‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 240 sur 1059 · V. Huuo · texte numérisé non relu

V. Huuo

— Hist. Membres du gouvernement de la république de Venise : Le doge était accompagné de toute la seigneurie.

SEIGNEURIER v. n. ou intr. (sè-gneu-ri-é ; gn mil. — rad. seigneur, on de l'ital. signoreggiare, même sens. Prend deux i de suite aux deux pr. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du subj. prés. : iVou* seigneuriions ; que vous seigneuriiez). Dominer, commander en seigneur : Ceux qui .seigneurioient ores servent, et ceux qui servaient ores dominent. (Nie. Fasq.) Il Vieux mot.

SEIGNEURIFIER v. a. ou tr. (sè-gneu-ri- R-é — de seigneur, et du lat. facere, faire. Prend deux i de suite aux deux pr. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous seigneurifiions ; que vous seigneuiifiies). Faire un seigneur de; donner le titre de seigneur a : SiiiGNECRiFiBR un roturier.

Se Beigneurifier v. pr. Devenir seigneur; se donner le titre de seigneur : Par ce mariage, Fromenteau s'était seignëurifié et avait le litre de comte de La Vuuguyon. (St- Sim.)

SE1GNORET (Pierre -Marie), fabuliste français, né à Bargemon (Vai) le 25 mars 1815. Il s'est fait recevoir licencié en droit et il est devenu employé principal à la Caisse des consignations, à Paris. M. Sei^noret est auteur de deux volumes de Fables qui ont été publiés, le premier en 1858, et le second en 1862.

SEIIIOTJN, le Sarus des anciens, rivière de la Turquie d Asie. Elle descend du versant méridional de l'Anti-Taurus, dans le pachalik de Sivas, coule au S., baigne Adana et se jette dans la Méditerranée, à 20 kilom. S. de Turse, après un cours de 250 kilom. SEIKHS (les), nation de l'Inde. V. Sikhs. SE1LER (Georges -Daniel), historien, professeur au gymnase d'Elbing, né en 1700, mort en 1765. H prit pour objet de ses travaux l'histoire de sa ville^atate et celle de la Prusse polonaise. Il s'occupa également et avec succès de numismatique. Il fit paraître les ouvrages suivants : Poltusch-preussischen ATUus «iid Medaitlen Kabinet (Elbiug, 1723, in-4i>) ; De bibtiotheca Etbigensi (Elbing, 1736, in-4") ; De. Etbigensium clarorum memoria (Elbing, 1740, in-40); Elbigensis liltteratura sive de doctis Etbigensibus (Elbing, 1741); Uiwerlassiye Nachrichten von der eigentliehe Verfassung des Gymnasii in Eltiny (Elbing, 1742, iu-40); Acta Lyszczynsciana ( Kœnigsbcrg , 1746, in-go). Seiler a publié, de conerrt uveo J.-P, Schultz : Aile und neue Polnisch-preussische Chronica, Oder Krieys und Friedens-Geschichte der polnisch-preussischen Lander und Slâdle (Francfort, 1768, 2 vol.).

SEILER (Georges-Frédéric), théologien et littérateur allemand, né a Kreussen, pi'ès de Baireutb, en 1733, mort en 1807. Il était vi- ! caire à Cobourg lorsqu'il publia son ouvrage intitulé De l'esprit et du caractère d'un ehris- ' lianisme conforme à la raison (Cobourg, 1709; ' 1779, 106 édit.), qui eut uu tel sucecs que lo gouvernement d'Anspach nomma l'auteur, en ' 1770, professeur de théologie à Erlançen, où il i devint successivement aumônier de l'univeri site, conseiller intime ecclésiastique et con- : sistorial et enfin, en 1788, surintendant et pasteur de la cathédrale. On a encore de lui : | Histoire de la religion révélée (lirlangen, 1772); le Livre de l'édification (Erlangen, 1782, 2 vol.) ; la Religion des enfants (Erlangen, 1772) ; Livre de lecture pour te citadin , et pour te campagnard, le meilleur incontestablement de ses ouvrages populaires, qui ont tous obtenu un grand nombre d'éditions. ' 11 écrivit encore des livres de méthode, des ! abécédaires, des catécliismes, etc., qui ont

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longtemps été en usajre dans les écoles de la Frunconie, et rédigea, de 1776 à 1800, le journal critique intitulé : Considérations d'utilité publique sur les écrits les plus récents sur la religion, les mœurs et l'amélioration du genre humain.

