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 3 novembre 1835); Valentine, avec Mélesville, drame-vaudeville en deux actes (Gymnase, 4 janvier 1836); Actéon, musique d'Auber, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 23 janvier 1836); les Huguenots, avec Emile Deschamps, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra,
29 février 1836) ; Chut, vaudeville en deux actes (Gymnase, 26 mars 1836); les Chaperons blancs, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 avril 1836); Marie Seymour ou le Dévouement filial, avec Mélesville, drame en un acte, en prose (non représenté) ; le Mauvais œil, avec Gustave Lemoine, musique de Lolsa Puget, opéra-comique en un acte (Opéra- Comique, 1" octobre 1836) ; Sir Hugues de Guilfort, avec Bayard, vaudeville en deux actes (Gymnase, 5 octobre 1836) ; Avis aux coquettes ou l'Amant singulier, avec Alexis de Comberousse, vaudeville en deux actes (Gymnase, 29 octobre 1836); le Fils d'un agent de change, avec Dupin, vaudeville en un acte (Variétés, 29 novembre 1836) ; l'Ambassadrice, avec de Saint-Georges, opéracomique en trois actes (Opéra-Comique, 21 décembre 1836) ; la Camaraderie ou la Courte échelle, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 19 janvier 1837) ; les Dames patronnesses ou A quelque chose malheur est bon, avec Félix Arvers, vaudeville en un acte (Gymnase, 15 février 1837) ; l'Outrage, avec Dupin, vaudeville en un acte (Palais-Royal, 25 février" 1837) ; César on le Chien du château, avec Varner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 5 mars 1837); l'Etudiant et la grande dame, avec Mélesville, vaudeville en deux actes (Variétés, 30 mars 1837); le Bout de l'an ou les Deux cérémonies, avec Varner, vaudeville en un acte (Palais- Royal, 2 juin 1837); le Remplaçant, avec Bayard, musique de jîatton, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 11 août 1837); les Indépendants, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 20 novembre 1837); le Domino noir, musique d'Auber, opéracomique en trois actes (Opéra-Comique, 2 décembre 1837); le Fidèle berger, avec de Saint- Georges, musique d'Adolphe Adain, operacumique en trois actes (Opéra - Comique, H janvier, 1838); Guido et Ginevra ou la Peste de Florence, musique d'Halévy, opéra eu cinq actes (Opéra, 5 mats 1838); Clermont ou Une femme d'artiste, avec Emile Vanderburch, vaudeville en deux actes (Gymnase,
30 mars 1838) ; la Volière ou les Oiseaux de Boccace, avec Thérèse Essler, musique de Casimir Gide, ballet-pantomime en un acte (Opéra, 5' mai 1838) ; Marguerite, avec de Planard, musique d'Adrien Boieldieu, opéracomique en trois actes (Opéra-Comique, 18 juin 1838) ; la Figurante ou l'Amour et la danse, avec Dupin, musique de Clapisson, opéra-comique en cinq actes (Opéra-Comique, 24 août 1838) ; Un ministre sous Louis XV ou le Secret de rester en place, le Tête-à-tête ou Trente lieues en poste, Polemkin ou Un caprice impérial, le Jeune docteur ou le Moyen de parvenir, comédies en prose, publiées en volume sous le titre de Tonadillas (1838, in-8") ; Régine ou Deux nuits, musique d'Adolphe Adam, opéi a-comique en deux actes (Opeia-Gomique, 17 janvier 1839); le Lac des
I fées, avec Mélesville, musique d'Auber, I opéra en cinq actes (Opéra, l" avril 1S30);
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les Treize, avec Paul Duport, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 15 avril 1839) ; Polichinelle, avec Charles Duveyrier, musique de Montfort, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 14 juin 1839) ; la Tarentule, avec Coraly, musique de Gide, ballet-pantomime en deux actes (Opéra, 24 juin 1839); le Shérif, musique d'Halévy, opéra - comique en trois actes (Opéra-Comique, 2 septembre 1839); la Reine d'un jour, avec de Saint-Georges, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 19 septembre 1839); 'a Xacarilla, musique de Mariiani, opéra en deux actes (Opéra, 27 octobre 1839) ; le Drapier, musique d'Halévy, opéra en trois actes (Opéra, 6 janvier 1840); la Calomnie, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française,
20 février 1840); la Grand' mère ou les Trois amours, comédie en trois actes (Gymnase, 14 mars 1840) ; les Martyrs, musique de Donizetti, opéra en quatre actes (Opéra, 10 avril 1840) ; Zauetta ou Jouer avec le feu, avec de Saint-Georges, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 18 mai 1840); l'Opéra à la cour, avec de Saint-Georges, musique arrangée par Grisar et Adrien Boieldieu, opéra-comique en quatre actes (Opéra-Comique, 16 juillet 1840); Japhet ou la Recherche d'un père, avec Emile Vanderburch, comédie en deux actes et en prose (Comédie-Française, 20 juillet 1840); le Verre d'eau ou les Effets et les causes, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 17 novembre 1840); la Favorite, avec Alphonse Royer et Gustave Vafiz, musique de Donizetti, opéra en quatre actes (Opéra, 2 décembre 1840) ; Cicily ou le Lion amoureux, vaudeville en deux actes (Gymnase, 8 décembre 1840); le Guitarero, musique d'Halévy, opéra - comique en trois actes (Opéra-Comique, 21 janvier 1841); le Veau d'or, avec Dupin, vaudeville en un acte (Gymnase, £6 février 1341); les Diamants de la couronne, avec de Saint-Georges, musique d'Auber, opéra-comique%en trois actes (Opéra- Comique, 6 mars 1841); Carmagnola, mus. que d'Ambroise Thomas, opéra en deux actes (Opéra, 19 avril 1841); la Main de fer ou Un mariage secret, avec de Leuven, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 26 octobre 1841); Une chaîne, comédie en cinq actes et en prose (Comédie- Française, 29 novembre 1841); le Diable à l'école, musique d'Ernest Boulanger, opéracomique en un acte (Opéra-Comique, 17 janvier 1842); le Due d'Olonne, avec Xavier Saintine, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 4 février 1842); Oscar ou le Mari qui trompe sa femme, avec Charles Duveyrier, comédie en trois actes et en prose ( Comédie - Française ,
21 avril 1842) ; le Code noir, musique de Clapisson, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 juin 1842) ; le Kiosque, avec Paul Duport, musique de Mazas, operacomique en un acte (Opéra-Comique, 2 novembre 1842) ; le Fils de Cromwell ou Une restauration, comédie en cinq actes et en prose (Comédie - Française, 29 novembre 1842), la Part du diable, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 janvier 1843); le Puits d'amour, avec de Leuven, musique deBaJfe, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 20 avril 1843); Lambert Simnel, avec Mélesville, musique de Monpou, achevée par Adam, opéracomique en troia actes (Opéra-Comique, 14 septembre 1843) ; Dom Sebastien, roi de Portugal, musique de Donizeui , opéra en cinq actes (Opéra, 13 novembre 1843); la Tutrice ou l'Emploi des richesses, avec Paul Duport, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 29 novembre 1843); Cagliostro, avec de Saint-Georges, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opera- Comique, 10 février 1844); Oreste et Pytade, avec Dupin, musique d'Alphonse Thy s, opéracomique en un acte (Opéra-Comique, 28 février im);lv. Sirène, musique d'Auber, opéracomique en trois actes (Opéra-Comique, 26 mars 1844); les Surprises, vaudeville en un acte (Gymnase, 31 juillet 1844); Babiole et Joblot, avec Xavier Saintine, vaudeville en deux actes (Gymnase, 11 octobre 1844); Rebecca, vaudeville en deux actes (Gymnase, 2 décembre 1844) ; l'Image, avec Thomas Sauvage, vaudeville en un acte (Gymnase, 17 avril 1845) ; la Barcarolle, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 22 avril 1845); Jeanne et Jeanneton, avec Werner, vaudeville en deux actes (Gymnase, 29 avril 1845); le Ménétrier ou les Deux duchesses , musique de Théodore Labarre , opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 9 août 1845); la Charbonnière, avec Mélesville, musique de Montfort, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 13 octobre 1845) ; Ma mère t'Oie, pantomime en douze tableaux (Funambules); la Loi salique, vaudeville en deux actes (Gymnase, 30 décembre 1845); Geneviève au la Jalousie paternelle, vaudeville en un acte (Gymnase, 30 mars 1846) ; la Protégée sans le savoir, vaudeville en un acte (Gymnase, 5 décembre 1846); Maître Jean ou la Comédie à la cour, avec Dupin, vaudeville en deux actes (Gymnase, 14 janvier 1847); Ne touchez pas à la reine, avec Gustave Vaëz, musique de Boisselot, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 16 janvier 1847); Irène ou le Magnétisme, avec Lockroy,
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vaudeville en deux actes (Gymnase, I févrïeï 1847) ; le Sultan Satadin, musique de Bordése, opéra-comique en un acte (Opéra-Comique, 8 février 1847); l'Aranda av. les Grandes passions, vaudeville en deux actes (Gymnase, 6 avril 1847); Une femme qui se jette par la fenêtre, avec Gustave Lemoine (Gymnase, 30 avril 1847); la Déesse, avec Xavier Saintine, vaudeville en trois actes (Gymnase, 30 octobre 1847) ; Didier l'honnête homme , avec Michel Masson, vaudeville en deux actes (Gymnase, 19 novembre 1847); Haydée ou le Secret, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comiquii, 28 décembre 1847); le Puff ou Mensonge et vérité, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 22 janvier 1848); la Nuit de Noël ou l'Anniversaire, musique de Reber, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 9 février 1848); Jeanne la folle, musique de Clapisson , opéra en cinq actes (Opéra, 6 novembre 1848); 0 amitié! ou les Trois époques , avec Varner, vaudeville en trois actes (Gymnase, 14 novembre 18 (s); Clélia ou les Filles du docteur, avec Michel Masson, vaudeville en deux actes (Gymnase, 10 février 1849); Adrienne Lecouvretir, avec Ernest Legouvé, drame en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 14 avril 1849) ; le Prophète, musique de Meyerbeer, opéra en cinq actes (Opéra, 16 avril 1849); la Fée aux roses, avec de Saint-Georges, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, l«r octobre 1849); Héloise et Abailard ou A quelque