SE1LER (Burkard-Guillaume), médecin allemand, fils du précédent, né à Erlangen en 1778, mort k Gastein (Tyrol) en 1843. Après avoir fait ses études médicales dans sa ville natale, il fut nommé prosecteur à l'université de Wiltemberg ; puis il devint successivement professeur suppléant de pathologie et de thérapeutique, titulaire des chaires de physiologie et d'anatomie, professeur d'anatomie, directeur k l'Académie de Dresde, médecin du roi de Saxe et enfin conseiller aulique. Ses principaux écrits sont: Observation sur le vice de formation et l'absence complète de l'organe visuel dans certains fœtus (Dresde, 1833); la Matrice et l'œuf de l'homme dans les premiers mois de la grossesse (Dresde, 1842).

SEILHAC, bourg de France (Corrèze),ch.-l. de cant., arrond. et k 15 kilom. N.-O. de Tulle; pop. ajigl., 632 hab. — pop. tut., 1,825 hab. Aux environs, ancien château fort de Pissevache.

SE1LLE s. f. (sé-lle; Il mil. — autre forme du mot seau). Seau de bois, avec une anse en bois.

— Econ. rur. Grand vase en bois servant à transporter le vin du pressoir dans la cuve.

SEILLIi, rivière de France.' Elle prend sa source au Mont-de-la-Roche, au N.-E. de Lons-le-Saunier, département du Jura, coule au S.-O., arrose le canton de Bletterans, entre dans le département de Saôneet-Loire, baigne Loubatis, où elle reçoit le Solman à gauche, et se jette dans la Saône, à S kilom. en aval de Tournus, après un cours de 116 kilom., dont 50 navigables depuis Loubaus.

SEILLE, ancienne rivière de France. Elle sort de l'étang (Je Lindre, dans le canton et près de Dieuze (anc. dé(>. de la Meurthe), coule k l'O., baigne Dieuze, Marsal, Mo>envic et Vie, entre dans l'ancien département de la Moselle, se dirige au N., traverse une partie de la ville de Metz et se jette dans la Moselle, après un cours très-sinueux de 125 kilom.

SEILLEAU ou SEILLOT s. m. (se-Ho ; Il mil. — dimin. de teille). Mar. Vase de bois dont on se sert k bord des navires.

SEIM ou SEMt rivière de la Russie d'Europe. Elle prend sa source dans la partie orientale du gouvernement de Koursk, coule à l'O., passe au S. tle Koursk , baigne tgov, Rilsk, Putiwl, entre dans le gouvernement deTchernigov etse jette dans la Desna, après un cours de 475 kilom. Elle est très-poissonneuse.

SEIMATOSPORE s. m. (sè-ma-to-spo-re).

Bot. Genre de champignons, de la tribu des tuberculariées.

SE1ME s. f. (sè-me. — Ce mot vient, selon les u. s, du lat. segmen, segment, qui se rattache k secare, couper, et selon d'autres du vieux français seime, filet, qui est devenu seine). Art vetér. Fente qui se forme au sabot des solit èdes. Il Seime quarte ou simplement Seime, Celle qui affecte un des quartiers, n Seime en pied de bœuf, Celle qui partage le sabot par le milieu, et qu'on appelle aussi

SOIE

— Encycl. On appelle seimes des fentes, des fissures, des divisions ou solutions de continuité qui surviennent k la corne de la paroi du sabot des monodactyles, suivant la direction de ses fibres et de haut en bas, tant aux pieds de devant qu'k ceux de derrière. Les seimes, qui naissent toujours de la partie supérieure du sabot, peuvent survenir dans' toutes les parties de la muraille ; celles qui Se montrent en pince, s'appellent soies ou seimes en pied de bœuf; on donne le nom de seimes quartes ou en quartier k celles qui s'établissent au quartier, sur la punie latérale du sabot ; celles qui subviennent en mamelles, et qui d ailleurs sont fort rares, n'ont pas reçu de nom particulier. Enfin, on voit des seimes en talons et en barres.

Les seimes sont'superficielles ou profondes, selon qu'elles se montrent k la surface ou dans la profondeur de la corne. Lorsqu'elles existent seulement à l'origine de l'ongle, elles sont dites incomplètes, et complètes quand elles régnent de haut en bas dans toute l'étendue de la paroi. Enfin, les seimes peuvent être droites, perpendiculaires, sinueuses ou obliques. Les droites mesurent l'étendue de l'ongle du sabot, de sa partie supérieure k sa partie inférieure; les sinueuses décrivent des courbes entre ces deux points; les obliques constituent des tentes superposées et inclinées les unes sur les autres k angle aigu. Enfin, les seimes sont dites simples lorsqu'elles consistent seulement dans la fente de la paroi, avec une légère irritation des tissus, et compliquées lorsqu'elles sont accompagnées de nécrose, de carie des tissus et de déformation de la corne.

Les saisons ont une influence marquée sur la production des seimes. Ainsi, elles sont beaucoup plus communes en été qu'en hiver, et, dans une même saison, lorsqu'elle est sèche que lorsqu'elle est humide. L'influence des climats est aussi manifeste. Ainsi, les che-

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vaux nés et élevés dans le Nord que l'on transporte dans les contrées méridionales, où la température est beaucoup plus élevée, ne tardent pas k présenter des seimes. Lors du séjour de l'année française en Egypte, presque tous les chevaux amenés de France dans cette contrée avaient la muraille toujours fendillée et étaient continuellement atteints de seimes. La fissure se montrait tout k coup près de la peau, gagnait en deux ou trois jours toute la hauteur de l'ongle, et la boiterie, qui n'existait pas d'abord, était souvent assez forte; quelquefois il y avait deux ou trois seimes au même pied. Mais il est une singularité assez curieuse, qui est encore un problème, c'est que les chevaux nés et élevés dans les déserts de l'Afrique, et qui ont rarement des seimes dans ce pays, y sont excessivement exposés dès qu ils sont conduits en France. On ne peut ici accuser la ferrure, car ces mêmes chevaux ferrés à la française en Afrique ne sont pas plus exposés aux seimes que ceux qui sont ferrés a l'arabe.

La locomotion a également une grande influence sur la production des seimes. Ainsi les chevaux qui font de longs voyages, surtout en été, sont très-souvent atteints de seimes, comme on le remarque dans les corps de cavalerie qui restent peu de temps dans la même garnison et sont presque toujours en marche. Il en est de même pour les chevaux qui se trouvent trop longtemps en repos, puis qui font tout k coup des marches très-fatigantes Sur des routes ferrées, des terrains sablonneux, caillouteux et arides, dans les temps de grande chaleur et de gelée, et les chevaux qui ne travaillent pas assez, dans des terrains humides. En général, c'est chez les chevaux de poste, de messageries, de manège, de course, de chasse et autres qui se trouvent dans des conditions pareilles, qu'on rencontre le plus de seimes.

On peut encore attribuer la production des seimes aux effets de l'action de râper la muraille immédiatement après la ferrure; le maréchal, en suivant cette routine, enlève l'épiderme de cette partie du sabot, c'est-kdire la couche qui s'oppose au dessèchement de la corne et par conséquent aux seimes.

Enfin, les causes déterminantes sont les atteintes, les heurts, l'ulcère appelé mal d'âne , les plaies, les blessures ou les ulcérations k la couronne, les javarts mai guéris," l'extraction du quartier dans l'opération dite du javart, quand on l'a mal faite ou qu'on a mal appliqué l'appareil. Si, en effet, une cause est donnée qui détermine la solution de continuité de la couronne qui sécrète la corne et que la cicatrice ne s'opère pas par un rapprochement immédiat, là se rencontrent les conditions d'une seime en cet endroit, car, pour que la corne soit continue, il faut que sa sécrétion ne soit pas interrompue.

Lesseimes n'intéressent pas toujours l'ongle dans. toute sa longueur; elles ne produisent souvent ni lésion ni boiterie; mais d'autres fois elles irritent les tissus et font boiter les animaux, o Dans ce dernier cas, dit d'Arboval, il existe de la chaleur et de la sensibilité; les bords entamés de la corne s'écartent; dans l'appui du membre, surtout pendant la locomotion, le mouvement froisse les parties sensibles, et le pincement qui eu résulte irrite les parties sous-jacenles, les meurtrit, les boursoufle au point d'occasionner une douleur très-vive, qui entraîne la claudication. Quelquefois on y trouve de la matière suppuree; parfois, en outre, le bourrelet se renverse, les bords sont rugueux ; il existe k la couronne une forte tuméfaction, au-dessous de laquelle l'oncle se dessèche et se rapetisse; le mal alors offre un caractère plus marqué d'ulcère ; on y voit des fongus, et il en découle une humeur sanieuse. L'os du pied lui-même participe quelquefois k la même altération ; comme la chair cannelée, qui se trouve rarement pincée, puisqu'elle ne pourrait guère l'être que dans le cas d'une seime superficielle pénétrant tout k coup jusqu'à lui, se couvre, dans le cas de seime graduellement fendue, d'une couche de matière cornée qui l'abrite du contact de l'air, cette couche s'applique à la face interne des bords de la fissure du sabot et produit ainsi une tumeur en forme de colonne ; cette tumeur s'accroît peu k peu par de nouvelles couches superposées k sa face interne ; elle imprime donc la trace de la seime sur l'os du pied, d'où il résulte une dépression de ce dernier dans toute la longueur de la fente et des douleurs qui font plus ou moins boiter le cheval. Quand la seime arrive à des pieds cerclés et plats, elle est toujours plus grave à raison de l'altération du pied. » Considérées en général, les seimes sont assez graves, parce qu'elles expriment une tendance du sabot k se fendre en raison de la friabilité qui résulte de son épaisseur ou de sa minceur, et conséquemment l'idée naît que ces sabots sont exposés k se fendre. Aussi voit-on la seime, après une première manifestation sur un membre, apparaître sur~un autre. La réapparition est k craindre dans le pied où la seime est apparue, surtout dans le cas de seime quarte, et chez les chevaux arabes transportés en France.