chose malheur est bon, avec Michel Masson, vaudeville en deux actes (Gymnase, 12 avril 1850); la Statue équestre, musique de Clapisson, à- propos en un acte (Grand-Théâtre de Lyon); Giralda ou ta Nouvelle Psyché, musique d'Adam, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 20 juillet 1850); les Contes de ta reine de Navarre ou la Revanche de Pavie, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 14 octobre 1850); la Chanteuse voilée, avec de Leuven, opéra-comique en un acte, musique de Victor Massé (Opéra-Comique, 26 novembre 1850); l'Enfant prodigue, musique d'Auber, opéra en cina actes (Opéra, 6 décembre 1850); la Dame de pique, musique d'Halévy, opéracomique en trois actes (Opéra-Comique, 28 décembre 1850) ; la Fille du roi René ou le Val des fées, avec Gustave Lemoine, drame-vaudeville en deux actes (Gymnase, 28 décembre 1850) ; la Tempesta, paroles traduites en italien par Giannone, musique d'Halévy, opéra séria en deux actes précédé d'un prologue (Italiens, 25 février 1851); Bataille de dames, avec Ernest Legouvé, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 17 mars 1851); les Malheurs heureux, proverbe en trois parties (publié dans le Constitutionnel); Zerline ou la Corbeille d'oranges, musique d'Auber, opéra en trois actes (Opéra, 16 mai 1851); Ftorindu ou les Maures en Espagne, musique de Thalberg, opéra italien en quatre actes (théâtre de Sa Majesté, à Londres, 3 juillet 1851); Mosquita la sorcière, avec Gustave Vaëz, musique de Boisselot, opéra-comique en trois actes (Théâtre -Lyrique, 27 septembre 1851); Madame Schlick, avec Varner, vaudeville en un acte (Gymnase, 9 février 1852); le Juif errant, musique d'Halévy, opéra en cinq actes (Opéra, 23 avril 1852); le Vieux château, musique de Van der Dues, opéra-comique en un acte (théâtre de La Haye, mai 1852); les Mystères d' Udotphe, avec Germain Delavigne, musique de Clapisson, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, 4 novembre 1852); Marco Spada, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 21 décembre 1852) ; la Lettre au bon Dieu, avec de Couroy, musique de Gilbert Duprez, opéra-comique en deux actes (Opéra-Comique, 28 avril 1853); le Nabab, avec de Saint-Georges, musique d'Halévy, opéra-comique en trois actes (Opéra- Comique, lor septembre 1853); Mon étoile, comédie en un acte et en prose (Coinéilie- Française, 6 février 1854); l'Etoile du Nord, musique de Meyerbeer, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 février 1854); la Fiancée du Diable, avec Hippolyte Romand, musique de Victor Massé, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 5 juin 1854); la Nonne sanglante, avec Germain Delavigne, musique ob Gnunod (Opéra, 18 octobre 1854); la Czarine, drame en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 15 janvier 1855); Jenny Bell, musique d'Auber, opérueomique en trois actes (Opéra-Comique, 2 juin 1855); Jacqueline, avec Léon Battu eiKdouurd Fournier, musique du comte d'Oîinond et do Jules Coslé, opéra-comique en un acte (Opéra- Comique, 8 juin 1855) ; les Vêpres siciliennes, musique de Verdi, opéraeuciuqactes (Opéra, 13 juin 1855); Manon Lescaut, musique d'Auber, opéra-coiiuque en trois actes (Opéra- Comique, 23 février 1856) ; Marco Spada ou la Fille du bandit, avec Mazilier, musique d'Auber, ballet-pantomime en trois actes et cinq tableaux (Opéra, 1" avril 1857); Feu Lionel ou Qui vivra verra, avec Charles Potron, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 23 janvier 1858); les Doigts de fée, avec Ernest Legouvé, comédie en cinq actes et en prose (Comédie-Française, 29 mars 1858); Broskovano, avec Henri Boisseaux, musique de Louis Delfea, opéra-comique en deux actes (Théâtre-Lyrique, 29 septembre 1858); les Trois Maupin ou la Veille de la Régence, avec Henri Boisseaux, comé-
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die en cinq actes (Gymnase, 23 octobre 1858); les Trois Nicolas, avec Bernard Lopez et Gabriel de Lurieu, musique de Clapisson, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 16 décembre 1858); Iiéves d'amour, avec de Biéville, comédie en trois actes et en prose (Comédie-Française, 1« mars 1859); les Violons du roi, avec Henri Boisseaux, musique de Deffès, opéra-comique en trois actes (Théâtre-Lyrique, 30 septembre 1859); Yvonne, musique deLironander, drame lyrique en trois actes (Opéra-Comique, 29 novembre 1859); la Fille de trente ans, avec Emile de Najac, comédie en quatre actes et en prose (Vaudeville, 15 décembre 1859); Barkouf, avec Henri Boisseaux, musique d'Offenbach, opérabouffe en trois actes (Opéra-Comique, 24 décembre 1860); la Circassienne, musique d'Auber, opéra- comique en trois actes (Opéra- Comique, 2 février 1861); Madame Grégoire, avec Boisseaux, musique de Clapisson (Théâtre-Lyrique, 8 février 1861); la Beauté du diable, avec Emile de Najac, musique de Jules Alary, opéra-comique en un acte (Opéra- Comique, 88 mai 1861); la Frileuse, sous le pseudonyme d'Augustin Debersy, comédie en trois actes (Vaudeville, 6 septembre 1861); la Fiancée du roi de Garbe, avec de Saint-Georges, musique d'Auber, opéra-comique en trois actes (Opéra-Comique, 11 janvier 1864); l'Africaine, musique de Meyeibeer, opéra en cinq actes (Opéra, 28 avril 1865).
SCRIBITUR AD NARRANDUM, NON AD PROBANDUM (On écrit pour raconter, non pour prouver). Quand M. de Barante écrivit l'Histoire des dues de Bourgogne, extraite en grande partie des chroniques contemporaines, il la présenta toute en narrations, d'après le précepte de Quintilien, pris à la lettre : Scribitur ad narrandum, non ad probandum. A la même époque, M. Daru fit paraître son Histoire de Venise, où, tout en fondant son récit sur les documents historiques, il en discutait la valeur, selon la méthode philosophique. De longues discussions s'engagèrent sur les deux méthodes ; on finit par s'en rapporter à la décision de Pline le Jeune : « Histaria, quoquo modo saipta , détectât ; Quelle que soit la manière dont l'histoire est écrite, elle charme, ■
«Les anciens écrivaient l'histoire pour raconter, non pour prouver : Scribitur ad narrandum, non ad probandum. Ils faisaient des poèmes en prose , d'où il suit qu'on ne peut raisonnablement leur demander que ce qu'on demande à lu poésie, et qu'il ne faut guère chercher chez eux la vérité historique. » Gatien-Arnouxt.
t Les tragédies de Voltaire offriraient plus d'intérêt , s'il eût mieux observé cette règle de la composition dramatique. C'est surtout à propos des ouvrages de théâtre que l'on peut dire : Scribitur ad narrandum , non ad probandum. •
Francis Wey.
SCR1BLAGE s. m, (skri-bla-je — rad. scribler). Techn, Dégrossissage auquel on soumet la laine, avant le cardage mécanique.
SCRIBLER v. a. ou tr. (skri-blé — autre forme du mot cribler). Techn. Soumettre à un premier dégrossissage, avant le cardage mécanique : Scribler ds la laine.
SCRIBLITE s. f. (skii-bli-te — lat. scriblita, même sens). Antiq. Sorte de gâteau au fromage que fabriquaient les anciens,
SCRIBOMANE s. m. et f. (skri-bo-ma-ne — du lat. scribo, j'écris, et du gr. mania, passion), Néol. Personne qui a la manie d'écrire.
— Adjectiv, : Un vieillard scribomane, SCRIBOMANIE s. f. (skri-bo-ma-nl — du lat. scribo, j'écris, et de mairie), Néol. Manie d'écrire.
SCRIBONIA (famille), maison plébéienne distinguée de l'ancienne Rome. Les noms de Curio et de Libo désignaient les deux principales branches de cette famille. La première ne joua un rôle que depuis le vue siècle; elle parait s'être éteinte avec le fameux Scribonius Curio, un des instigateurs de la guerre entre César et Pompée. De la branche des Libo descendait Livie, seconde femme d'Auguste.
SCRIBONIA, troisième femme d'Auguste et mère de la trop fameuse Julie. Fille de Seribonius Libo et sœur d'un autre Scribonius, beau-père de Pompée, Scribonia avait été mariée déjà deux fois à des hommes consulaires et avait même des enfants de son dernier mari, lorsqu'elle devint l'épouse de César Auguste, qui lui-même avait répudié la tille de Servilius Isaurious et Claudia, fille de Fulvia et de Claudius. Scribonia ne fut pas plus heureuse que ses devancières, mais non pas sans raison, s'il faut en croire Suétone, «Auguste, dit-il, divorça d'avec elle, indigné de la perversité de ses mœurs, et il épousa aussitôt Livia Drusilla, qu'il avait enlevée à Tiberius Néron, son mari, dont elle était même enceinte, f
SCRIBOMAKUS (Furius Camillus), général romain, mort l'an 42 de notre ère. 11 devint consul sous le règne de Tibère (32). Scribonianus commandait en Dalmatie lorsque Claude fut élevé k l'empire (41). Il prit lui-méniî la pourpre et somma par une lettre
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son rival d'abdiquer. Mais au moment de marcher sur Rome il fut massacré par ses propres soldats, effrayés par de sinistres présages.
SCRIBOMUS LARGUS, médecin romain qui vivait au Ier siècle de notre ère, du temps de Tibère et de Claude, Il était médecin des armées et suivit Claude dans la guerre britannique. Son nom a survécu, grâce à la conservation d'un recueil de formules médicales, dans lequel il avait rassemblé toutes les expériences des médecins et les pratiques de bonnes femmes. Cet ouvrage, qui n'a depuis longtemps qu'un intérêt historique, a été inséré dans diverses collections de traités de médecine ancienne et il a eu plusieurs éditions. La première a paru sous le titre de Scribonii Largi de compositionibus medicamentorum liber unus, aniehac nusquam excursus, Joanne Ruellio , doctore rnedico castigalore (Paris, 1529, in-fol.).
SCR1GNAC, bourg et commune de France (Finistère), cant. d'Huelgoat, arrond. et à 48 kilom. N.-E, de Châteaulin, sur l'Aulne; pop. aggl., 249 hab. — pop. tôt., 3,056 hab.
SCRINIAIRE s. m. (skri-ni-è-re — bas lat. scriniarius; de scrinium, coffret). Hist. ecclés. Archiviste, secrétaire : Il fit venir un êcriniaire qui écrivit cette bulle pendant la nuit. (Fleury.)
SCRINIUM s. m. (skri-ni-omm — mot lat.
dont nous avons fait écrin). Antiq. roin. Petit coffret où l'on serrait des livres; petit coffret en général.
— Encycl. Il y avait diverses boites portant le nom de scrinium et destinées à des usages différents ; mais, en général, le scrinium était fait pour les livres. C'était, dans ce cas, un coffret de bois de forme cylindrique, ayant un couvercle et, de chaque côté, une lanière par laquelle on le portait. Quand le volume était écrit, que les leuilles en étaient collées les unes à la suite des autres et que l'extrémité de la dernière feuille avait été fixée à la petite verge nommée wnbiticus, on le roulait autour de cette verge, puis on le plaçait debout dans le scrinium, en ayant soin de placer le titre sur une bande de parchemin ou de papyrus, qui sortait de la tranche tournée du coté où s'ouvrait la boîte. Chaque scrinium contenait ordinairement six ou sept volumes ; mais il ne pouvait y avoir de règle fixe à cet égard, puisque certains volumes égalaient à peine en grosseur une petite baguette, tandis que d'autres étaient beaucoup plus gros. Les scriniums où se trouvaient des livres précieux étaient fermés à clef et même scellés. Horace fait allusion à cet usage quand il dit à son livre {Epilres, I, xx) : « Tu hais les clefs et les sceaux chers à la pudeur ; tu gémis de n'être montré qu'à peu de monde et tu vantes les lieux publics; » Odisti claves et grata sigiila pudico, Paucis estendi gémis et communia laudas. On se servait souvent du mot capsa, au lieu de scrinium, pour signifier le coffret à serrer les livres. Ainsi Horace, dans ses Satires (I, i), dit à Mécène : • Eu voilà assez. De peur que tu ne m'accuses d'avoir pillé les coffrets du chassieux Crispinus, je ne dirai pas un mot de plus »
Jam salis est- A'e me Crispini scrinia lippi Compilasse putes, verbum non amplius addam.
Ailleurs (Satires, I, iv), le même poète dit :
Beatus Fannius ullro
Deiatis capsïs et imagine; cum mea nemo Scripla légal vulgo recilare limentis. . . .
• Heureux Fannius , à qui l'on a spontanément offert un coffret avec son portrait, quand personne ne lit mes écrits, dont moimême je crains de faire lecture en public. » Juvénal a employé aussi le mot capsa dans le vers suivant (Satire x, 117) :
Quem sequilur cuslos amjusls vermxla capsaa.
• Que suit l'esclave chargé de garder son étroit coffret. » La différence que l'on pourrait faire entre la signification de capsa et de scrinium, c'est que celui-ci était plus considérable et renfermait un plus grand nombre de volumes. Scrinia da magms, dit Martial (I, m). Les esclaves auxquels était confié le soin des coffrets de livres recevaient le nom de custodes scriniorum ou celui de capsarii.
On appelait encore scrinium la boite où les écrivains renfermaient leurs instruments de travail, l'écritoire, les calâmes, les rouleaux de parchemin ou de papyrus. Le même nom s'appliquait également à la boîte dans laquelle les esclaves portaient les livres de leurs jeunes maîtres se rendant à l'école. Dans ce dernier cas, on se servait aussi du mot loculi.
Au temps du Bas-Empire, on appela scrinium tout bureau de comptabilité dans l'administration de la maison de l'empereur, et les employés de ces bureaux furent appelés scriniaires. Le même nom fut donné, à la même époque, dans l'Eglise, aux secrétaires et aux archivistes.
SCRIPLUM s. m. (slcri-plomm). Métrol.
anc. Douzième de l'as ou d'uue unité de mesure quelconque. Il Unité de poids valant un vingt-quatrième d'once. Il Mesure agraire valant un deux cent-quatre-vingt-huitième du jugeium. Il Mesure du temps valant un vingequatrième d'heure. Il On dit aussi sckipuluu.
SCRI
SCRIPTEUR s. m. ( skri - pteur — lat. scriptor, écrivain). Chancell. rom. Officier qui écrit les bulles.
SCRIPTIONAL s. m. (skri-psi-o-nal — lat. scriplionale ; de scribere, écrire), Antiq. rom. Pupitre à écrire.
— Encycl. Le scriptional était porté sur des pieds, ou bien on le mettait sur les genoux. Les plus anciens de ces meubles consistent en deux tablettes formant un casier. Dans ce casier on plaçait les divers ustensiles de l'écrivain. L'écritoire en corne était adaptée à un trou percé dans la tablette supérieure. Cette sorte de scriptional portatif représente assez bien un portefeuille en bois. Les scriplionaux à pieds étaient des espèces de guéridons. On les faisait en bois ou en métal. Quelques-uns paraissent avoir porté des planchettes mobiles auxquelles étaient fixés des tasseaux percés de trous. Par ces trous passaient les fils au moyen desquels les copistes tendaient les peaux de vélin où ils devaient écrire ou peindre. Il y avait aussi des scriplionaux dont la tablette pouvait s'incliner, soulevée par une crémaillère. Ce genre de meuble, dont l'origine remonte à l'antiquité, dura jusqu'au xvie siècle environ, où il commença à être remplacé par des pupitres analogues à peu près à ceux dont nous nous servons aujourd'hui.
SCRIPTURAIRE adj. (skri-ptu-rè-re — du lat. scriptura, écriture). Graphique. Qui a rapport à l'écriture : Système scripturaike. Il Peu usité.
— Qui a rapport aux Ecritures sacrées : Style SCRIPTURAIRE. Les philanthropes entaillaient leurs lieux communs d'assertions fort peu scripturaires sur l'intercession des saints. (A. de Gasparin.)
— s. m. Hist, relig. Nom donné à des sectaires juifs qu'on appelle aussi caraïtks.
SCRIPTURAL, AXE adj. (skri-ptu-ral, a-le — du lat. scriptura, écrire). Qui a rapport aux écritures, à la Bible.
SCRIPULUM s. m. (skri-pu-lomm), Antiq, rom. V. scriplum.
SCR1VANO, pacha de Caramanie et chef de rebelles de la Turquie d'Asie au commencement du xvue siècle. En 1600, il se souleva de concert avec les pachas de Sivas et d'Erzeroum contre Mahomet III. Assiégé par l'armée du sultan, Scrivano livra le pacha Hussein ; mais le général du sultan, Mehemet- Pacha, le vainqueur, n'ayant pas voulu tenir ses promesses, Scrivano persista dans sa révolte.Toute laTurquie d'Asie, depuis les frontières de la Perse jusqu'aux rivages maritimes de l'Anatolie, obéissait à ce rebelle.
Scrivano était, comme beaucoup de ses compatriotes, d'un naturel barbare. 11 mutilait ceux qui ne voulaient point servir sa cause et les expédiait à Constantinople, où ces malheureux allaient vainement se plaindre au sultan. Plusieurs fois Scrivano s'approcha très-près de la capitale de l'empire. La mort seule arrêta le cours de ses succès et débarrassa Mahomet III d'un rival qu'il n'osait pas combattre.
SCRIVB ( Gaspard-Léonard ), chirurgien militaire français, né a Lille en 1815, mort à Paris en 1861. Entré à l'hôpital militaire d'instruction établi à Lille et nommé sousaide, il se rendit à Lyon pendant le choléra de 1834 et passa ensuite à l'hôpital du Valde-Grâce de Paris avec le grade d'aide-major et le titre de prosecteur. Reçu docteur en médecine en 1837, il fut envoyé en Algérie et après un court séjour revint en France où il obtint au concours la chaire de médecine opératoire à l'hôpital de Lille. Successivement chirurgien-major de deuxième classe, puis de première, chirurgien de l'hôpitaL de Valenciennes, médecin principal de deuxième classe en Afrique, il fut, au début de la guerre d'Orient, désigné comme médecin en chef de l'armée française et, pendant la campagne de Crimée, il lit preuve d'une habileté, d'un dévouement, d'un courage et d'une ténacité au-dessus de tout éloge. De retour â Paris, il fut élevé au poste de médecin inspecteur et il se préparait à jouir du repos qu'il avait laborieusement gagné, quand il fut enlevé par une maladie qui s'était déclarée à la suite des fatigues excessives de son service en Crimée. Scrive a laissé quelques ouvrages, notamment : Mémoire sur l'acclimatation des Français en Afrique (183S) ; Traité des plaies d'arme blanche (1842) ; Nouvelles observations chirurgicales (1843) ; Noie sur la fréquence des affections phleymoneuses chez les soldais de l'armée d'Afrique (1852) ; Délation médico-chirurgicale de la campagne d'Orient (1857), etc.
SCRIVER1CS (Pierre), philologue hollandais. V. Schkyver.
SCR1V1A, rivière du royaume d'Italie. Elle descend du versant septentrional des Apennins dans la province et à 16 kilora. N.-E. de Gênes, arrose la province d'Alexandrie et se jette dans le Pô à 13 kilom. N.-O. de Voguera, après un cours de 80 kilom.
SCRIWANECK (Augustine-Célestine Schri- ■waneck, dite), actrice française, née à Rouen le 23 juin 1825. Sa mère, Mlle Leriche, était dugazon au théâtre des Arts à Rouen lorsqu'elle épousa un violoncelliste de Torches-
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tre, M. Schriwaneck. Ce musicien habile, d'origine hollandaise, alla par la suite se fixer en Suisse, où il se fit naturaliser, devint organiste a Lausanne et y mourut en 1866. M'ie Célestine Scrrwaneck n'eut d'autre professeur que sa mère. Familiarisée dès l'enfance avee la vie de théâtre, joignant à une voix agréable une vive intelligence, elle débuta avec succès au théâtre par le rôle de Benjamin dans l'opéra de Joseph, par Méhul. En 1843, elle quitta la province, se rendit à Paris et entra au théâtre Beaumarchais, où elle se fit aussitôt remarquer dans Rosière et nourrice et dans Soleil de ma Bretagne. La grâce et le naturel de son jeu, son ingénuité piquante, sa sémillante vivacité , sa voix charmante et perlée lui valurent d'être engagée en 1845 au Palais-Royal, où elle débuta dans le rôle de Louise des Beignets à la cour. Elle créa successivement Fanchonnette de l'Aman/ de cœur, Maria de la Bonbonnière, Colombine de Carlo et Carlin, Blanche du Major Cravachon, Jeanne de l'Escadron volant, etc. A cette époque, elle recueillit eu partie la succession de Déjazet qui venait de quitter le Palais-Royal. Parmi le grand nombre de rôles qu'elle reprit ou créa, nous citerons : le vicomte de Létorières, dans la pièce de ce nom ; Indiana ■à'indiana et Charlemagne; Emma du Code des femmes et Baptistine du Lait d'dnesse; elle créa, en outre, Nini de l'Enfant du carnaval, Anna d'un Roman de pension, Papillonne du Poisson d'avril, Raoul d'fn cœur de grand'mère, le Soleil des Pommes de terre malades, Coquerieot de la Poule à ma tante, Fiorella dans la pièce de ce nom, Ran-Ran et Gentil-Bernard de la Poudre-Coton, Thérésina de Judith et ffolopherne, Hortense de l'Eté de la Saint-Martin, Eglantine du Duel aux mauviettes, Rosine du Mobilier de Rosine, Muscadin du Chevalier Muscadin, Léo de la Cornemuse du diable, Berthe d' Embrassons-nous, Follevitle, et Justine de la Perle des servantes. En 1849, Mlle Scriwaneck fit une excursion en province. A son retour à Paris, Jules J;inin lui consacra dans le Journal des Débats (10 septembre 1849) des lignes pleines d'un enthousiasme dithyrambique. M11"! Sfciiwaneck entra, en 1S49, aux Variétés, où elle créa un grand nombre de rôles. Depuis cette époque, elle a joué de nouveau au Palais-Royal, au Cbâtelet, aux Folies-Dramatiques, et fait en province un grand nombre de tournées. Parmi les rôles qu'elle a joués avec le plus de succès, nous citerons : Blésinet de l'Amour que gu' c'est qu' ça, le chevalier de Freiliy du Rot malgré lui, Florette da la Flâneuse ou Une présentation à la cour, Alberta du Lion et du Rat, Bernerette de Scène sur scène, Tocandine de jj/me Bijou, Bruyère de Jean le Toqué, lu marquise de l'Amour à l'aveuglette, madame Roger de Roger Bontemps, Satin des Enfers de Paris, Toby des Bibelots du diable, Olibrius et Joconde de Ohé! les petits agneaux, dame Grégoire de M'idame Grégoire, Suzanne des Princesses de la rampe; Pallas, le canotier, l'officier anglais et le vieux gentilhomme de Quatorze de dames, Gothede la Gardeuse de din dons; Rosi ta, Sierra Moi eua, miss Pénélope, Pedro de la Femme aux œufs d'or et madame Franval de l'Actrice en voyage, sans compter : Marco et le Ranelagh du Bois de Boulogne, la Frégate-Ecole, la Friandise, le sergent Frédéric, la Renommée du Royaume du Calembour, le Figaro de la Lanterne magique, Ondine de Ondine et pêcheur, Giroflée de Zamore et Giroflée, Madelon de Madelon Lescaut, Sylvia des Né/les, parodie des Elfes, etc. Il n'a pas dépendu d'elle de faire réussir au Châtelet les Voyages de Gulliver et aux Folies- Dramatiques Paris dans l'eau, vaudeville aquatique en. quatre actes . En province, il faut détacher de son répertoire déjà si varié : Toinette de l'Idée de l'oinette, Hélène de la Perdrix rouge, Colette des Trois dragons, le personnage presque muet de Yelva, Julien du Mousse, Madeleine de l'Homme n'est pas parfait, Gentil-Bernard et les Amours de Ctéopâtre, que créèrent Déjazet et Alphonsiue ; enfin le Gamin de Paris, qu'on ne se lasse pas d'entendre. M11» Scriwaneck est, après Mlle Déjazet, l'actrice de notre temps qui a le mieux joué ce qu'on appelle en style de théâtre les travestis. A son entrée au Palais- Royal, elle avait à lutter contre le souvenir de son illustre devancière. Son jeu fin, ses allures sémillantes, son talent plein de churme et de grâce lui ont permis de se créer une individualité et d'échapper à l'écueil de l'imitation. Comme femme, Mite Scriwaneck a donné de nombreuses preuves de son excellent cœur. Elle a élevé son frère et trois sœurs consanguines et pourvu pendant longtemps aux besoins d'une camarade vieille et infirme. Pendant le siège de Paris (1870), on la vit la première à l'ambulance des Variétés prodiguer ses soins à nos blessés. Enfin, elle ne refuse jamais son concours aux comédiens qui viennent la prier de jouer ou de chanter k leur bénéfice une de ses meilleures chansonnettes, la Dame au lorgnon ou Polichinelle et Bébé.
SCROBE s. m. (skro-be — lat. scrobs, fosse). Antiq. Fosse qui recevait le vin, le lait et l'huile des libations, dans tes sacrifices. Il On disait aussi scbobicolb.
SCROBICULAIRE s. f. (skro-bi-ku-lè-re — du lat, scrobiculus, petite fossette). Moli. Genre de mollusques acéphales à coquille bivalve, formé aux dépens des latraires.
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SCROBICULE s. f. (skro-bi-kn-le — dimin. du lat. scrobs, fosse). Didael. Kossette.
— Anat. Fossette du cœur. Il Creux, de l'estomac.
SGROBICULÉ, ÉE adj. (skro-bi-ku-lé — rad. scrobicule). Hist. nat. Qui est marqué, parsemé de petites fossettes irrégulieres. il On dit aussi scrobiculeux, kuse.
SCROBIGËRE s. m. (skro-bi-jê-re — du lat. scrobs, fossette; gero, je porte). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des serricornes, section des malacodermes, tribu des clairones, dont l'espèce type habite l'Australie.
SCROBODE s. .m. (skro-bo-de — du lat.
scrobs, fossette). Ichthyol. Genre de poissons
fanoïdes , de la famille des pyenodontes, ont l'espace type a été trouvée ii l'état fos- | s'ùV dans les calcaires lithographiques de So- i lenhofeii. I
SCROFA (le comte Camille), poète italienlatin, né k Vicence vers le commencement du . xvio siècle, mort en 157G. Il passe pour l'inventeur de la poésie péduntesque. Il a publié, sous le pseudonyme de Fidcuiio Glotiocury- ■io ludimacister, un- recueil de poésies ectites dans un jargon formé de lueulions latines et de mots italiens mélos ensemble d'une manière barbare. Les poètes de Scrofa, intitulées Cantici, ont eu plusieurs éditions. Celle de 15C2 passe pour la- première ; la i meilleure est celle de 1743. i
SCUOFAN1 (Xavier), historien et écono- j miste italien, né à Modico (Sicile) en 1756, mort k Païenne en 1835. Destiné par sa famille à l'état ecclésiastique, il entra dans les ordres, mais n'exerça jamais. Venu à Paris, j il assista aux débuts de la Révolution, puis, I ayant quitte la France en 1791, il se rendit à j Venise, y fut nommé professeur d'ugricul- i ture et devint ensuite surintendant général de l'agriculture et du commerce avec le Levant, fonctions qui le contraignirent à visi- , ter fréquemment l'Orient. Après la prise de Venise par le-. Français, Serofani vint s'éta- ; blir a Paris et publia plusieurs ouvrîmes \ d'économie politique. En 1809, il suivit k Nupies Murât, qui le laissa à l'écart, et cette I défaveur non motivée valut k l'historien la sympathie du roi Ferd.nand, qui le nomma directeur de la statistique et du recensement. : En 1822, Scrofaui, destitué k cause de ses idées libérales, se retira k Païenne, où il s'adonna aux travaux qui ont fonde mi répntution. On a de lui, entre autres écrits ; Tnits ; ont tort (Florence, 1791, in-8°), relatif k la Révolution française ; Essai sur le commerce ! en général des nations de l'Europe (Venise, : 1792, in-8°), traduction française (Paris, 1802, , in-8u) ; la Vraie richesse de la campuyue ou ' Cours d'agriculture (Venise, 1793, hi-8°); Voyage en Grèce (Londres, 1800, 3 vol. in Eu); Sur ta valeur et la transmission des biens immeubles en Europe; la Guerre des esclaves (Paris, 1807, in-8°); Mémoires d'économie politique (Pise, 1826, in-8°).
SCROFULAIRE ou SCROPHULAIRE s. f.
(skro-fu-le-re — rad. scrofule, parce qu'on attribuait k ces plantes la propriété de guérir les scrofules). Bot. Genre do plantes, tyj e de la famille des personnees ou scrofulariées, comprenant une centaine d'espèces qui habitent surtout les régions tempérées de l'hémisphère nord : La scrofulairk noueuse esl assez commune dans les endruits frais et humides. (P. Duehartre.) Les feuilles de la grande scrofulaire sont d'un goât amer. (V. de Bomare.) La scrofulaire aquatique croit dans les marais, sur te bord des eaux stagnantes. (Bosc.)
— Encycl. Les scrofulaires sont des plantes vivaces, à tiges herbacées ou sous-ligneuses, souvent tétragones, a feuilles le plus souvent Opposées. Les fleurs, groupées en cyines terminales rameuses, présentent un calice a cinq divisions plus ou moins profondes; une corolle a tube ventru-, globuleux ou oblong, k limbe divisé en deux lèvres, la supérieure plus longue, bilobée, l'inférieure trilobée; quatre eiamines didynauies, quelquefuis accompagnées d'une cinquième étaniine ruùimentaire; un ovaire entoure d'un disque annulaire oblique. Le fruit est une capsule bivalve, ordinairement aiguë au sommet, h deux loges, renfermant plusieurs graines ovoïdes et ridées. Les nombreuses espèces de ce genre sont répandues surtout dan-, les régions tempérées de l'Europe et de l'Asie ; quelques-unes croissent abondamment un France et plusieurs jouissent d'une certaine réputation médicale.
La icrofuiaire noueuse est une plante vivaee, à racine renflée, noueuse, brunâtre ; la tige, haute de 0^,50 k 0,n>80, tétiagone, robuste, dressée, rameuse, porte des feuilles opposées, pétiolées, ovales, lancéolées, dentées, glabres, d'un vert foncé; les fleurs petites, brun rougeâtre en dehors, olivâtres eu dedans, sont groupées en panieule terminale ; le fruit est une capsule arrondie, bivalve, entourée par le calice persistant. Cette plaine est commune dans presque toute l'Europe ; elle croit de préférence dans les bois, les buissons, les haies, les endroits frais, au bord des chemins et des fossés, etc. Un ne la cultive que dans les jardins botaniques, où on la propage facilement pur éclats de pieds. Ou récotte, pour l'usage médical, ses racines au
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printemps et à l'automne et ses feuilles avant ; la floraison. '
Son odeur, surtout quand on la froisse, i est désagréable, presque fétide, et sa saveur | acre, «mère et assez nauséeuse. Ses noms vulgaires de scrofulaire et d'Aérée aux hé- ' morroïdes rappellent assez les maladies contre lesquelles elle fut longtemps pré onisée; aujourd'hui, ses prétendues propriétés contre ces maladies sont regardées comme tout à fait hypothétiques. Le suc de cette plante entrait dans la composition d'un onguent fort ' usité contre la gale, et on vantait son eau | distillée contre les taches de rousseur.
Elle passe encore pour purgative à petite dose et vomitive k une dose plus élevée. On I a employé quelquefois ses feuilles en cata- é plasmes pour la guérison des plaies, et leur décoction en frictions contre les maladies de la peau. Enfin, on l'a regardée comme antivermineuse et on a conseillé de l'associer au séné. En somme, elle est très-peu usitée aujourd'hui , si ce n'est dans les campagnes, où elle passe pour adoucissante, émo.heute et résolutive. La médecine vétérinaire l'emploie aussi quelquefois. Les chèvres sont les j seuls animaux domestiques qui broutent cette plante; ses fleurs plaisent beaucoup aux abeilles. |
La scrofulaire aquatique est aussi vivaee ; elle se distingue de la précédente par sa taille lin peu plus élevée ; ses tiges à quatre angles tranchants ou ailés; ses feuilles obtuses, k pétioles ordinairement ailés; son calice à lobes arrondis, membraneux, blanchâtres sur les bords. Comme son nom l'indique, elle croît dans les lieux humides et marécageux, au bord des eaux courantes ou stagnantes. Elle possède des propriétés analogues k celles de la scrofulaire noueuse, mais un peu plus actives. On l'a regardée surtout comme vulnéraire et propre à cicatriser les plaies. Elle a acquis une certaine célébrité au siège de La Rochelle, où on en fit usage, et elle a reçu le nom vulgaire d'herbe du siège. Une espèce voisine ne celle-ci est, dit-on, employée au Brésil contre l'apoplexie, la pleurésie et les lièvres intermittentes.
La scrofulaire canine, vulgairement rue des chiens, est vivaee, k racine pivotante, k tige presque simple, mais très-rameuse et buissonuante; ses rieurs sont d'un pourpre noirâtre. On emploie la décoction de ses feuillus et de ses racines en frictions contre la gale des chiens et des cochons. Nous citerons encore la scrofulaire priutanière, à feunles cordiformes, à Heurs d'un rouge brun verdâtre, cultivée quelquefois dans les jardins d'agrément; la scrofulaire auriculée, etc.
SCROFULARIÉ ou SCROPHULARIÉ, ÉE
adj. (skrofu-la-ri-é — rad. scrofulaire). Bot. Qui ressembla ou se rapporte aux scrofulaires, il On dit aussi scroful.vriacb et
SCROFULÀRINÉ.
— s. f. pi. Un des noms donnés à la famille des personnees, et quelquefois à une simple tribu de cette famille.
SCROFULE s. f. (skro-fu-le — lat. scrofula, diminutif de scrofa, qui appartient sans doute k la même famille que le latin scalpere, couper, sculpere, graver, anglo-saxon screopan, couper, sceorfan, couper peu k peu, ancien allemand screfon, couper, etc., et qui provient, comme toutes ces formes, d'une racine skarp, skalp, couper, trancher, diviser. Le latin scrofa désignerait ainsi proprement la croûte qui se sépare de la chair. Lis latin scrofule est rattaché par d'autres personnages à scrofa, truie, k cause de l'analogie des tumeurs scrofuleuses avec celles dont sont fréquemment atteints les porcs). Pathol. Maladie caractérisée par des tumeurs d'abord dures, puis fluctuantes, qui dégénèrent en ulcères et se manifestent particulièrement au cou ; s'emploie surtout au pluriel : Les scrofules sont des irritations des tissus extérieurs, où prédomine la partie albumineuse du sang, (Broussais.) Les scrofules sont une maladie yrave, souvent héréditaire. ( Nysten. ) Il On dit vulgairement
ÉCROUBLLES.
1 — Encycl. Pathol. La scrofule est une maladie constitutionnelle, non contagieuse, le plus souvent héréditaire, d'une durée ordinairement longue, se traduisant par un ensemble d^ffeetions variables de siège et de modalité pathogéniquus, qui ont cependant pour caractère commun la fixité, la tendance hypertrophique et ulcéreuse, et pour siège ordinaire les systèmes tégumeutaires lymphatique-, et osseux.
La scrofule a été connue et dénommée dès la plus haute antiquité ; elle est indiquée ou décrite dans tous les traités généraux de médecine; elle a fait le sujet d'un nombre très-considérable de monographies, de noies, de mémoires, etc. 11 n'est pas dans le cadre nosolugique de maladie plus commune. Nous la trouvons partout, mais surtout en France, en Angleterre , en Hollande. Les ravages qu'elle a faits dans l'espèce humaine sont véritablement effrayants et elle enlève peutêtre plus de victimes que les grandes épidémies de peste et ue choléra. Ou la rencontre k tous les âges, sur les deux sexes, dans toutes les classes de la société. Il n'est peutêtre pus une famille qui n'en offre au moins un exemple.
La scrofule a été désignée sous les noms de struiues , d'affections strumeuses , d'é-
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croitelles, d'humeurs froides, etc. Nous avons parlé, au mot écroukllk, de la croyance superstitieuse qui attribuai aux rois de France, et même k ceux d'Angleterre, le pouvoir de guérir cette maladie en touchant les mal ides. Les causes prédisposantes ou déterminantes de la scrofule qui ont été le plus souvent invoquées sont : l" l'âge; 2° le sexe; 3° le tempérament lymphatique ; 4° une nourriture insuffisante; 5° l'usage on l'abus de certaines boissons, poisons ou médicaments; 6° les influences atmosphériques; 7" l'altération de l'air ; 8° l'hérédité ; 9° la contagion ; 10» enfin une certaine altération du sang.
L'âge et le sexe sont deux conditions pré- i disposantes k lu scrofule qui ne peuvent pns être mises en doute. Chacun sait que cette ■ affection atteint tout particulièrement les jeunes sujets, surtout de deux à dix ans, et 'd'après les recherchas de Lepelletier, du Mans, le nombre des femmes scrofuleuses t serait k celui des hommes comme 5 est k 3. j Le tempérament lymphatique est aussi iv- | gardé par le plus grand nombre des auteurs j comme une des causes prédisposantes les plus , efficaces; toutefois, Guersant n'admet pas j l'existence de cette cause, et, comme lui, Baudelocque fait remarquer que, purmiles malades, il en est un bon nombre qui n'ont aucun des attributs du tempérament lymphatique. On ne saurait trop insister sur ces remarques, car beaucoup de personnes confondent complètement le tempérament lymphatique avec lu maladie scroful 'Use, on tout au moins n'y voient qu'une différence de degré. Or, un individu a tempérament lymphatique n'est pas plus scrofuleux, dans 1 iin- , mense majorité des cas, qu'un homme k tempérament nerveux n'est fou, qu'un homme à tempérament sanguin n'est apoplectique , . qu'un homme k tempérament bilieux n'est | atteint d'affection du foie. |
Les conditions hygiéniques ont plus que ; toutes les autres été étudiées. Baudelocque est entré k ce sujet dans des détails importants. On a regardé une nourriture insuflis mte, composée principalement de végétaux, de légumes secs, de fruits non mûrs, en un mot une nourriture peu succulente, comme une des principales causes de l'affection. Baudelocque a cité un très-grand nombre d'exemples pour prouver que rien n'était moins fondé que cette assertion, et un des arguments les plus forts qu'il ait produits contre cette manière de voir, c'est que les aliments les plus divers ont été tour à tour regardés comme produisant les scrofules.
Passant ensuite en revua les différentes boissons auxquelles on a attribué la production des scrofules, Baudelocque étudie l'action de l'eau provenant de la fonte des neiges, privée d'air et de mauvaise qualité; les vins acidifiés, le cidre, les boissons trop abondantes, et il arrive encore k la même conclusion, c'est-k-dire que rien n'est inoins prouvé que leur influence. Les arguments | qu'ii apporte en faveur de sa manière de | voir sont en effet très-forts et inspirent les ! plus grands doutes sur l'exactitude des au- '■ t>urs qui ont admis l'existence de ces causes, i Même résultat pour l'examen des faits par lesquels on a cherché k prouver que certains médicaments et certains poisons, comme les purgatifs, le mercure, le plomb, donnaient lieu au développem :nt de la scrofule ; il eu est de même de la malpropreté, que Kortum regarde comme une des causes les plus efficaces de la maladie dont il s'agit. C'est également par de simples assertions que les au- , teurs comme Kortum, MarcAurèle, Séverin, . Warthen et quelques autres ont prétendu que les scrofules étaient dues ii la rétemioii ' de certaines sécrétions et excrétions; il faut eu dire autant k propos de l'électricité, dont I la diminution a paru k de Humboldt une ! cause da la scrofule.
Parmi les influences atmosphériques, le
défaut de lumière, une température ordinai-
! remeut basse paraissent avoir une influence
■ réelle sur la production de la maladie. Mais c'est une simple présomption qui n'est point fondée sur des faits positifs. Quant k l'hunit-
i dite, Baudelocque élevé contre cette cause des objections qui ne permettent pas de regarder sou influence comme suffisamment
■ démontrée. Pour cet auteur, l'altération de l'air est la cause principale de la scrofule; c'est dans les ateliers concentrés, c'est dans les rues étroites, dans les chambres où l'air
i ne peut pas être facilement renouvelé ou qui sont trop étroites pour que l'air qu'elles contiennent suffise k la respiration pendant la nuit, etc., que, d'après lui, la scrofule est principalement produite. Il rapporte un assez rand nombre de faits qui viennent k appui de cette opinion. Ainsi, c'est principalement dans les endroits ou les maisons sont entassées, où les rues sont étroites et tortueuses, où les chambres peu étendues sont occupées par un grand nombre de personnes, qu'on trouve la plupart des scrofuleux. Ces faits sont de nature k faire regarder les idées de Baudelocque comme fondées.
La marche de la maladie scrofuleuse nous présente quatre périodes bien distinctes k étudier. Souvent elle est précédée d'un état particulier du corps qui constitue la prédisposition scrofuleuse, et elle est fréquemment aussi suivie de diverses infirmités, telles quu la claudication, l'aukylose ; de diverses mutilations, li perte du nez, des paupières, qui
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accusent par des stigmates indélébiles la nature du mal qui les a occasionnées.
— Prédispositions à ta scrofule. Voyons quel est cet état précurseur. La maladie n'est pas encore déclarée; il y a seulement une prédisposition qii a^it sur les organes, modifie leur évolution pendant le premier âge, trouble plus ou moins les différentes fonctions : c'est la scrofule en germe. On donne généralement comme l'un des curnolèi'es de la prédisposition il la scrofule le gonflement de la lèvre supérieure. Mais il ne faut pas s'y méprendre ; c'est lk un symptôme de la scrofule confirmée, et quand cette tuméfaction existe avec des fissures k la peuu et un flux nasal, la maladie est déjà parvenue k un degré assez avancé. Doit-on encore, avec les auteurs, regarder le tempérament lymphatique exagéré comme une prédisposition manifeste k la scrofule? Le développement trop inarqué du système lymphatique favorise le développe. lient de la scrofule, mais il ne la fait pus naître; il n'y a pas là relation nécessaire de cause k effet.
Les traits de la constitution scrofuleuse consistent dans une modification toute particulière du faciès, de l'habitude extérieure du corps, et spécialement des fonctions de l'économie. Le faciès doit être étudié avec soin. Nuus trouvons d'abord k noter la conformation du crâne, dont la partie postérieure est singulièrement développée; en même temps, lo front est bus, le cou court et les mâchoires larges et fortement accusées. Mais ce qui doit surtout fixer notre attention, ce sont les contrastes qu'offrent les scrofuleux dans les truits divers de leur physionomie. Ici, la coloration du visage est vive, animée; lk, au contraire, la face est pâle ou plutôt d'un blanc terne et mut. Tauiôt l'œil est vif, tantôt morne, languissant, presque éteint. Chez les uns, l'embonpoint est développé, le tissu graisseux est tres-abondant, il y a une véritable polysarcie, mais en mémo temps les chairs sont molles et flasques. Chez d'uutres, quoique doués d'un appétit énergique, il y a une maigreur considérable, la peau est blanche et rosée ou terne et même brune. La chevelure est tantôt épaisse, luxuriante même, tantôt rare et clair-semée. La physionomie est régulière et belle, ou bien, au contraire, irréguiiere et dépourvue d'expression. Relativement k la stature, le plus souvent la croissance semble avoir été entravée dans sou évolution; le sujet a vingt ans, il en accuse k peine quinze par sou apparence chétive et enfantine. D'autres août d'une taille élevée, mais mal prise; en général, chez les scrofuleux, il y a défaut d'harmonie entre les différentes parties du curps. La ihorax est aplati d'avant en arrière et sur les côtés, k sa partie supérieure, ot présento ainsi une forme quadrilatère ; le sternum est souvent tombé en curéno et le ventre forme une saillie disgracieuse ; les membres manquent ordinairement de proportion avec le reste du corps; de lk cette gaucherie dans les attitudes et les mouvements que l'on observe chez tant de scrufuleux.
La colonne vertébrale est assez fréquemment déviée de différentes manières, mais il ne faut pas confondre cette déviation avec celles qui sont d'origine raehnique et qui peuvent atteindre des sujets scrofuleux dans leur première enfance. Ce sont la des maladies très-distinctes.
Les fonctions de l'économie sont modifiées de différentes manières, soit eu plus, soit eu moins. Ainsi, tantôt la nutrition esl languissante, tantôt elle est exagérée; chez 1,'un, les digestions sont promptes, faciles; chez l'autre, difficiles, accompagnées d'éructation s gazeuses. L'état des forces est également très-variable : certains sujets sont lents, paresseux ; d'autres sont actifs, laboriuux, et la paresse des premiers est le résultat d'une véritable faiblesse, d'une sorte d inaptitude au mouvement.
Même chose pour l'intelligence. Certains scrofuleux sont doués d'un esprit brillant, d'une pénétration remarquable; d'autres sont io irds et comme stupi les ; l'obtusioii de leurs facultés peut aller jusqu'à l'uiio;ie. Ces malheureux cherchent par tous les moyens k prolonger leur séjour k l'hôpital ; ils y passeraient volontiers leur vie dans l'existence oisive que l'on y mène. Les facultés affectives sont aussi trè.s-diverses : ici, lu caractère est vif, emporté; lk, Houx, patient, plein de mansuétude et u'abuégatiun.
Relativement aux fonctions d i lu génération , le plus ordinairement la puberté est retardée; d'autres fois, cependant, elle est avancée. Très-souvent, chez les sujets du . sexe féminin, la menstruation se déclare trèstard , et, quant aux appétits vénériens, ils sont ardents ou languissants et presque nuls. Enfin, la maladie proprement dite se manifeste. Ici nous pouvons reconnaître quatre périodes successives.
— Première période. Scrofule primitive.
Elle se place ordinairement entre la première et la seconde dentition. La scrofule se décoie par différentes affections sur lesquelles on doit appeler très- sérieusement l'attention, parce qu'elles sont très-souvent méconnues. Ce Sont Surtout les gourmes, les croûtes de lait, les pseudo-teignes : on appelle ainsi l'eczéma et l'impétigo du cuir clievelu. Ces affections sont ordinairement très-rebelles, 1 s'accompagneut souvent de tuméfaction et se
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propagent souvent aussi aux bulbes pilifères. C'est la une des manifestations les plus communes de la scrofule à sa première période. Ces éruptions cutanées donnent souvent lieu à des engorgements ganglionnaires du cou ; mais o-s engorgements ne sont encore que sympathiques ; iis n'ont pas de caractères scrofultMix et ils cèdent avec la cause qui leur a donné naissance. Tout entière à son idée d'anatomie pathologique, l'école deWillan n'a étudié ces éruptions qu'à un seul point de vue, celui de la forme particulière sous laquelle elles se manifestent. La loupe à la main, ces unatoniistes ont étudié la vésicopustule qui caractérise l'éruption; ils ont constaté que cette vésico-pustute est petite, acuminée et renferme une matière assez épaisse et molliforme; ils lui ont donné le nom d'achores, sous lequel les anoiens désignaient les éruptions du cuir chevelu, et ils n'ont pas vu que la ténacité, la fixité de cette affection lui donnaient un caractère particulier en dehors de la lésion élémentaire. Du reste, cette vésico-pustule acuminée, à laquelle on attache tant d'importance, est souvent diflicile à trouver, soit qu'elle dure tres-peu de temps, soit qu'elle manque réellement.
On observe en même temps des éruptions nphtheuses, l'induration et l'hypertrophie des amygdales ; d'où résultent, comme conséquences, lu dureté de l'ouïe et le ronflement pendant le sommeil.
Pennant cette première période, nous avons encore à noter les ophthalinies, dans lesquelles l'inflammation attaque les diverses parties de l'œil et les paupières (orgelet, induration des follicules de Meibomius);
Le coryza habituel, l'enchifrènement avec gonflement de la lèvre supérieure, qui est io.vent ie siège d'érythèmes, d'éruptions irapétigineuses, etc. ;
L'otorrhée, suit permanente, soit à répétitions plus ou moins rapprochées;
La leucorrhée chez les petites tilles ;
Un érythènie avec induration des joues, qui alterne souvent avec les ophthalmies spéciales;
Les engelures, différentes formes d'eczéma, d'impétigo, d'acné ou roséole et même de psoriasis , remarquables surtout par leur ténacité.
Pendant cette première période, on trouve surtuut à signaler des affections qui ont reçu le nom de scrofulides, et qui affectent spécialement la peau et les muqueuses. Ces affections, quoique tenaces, sont légères, en comparaison de celles qui s» développent plus tard.
A la fin de cette période, on observe, soit comme phénomène de transition à la seconde période, soit comme effet sympathique, des éruptions du cuir chevelu, des engorgements ganglionnaires qui s'enflamment et suppurent sous l'influence d'une nouvelle poussée serofuleuse. Alors se forment des ganglionites tuberculeuses; des abcès se creusent; la peau se décolle, elle s'amincit, se détruit, et il se manifeste des ulcérations d'un aspect particulier et caractéristique. Mais alors ce ne sont pas seulement les ganglions cervicaux superficiels qui sont pris; le mal s'étend à ceux qui sont situés plus profondément, à ceux qui passent sous les clavicules, sous le sternum, à ceux des aisselles, etc., et là aussi il peut se former des abcès, des décollements, des fistules.
Les engorgements ganglionnaires cervicaux sont faciles à reconnaître. Ils affectent un seul côté ou les deux côtés du cou; leur niasse est quelquefois très-considérable et modifie singulièrement la physionomie. Le cou forme quelquefois alors un relief de chaque côté des mâchoires.
Les ulcérations succédant à l'ouverture des abcès ont une durée plus ou moins longue ; elles restent quelquefois stationnaires, ou bien elles se cicatrisent. Dans le premier cas, on les voit persister dans les périodes suivantes et se joindre aux nouvelles lésions qui se seront manifestées.
Ces accidents divers de la scrofule primitive peuvent céaer et une guerison apparente survenir; mais, tôt ou tard, de nouvelles poussées amènent les désordres que nous allons maintenant signaler.
— Deuxième période. Scrofule secondaire.
Les accidents qui se manifestent dans cette période ont un caractère de gravité plus prononce ; ce so.it des scrofiiliues d'une nature beaucoup plus tenace que celles dont nous avons parlé plus haut et qui affectent la peau et les muqueuses.
Nous rencontrerons ici :
îo Les différentes variétés d'acné varioliforme et le lupus acnéique, confondu par les auteurs avec l'acné sébacéa.
2<> Le lupus et ses formes diverses : les lupus érythemateux, eczémateux, tuberculeux; certaines variétés de lupus erythemuteux, désignées par Biett sous le nom d'erytheme centrifuge.
30 L'nnpuitgo rodens de Bateman et des auteurs modernes.
40 La scrofule cutanée, déjà indiquée par Rayer, mais que personne n'avait complètement décrue; elle se montre soit isolée, soit par groupes, et elle est caractérisée par des elevures papulo-tuberculeuses ou papulopustuleuses, qui s'ulcèrent, s'enflamment, etc. Souvent l'inflammation so transmet aux par-
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ties sous-jacentes, d'où la formation d'abcès superficiels; quelquefois, enfin, elle s'étend plus profondément, peut même aller jusqu'aux parties osseuses, mais sans les altérer.
5° Le molliisoum tuberculeux.
6° Le lupus impétigineux des lèvres, de la vulve.
7° Les catarrhes utérins avec érosions granuleuses du col de l'utérus, dont l'origine et la nature réelles sont si souvent méconnues, et que l'on combat inutilement avec des moyens exclusivement locaux.
8° Enfin, les blennorrhugies suivies de rétrécissements.
Tandis que ces accidents se manifestent, il n'est pas rare de voir des engorgements plus ou inoins considérables de ganglions situés dans le voisinage des parties qui sont le siège des affections que nous venons d'énu-' niérer. Ces engorgements, comme ceux de la première période, sont encore seulement sympathiques.
Pendant cette seconde période, les ulcérations du lupus peuvent faire de grands progrés et s'étendre même jusqu'aux surfaces osseuses.
— Troisième période. Scrofule tertiaire.
Elle est surtout caractérisée par les lésions du système osseux. Les surfaces osseuses, les articulations, la continuité et le centre des os sont successive nient envahis.
Nous avons donc à considérer ici : 1° des abcès froids enkystés; 2" des périostites ; 30 des tumeurs blanches; 4° des ostéites raréfiantes ou condensantes; 5U des caries simples ou tuberculeuses ; e° des nécroses ; 7° des hypérostosesavecou sans carie; S°desspi'iaveiiiosd, caractérisées par une inflammation des tissus médullaires avec dilatation des parties centrales de l'os et amincissement des parois.
Les produits de la suppuration du système osseux qui forment les abcès, d'abord sessiles , deviennent migrateurs et gagnent le plus ordinairement la surface tégumentaire ; ils forment collection sous la peau, amincissent, perforent cette membrane, Se font juur à l'extérieur et laissent à leur suite des trajets fistuleux, des décollements, etc.
Quelquefois ces collections vont aboutir à la surface tégumentaire interne, qu'elles perforent par un travail d'ulcération; le pus tombe dans l'intestin et vient sortir par l'anus.
Lutin, dans des cas plus rares, l'abcès par congestion s'ouvre dans la vessie, et le pus est rejeté par l'urètre avec les produits de la sécrétion urinaire.
C'est pendant cette période que se montrent les symptômes dits généraux: les traits du visage s altèrent-, le visage lui-même j prend une teinte bien prononcée; les forces 1 se perdent graduellement; on voit se mani- I fester (es signes irrécusables d'une altération I du sang, des infiltrations séreuses dans les | membres et parfois même de l'albuminurie. 1 Les fonctions digestives sont le plus ordinairement altérées; la diarrhée se déclare, par | intervalles d'abord, puis d'une manière per- ! manente. L'amaigrissement fait des progrès. ; Le pouls est quelquefois accéléré; mais, en • général, on n'observe pas les phénomènes de : fa fièvre hectique. La sueur, en particulier, fait presque toujours défaut. Par le fait des | accidents survenus pendant cette période, la 1 maladie peut se terminer d'une manière funeste. Le plus ordinairement, la mort a lieu par l'épuisement graduel des forces et de la se&sibilité; mais, dans quelques cas, elle survient par suite <l'une affection intercurrente, j une pleurésie par exemple. Ailleurs, elle est la conséquence d'une rupture vasoulaire. Enfin on a vu, dans plusieurs cas, un caillot ! arrêté dans une artère ou dans une veine 1 amener un obstacle dans la circulation; d'où ! un spiiacéle mortel des parties situées audes-ous.
1 — Quatrième période. Scrofule quaternaire ou viscérale. Dans les trois périodes précédentes , les déterminations de la scrofule avaient lieu sur l'appareil tégumentaire in—
■ terne ou externe, sur l'appareil ganglionnaire lympathique, sur les tissus cellulaires, ligamenteux ou osseux; dans la quatrième pé-
I riode, ce sont les viscères qui vont se trouver pris.
Tantôt les affections dont nous allons parler se montrent dans leur ordre régulier de succession, c'est-à-dire qu'elles apparaissent à la suite de celles qui ont caractérisé les périodes précédentes; d'autres fois, elles débutent d'emblée; mais, dans ce dernier cas, le danger e.>t très-grand; il est bien rare que la thérapeutique puisse en triompher. La scrofule viscérale consécutive offre plus de chances favorables.
Quelles sont donc les affections qui constituent la scrofule quaternaire ou viscérale ? Ce sont :
1 l« La phthisie bronchique ou pulmonaire,
! ayant pour lésion anatomique le tubercule.
! 2° La phthisie abdominale, comprenant le carreau et la péritonite tuberculeuse ; différentes tumeurs du foie ou du pancréas; tumeurs de nature diverse : fibro-plas tiques, cancéreuses, dégénérescences graisseuses, etc., les altérations du rein qui donnent lieu à l'albuminurie (maladie de Bright) ; diverses tumeurs de l'ovaire, certaines indurations de l'utérus, etc.
3° La phthisie cérébrale. Ici se rangent la
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méningite tuberculeuse ou granuleuse; les tubercules dans le cerveau ou le cervelet. Les convulsions qui se montrent alors sont ordinairement la conséquence de la tuberculisution dans l'appareil nerveux central, tandis que les troubles de la sensibilité et du mouvement, que l'on observe dans la période précédente, sont plutôt dus à une compression du cerveau ou de la moelle, occasionnée surtout par des dépôts ayant pour point de départ une affection du système osseux du crâne ou de la colonne vertébrale (maladie de Pott).
i° La scrofule mammaire ou testiculaire. Chez la femme, le sein devient le siège de tumeurs de nature diverse : tuberculeuses, fibro-plastiques, etc. Chez l'homme, même chose pour les testicules.
5° La cachexie scrofuleuse n'est point exclusivement propre à la quatrième période; elle commune à toutes les autres, mais surtout aux deux dernières. Elle résulte do l'épuisement de la constitution par les suppurations abondantes, les souffrances prolongées.
Comme nous l'avons déjà dit, la scrofule, dans son évolution, ne suit pas toujours l'ordre régulier dont nous venons d esquisser à grands traits le tableau; certaines périodes peuvent manquer, mais ces irrégularités ne Sont pas aussi communes qu'on pourrait te croire. Les accidents propres aux premières périodes ont pu se montrer, mais à un faible degré, et échapper ainsi à l'attention du malade et même du médecin qui lui a donné des soins dans son enfance. Nous l'avons dit, la | portée réelle du phénomène qui Caractérise la première période est aujourd'hui trop souvent méconnue. Enfin, certains malades, mus par un sentiment de crainte ou de fausse honte, déduisent souvent la vérité. 11 leur semble qu'en trompant le médecin et en cachant leurs antécédents ils atténueront la gravité de leur mal. Il faut être en garde contre cette source d'erreur et presser le malade de questions, soit pour rappeler ses souvenirs, s'il est de bonne foi, soit pour le forcer a dire la vérité, s'il cherche à la dissimuler.
Dans certains cas, la scrofule est à l'état latent, et c'est une cause extérieure ou bien une affection morbide qui vient l'éveiller, en déterminer le siège et lui donner ainsi, dès le début, les caractères d'une périod.e plus avancée. Ainsi, un coup, une chute pauvent, chez un sujet fortement prédisposé, amener une tumeur blanche de l'articulation lésée, des abcès froids suivis de fistules ou de caries dans les parties contuses.
Comme on le voit, dans ces cas, la scrofule tertiaire se montrera d'emblée. Ailleurs, c'est une pleurésie qui déterminera une éruption de tubercules dans le poumon, c'est-à-dire la scrofule du quatrième degré.
Dans certains cas, la maladie suspend brusquement sa marche, soit dans le cours de l'une de ses périodes, soit dans un intervalle, soit à une époque de transition, et elle donne ainsi au patient un sursis de plusieurs années, pendant lesquelles la guerison semble complète. D'autres fois, l'ordre des périodes est interverti. La ma.adie débute par des engorgements ganglionnaires qui s'ulcèrent. Ailleurs encore la scrofule secondaire fait défaut, et la première et la troisième s'enchaînent sans intermédiaire, ou bieu enfin ces deux périodes se confondent et marchent parallèlement.
On observe également de grandes irrégularités dans la durée de ces différentes phases d'évolution.
Relativement à l'époque de l'invasion, la maladie débute à tous les âges, mais plus particulièrement dans les premières périodes de la vie ; ce n'est que très-rarement qu'on la voit survenir dans la vieillesse. Dumoulin, qui regarde le lichen, le peinphigus et le prurigo des vieillards comme de nature scrofuleuse, se trompe, et l'on ne peut voir là que de véritables dartres. La marche de la scrofute est ordinairement chronique et la maladie dure des années ; mais le mal n'est pas toujours en éveil; on voit par intervalles la santé se rétablir, puis les accidents reparaissent; quelquefois alors c'est le même organe qui est repris, et c'est le mémo genre de lésion qui se reproduit ; d'autres fois le contraire a lieu.
La puberté, le mariage, l'âge critique chez les femmes ont quelquefois une grande influence pour activer ou ralentir les progrès de la maladie. La scrofule muqueuse ou eatarrhale est plus intense pendant l'hiver, et la scrofule cutanée se réveille habituellement au printemps. Enfin, ajoute Bazin, les climats chauds ont une action incontestable, mais plus particulièrement sur les sujets qui ont habite antérieurement des régions moins favorisées. Le régime, les agents thérapeutiques modifient également la marche de la scrofule.
Un voit quelquefois, par exception, la scrofule suivre une marche aiguë ; s.ur un enfant de deux ans, Luton, de Keiius, a observé en quelques jours une tubercuhsation pulmonaire, une dégénérescence des ganglions brouchiques et meseutériques, un eczéma, un crysipele, une conjonctivite, un coryza, une bronchite à flux mucoso - purulent. Tous ces symptômes se sont rapidement terminés par la mort.
11 esfrdiverses circonstances qui précipitent ainsi le cours de la maladie ; les inflammations plus ou moins répétées, une maladie
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fébrile, commelarougeole, la scarlatine, etc., peuvent hâter l'évolution des diverses lésions locales.
— : Durée. Elle est généralement très-longue, et pour s'en convaincre il suffit, en parcourant une salle de scrofuleux, de jeter les yeux sur les pancartes, et l'on verra que la plupart des malades sont admis depuis cinq, six, huit mois, et même depuis plusieurs années.
Une guerison radicale, définitive, peutètre obtenue, cela est incontestable.
On a parlé de crises, d'éruption furonculeuse, de la formation d'abcès à la suite desquels on voyait les accidents marcher rapidement vers la guerison ; mais si ces faits sont exacts, ils sont très-rares. La mort est assez commune : elle arrive le plus souvent d'uuo manière graduelle, par le fait des progrès de j la cachexie. Quelquefois elle succède à un accident et arrive alors prématurément. Ici, c'est une hémorragie rapidement mortelle; là, c'est un caillot qui ferme le calibre d'une artère et amène le sphacèle des parties situées au-uessous; ailleurs, c'est l'action mécanique d'une tumeur seiofuleuse placée sur un organe très-important situé dans le voisinage. Une masse tuberculeuse placée sur un trajet des grosses branches va comprimer les canaux aériens et donner lieu à, une asphyxie progressive. D'autres fois, une vomique va s'ouvrir dans les bronches, et ici l'asphyxie sera instantanée. Dans d'autres cas enfin, c'est la perforation du péritoine qui amènera une péritonite suratguô.
— Traitement. Le traitement de cette maladie est hygiénique et pharmaceutique. Le premier est le plus important, car sans lui ie second devient inutile. Ainsi, une habitation salubre, le séjour a la campagne dans un climat chaud, le grand air, les exercices gyninastiques , l'équitation , les bains froids de rivière ou de mer, une nourriture presque exclusivement animale, les vins généreux, tels sont les moyens hygiéniques auxquels on doit d'abord avoir recours. Parmi les médicaments les plus efficaces viennent se placer en première ligne les ferrugineux, l'huile de foie de morue, l'iode cumbiné avec le potassium ou le fer; iodure de potassium, iuduru de fer, que l'on administre a la dose de Ogr,20 à 2 grammes par jour. Les tisanes aineres avec le houblon, la gentiane, les feuilles de noyer sont d'un usage fréquent et très- utiles. Enfin, les malades trouveront presque toujours des soulagements dans l'emploi des eaux thermales ue Baréges ou de Luchon, ou bien eucure des eaux bromo-iodurees de Kreuznach, de Hombourg,' de Salins , etc. Comme traitement local, ou pourra employer contre les engorgements ganglionnaires lei topiques fondants et résolutifs, contre les ulcères les chlorures alcalins. Dans les pansements, ou emploiera la Solutiou iodurée, qu'on doit injecter dans les fistules et les foyers purulents. Enfin, dans les affections des os, il faut quelquefois avoir recours au traitement chirurgical, mais toujours avec la plus grande circonspection.
— Art vétér. Parmi nos animaux domestiques, le porc est celui de tous qui est le plus souvent atteint de scrofule. Les conditions de développement de la scrofule sont multiples et n'ont pas toutes une influence égale. Le plus souvent elle se manifeste à la suite de ta première dentition et se confirme généralement avant l'âge de pubqrté, quoique, cependant, on puisse la voir paraître au déclin de l'âge adulte. Une constitution faible dispose à la maladie plus encore que le tempérament lymphatique. L'hérédité joue un grand rôle dans le développement do la scrofule, et comme transmission directe de la maladie et par la prédisposition que les animaux lèguent a leur progéniture. Cette maladie n est point contagieuse. Une nourriture mauvaise, insuffisante, les eaux de mauiaisu qualité, l'habitation dans un lieu malsain, mal aéré, malpropre, humide, incomplètement éclaire, concourent à la production de la scrofule.
Certains signes physiques semblent indiquer u'avance une disposition manifeste à la scrofule : un corps débile et irrégulier dans ses formes, une tète trop grosse, un ventre développé outre mesure, un accroissement tardif , un appétit peu régulier, une répugnance extrême pour tout exercice ; les pupilles sont dilatées; l'haleine est fende, les dents souvent noires et gâtées; d'autres ibis, la peau est blanche, fine et rosée, et il existe un certain embonpoint.
Au début, la scrofule se manifeste par des éruptions légères mais persistantes à la peau, de petites ulcérations spontanées, des érythenies, de la diarrhée ou des vomissements qui ulterueut avec la constipation, des accès de fièvre irréguliers, des écoulements muqueux du nez, de la vulve et des oreilles. Plus tard, au moment de la puberté, le nez et la lèvre supérieure se gonflent; un coryza chronique s'établit; une ophtbaluiie tenace, sujette a récidive survient, ainsi qu'uu engorgement des ganglions axittaires et inguinaux. Ces tumeurs peuvent rester stationnantes pendant un certain temps, dimiuuer pour augmenter de nouveau, s'enflammer, suppurer et s'ulcérer. Les ulcérations se eicatrisentdifncilemeutet,quaiidelles se ferment, elles laissent des traces irregulières, même chez les animaux qui sont guéris depuis longtemps. Des abcès se forment dans la peau et
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affecfe.it ordinairement la marche lente et insâiuible des abcès froids ; les os se carient, se nécrosent; ces caries occupent les vertèbres, le sternum, les côtes, le rocher; des abcès par congestion leur succèdent; des tumeurs blanches se montrent aux articulations ; ces tumeurs, envahies par les tubercules, se forment dans tous les viscères. Enfin, les animaux scrofuleux tombent dans un état cachectique particulier; ils sont bouffis et œdématies, les extrémités sont enflées, le corps est couvert d'ulcères, de fistules ; l'affuiblissement devient de plus en plus grand, uny diarrhée coiliquative survient, et les animaux succombent souvent à une inflammation ultime de la plèvre ou des poumons.
La marche de cette maladie est très-lente ; elle s'aggrave en hiver, s'amende en été, et, lorsqu'elle ne guérit pas spontanément vers l'Age adulte, elle se termine soit par la cachexie, soit par des complications funestes, telles que la péritonite, lu mèningo-encéphalite, la compression de la trachée et l'asphyxie.
SCROFULEUX, EUSE adj. (skro-fu-leu, eu-ze — rad. scrofule). Pathol. Qui appartient aux si-rofules, qui est de la nature des scrofules : Tumeurs scrofuleuses. Affection scrofcleuse. Chez la femme, les lèvres les plus vermeilles ne sont que trop souvent le signe d'une affection scrupuleuse. (Kératry.) Il Atteint de scrofules : Enfant scrofuleux.
— Substantiv. Personne atteinte de scrofules : Un scrofuleux. Une scrofuleuse. La constitution du scrofuleux est lymphatique, sa face est comme bouffie, sa lèvre supérieure est épaisse, ses yeux sont rouges et larmoyants. (Nysten.)
SCBOFULIDE s. f. (skro-fu-li-de — de scrofule, et du gr. eidos, aspect). Pathol. Affection cutanée quelconque résultant du vice scrofuleux.
— Encycl. Les dermatologistes désignent ainsi toutes les maladies de la peau qui se lient au vice scrofuleux. Ces affections cutanées constitutionnelles comprennent de nombreuses variétés fondées d'après les caractères anatomiques de la lésion. Elles ont toutes des caractères communs, sont souvent héréditaires, atteignent surtout les jeunes sujets, ont la face et la tête pour siège de prédilection et cèdent au même traitement. Le lupus (v. ce mot) est la manifestation cutanée la plus caractéristique de la diathèse scrofuleuse, mais on peut rencontrer des scrofutides vésiculeuses, pustuleuses, tuberculeuses et ulcéreuses.
SCROFULOSE s. f. (skro-fu-lô-ze — rad.
scrofule). Pathol. Ensemble d'affections se rattachant d'une manière quelconque au vice scrofuleux.
SCROPE (George-Poulet Thomson), savant et homme politique anglais, né en 1797. Il s'adonna de bonne heure à des travaux sur la géologie, qui l'ont fait avantageusement connaître, puis il s'occupa de questions économiques et politiques et fut élu, en 1823, membre de la Chambre des communes par les électeurs de Stroud. M. Thomson, qui en se mariant (1821) adopta le nom de sa femme et se fit appeler Serope, est un esprit très-libéral et très-favorable aux réformes, ainsi que l'utteste sa carrière parlementaire. Il est membre de la Société de géologie et de la Société royale de Londres. Outre des ouvrages sur des matières économiques, la loi des pauvres, etc., on lui doit : Considérations sur la nature des volcans (1825, in-80); Mémoire sur la géologie du eentre de la France (1827, in-*»), etc.
SCROTAL, ALE adj. (skro-tal, a-le). Anat. Qui appartient au scrotum, qui concerne le scrotum : l'unique scrotale.
SCROTIFORME adj. (skro-ti-for-me — de scrotum, et de forme). Bot. Qui a la forme du scrotum, qui est formé d'un sac ou de deux tubercules rapprochés imitant les testicules.
SCROTOCÈLE s. f. (skro-lo-sè-le — de scrotum, et du gr. hêlê, tumeur). Hernie qui descend dans le scrotum.
SCROTUM s. m. (skro-toram — mot lat. qui siguif. bourse). Anat. Enveloppe cutanés des deux testicules 11 On dit vulgairement BOUR- SES.
— Encycl. Le scrotum constitue l'enveloppe commune cutanée des testicules. Sa forme est celle d'une poche que divise extérieurement en deux moitiés à peu près égales une ligue brune portant le nom de raphé médian, qui se continue en arrière avec celle du périnée et en avant avec celle qu'on observe k la face inférieure de la verge. La moitié gauche descend plus bas que la droite, ce qui permet aux glandes séminales qui s'y trouvent logées d'éviter la compression qu'aurait pu leur faire subir le brusque rapprochement des cuisses, si elles eussent été sur la même ligue. Le tégument scrutai présente les particularités suivantes : il est très-brun, d'une finesse pareille k celle de la peau de la verge et des paupières, extrêmement extensible, d'une capacité beaucoup plus considérable qu'il ne le faut pour loger les testicules et pourvu de poils cluir-semés.implantésobliquement. On remarque enfin à sa surface des foliicules pileux faisant saillie et des glandes sudoriparcs également très-dé veloppées. Chez l«s vieillards ainsi que chez les sujets débilités, ot sous l'influence de la chaleur, le scrO'
SCRU
tum s'allonge et devient flasque. Dans la jeunesse, au contraire, chez les individus robustes, sous l'influence du froid et de l'orgasme vénérien, il se rétracte, durcit et se plisse régulièrement. Par sa face profonde, il adhère très-intimement au dartos.
— Pathologie. Les contusions du scrotum ne sont dangereuses qu'autant qu'elles s'étendent au testicule lui-même. Elles s'accompagnent généralement d'une extravasation plus ou moins considérable de sang qui se résorbe avec facilité. S'il y a plaie et que celleci n'atteigne pas la tunique vaginale, elle guérit comme toute autre lésion des téguments. Si les testicules font issue à travers leurs enveloppes, il importe de les réduire aussitôt, de réunir les lèvres de la solution de continuité, de soutenir convenablement les parties et de faire garder le lit aux blessés. Le scrotum est sujet à toutes les espèces d'inflammation qu on observe dans les autres régions du corps; il peut même y survenir des abcès qu'il importe d'ouvrir de bonne heure pour prévenir l'infiltration purulente qui tend à se faire dans le tissu cellulaire sous cutané. Les bourses sont encore particulièrement exposées à l'éléphantiasis (v. ce mot.) Cette maladie, rare en Europe, est assez commune en Egypte, à la Guadeloupe, à la Guyane, à Saint-Thomas, ainsi que sur les côtes de Coromandel et de Madagascar.
Quant au cancer du scrotum, il débute ordinairement par une excroissance verruqueuse qui, après être demeurée plus ou inoins longtemps indolente et stationnaire, s'ulcère, donne lieu à un écoulement ichoreux et détruit successivement, non-seulement les téguments du voisinage, mais les testicules eux-mêmes. Il n'existe contre cette terrible affection que deux modes de traitement, insuffisants, du reste, dans bien des cas : la cautérisation au fer rouge ou l'extirpation au moyen de l'instrument tranchant. On ne doit plus y avoir recours dès que la constitution du malade est altérée, car ils seraient tout à fait inutiles. Les tumeurs adipeuses et fibreuses des bourses sont infiniment moins graves, bien qu'elles atteignent parfois un volume énorme. Ou en a observé, en effet, qui pesaient il kilogrammes. L'ablation, quand elle est reconnue nécessaire, est toujours suivie d'une guérison durable, si on enlevé exactement la masse entière du produit morbide.
SCRUPULE s. m. (skru-pu-le — latin sempulum, paraît être un diminutif de scrupus, proprement petite pierre pointue , puis le poids le plus faible et la plus petite monnaie U'or qui eût cours à Rome. Il est possible que l'acception morale attachée au latin scrupulus découle de celle de pierre pointue ou de pierre en général, métaphoriquement chose qui gêne, chose scabreuse | cette acception s'appliquait de même au primitif latin scrupus. Quant au latin scrupus, pierre pointue, on peut le rattacher à la racine sanscrite skarp, skalp, karp, kalp, couper. Mais scrupule vient-il bien de scrupus? Les formes scripulum et scriptulum, qui sont également usitées, fontdilùculté et font songer à scriptum, écrit). Métrol. Ancienne unité de poids usitée chez les Romains, qui valait 1 gr. 13 et qui fut adoptée par les pharmaciens : Un Scrupule de rhubarbe, de séné, il Mesure romaine de superficie, qui vaut 8mq,76. tl Monnaie d'or romaine dont la valeur a varié suivant les époques. Il Petit poids valant le tiers d'un gros.
— Fig. Très-petite quantité : lln'obligeait ou ne dèsobligeuii personne et n'avait pas fait un scrupule de bien, (Balz.) il Inquiétude inspirée par une grande délicatesse de conscience : Un léger scrupule. Lever des scrupules. Inspirer des scrupules. Se faire des scrupules. Je m'en ferais un scrupule. La eour est le lieu du monde où l'on a le moins de scrupule sur le fond des actions, et le plus de délicatesse sur les apparences. (M«»e de Geulis.) Le même homme qui se ferait tuer par honneur se déshonore sans scrupule.
(La Roehef.-Doud.) L'hypocrisie montre plus de scrupule que la venu même. (Lacroix.) La délicatesse est le scrupule dans la probité. (Latena.) L'extrême pauvreté ote la timidité comme les scrupules. (Taine.)
Il est des trahisons qu'on habille en scrupules.