Les seimes sont plus ou moins graves : ainsi uneseime complète est plus grave qu'une seime incomplète, et une seime profonde qu'une seime superficielle.

Dès que le sabot est fendu profondément et que la douleur se traduit par la boiterjp

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il faut soumettre l'animal au repos le plus absolu pour éviter les mouvements du sabot qui amènent des complications. Ensuite on pare le pied, on le maintient dans un milieu humide quel qu'il soit, et souvent alors la douleur s éteint sous l'influence de ces simples moyens et l'animal ne boite plus. Mais tout n'est pas fini; il faut, pour éviter que le sabot se fende de nouveau, mettre les parties dans des conditions telles que la fente ne puisse faire son avalure. Pour cela, on immobilise les lèvres de la fente par un contact immédiat, ufin que la corne qui va natlre ne soit point fendue. Pour obtenir ce résultat, plusieurs moyens sont indiqués. Le premier consiste dans la suture sèche du sabot, à l'aide de rivets particuliers, comme fait le faïencier qui veut empêcher un vase de se fendre de nouveau. Celte opération s'appelle barrer la seime. Le second moyen est le cerclage. On cercle le sabot, comme on cercle un tonneau, afin de rapprocher les lèvres de la fente. Ce cerclage peut être fait avec de simples bandes, des ligatures maintenues k l'aide de topiques appropriés; on pourrait aussi employer des cercles métalliques. Enfin, on peut aussi cautériser avec l'acide sulfurique, l'acide azotique, la potasse ou le fer rouge. Après cette cautérisation, on applique un bandage, la douleur s'éteint et ranimai peut être referré. Mais avant de cautériser il faut amincir la corne ; autrement, si elle avait toute son épaisseur, le caustique pourrait ne pas atteindre les tissus vifs.

Lorsque tous ces moyens ont été employés sans succès aucun, il faut recourir à une opération qui se pratique de plusieurs manières. Dans un premier procédé, on fait seulement une brèche vers le biseau, en divisant la corne de manière k faire une entaille en forme de V, le sommet de ce triangle étant dirigé vers la sole. Cette méthode très-simple ne convient que dans les seimes incomplètes. Le procédé ie plus ordinairement employé consiste k enlever les deux bords de la fente depuis le haut jusqu'en bas. Il convient dans les cas où la fente est profonde et pénètre jusqu'au réseau feuille.té ou jusqu'à l'os. Si ces tissus sous-jacents k la corne sont ramollis et cariés, on les eniève et on panse la plaie k sec ou avec des plumasseaux d'étoupe imbibés d'alcool. On lève le pansement au bout de cinq k six jour;, et même plus tard en hiver, en prenant soin de n'ôter que les plumasseaux de dessus, laissant ceux de dessous jusqu'à ce qu'ils tombent d'eux-mêmes, k moins que 1 état de la plaie n'indique le besoin d'y regarder. L'on continue de panser ainsi tous les quatre ou cinq jours, jusqu'à ce que la nouvelle corne soit assez consistante pour préserver le pied d'être irrité par le contact des corps extérieurs. Enfin, un autre procédé opératoire consiste k amincir la coiue jusqu'au tissu feuilleté , puis k enlever avec l'instrument tr.mchant toutes les parties désorganisées par le pincement qui a pu avoir lieu. On panse comme dans le cas précédent et l'on a soin de bien serrer l'appareil , afin d'empêcher le boursouflement des tissus.

SEIN s. m. (sain — latin stuus, proprement sinuosité, mot qui se rattache sans doute à la racine sanscrite si, lier, d'où aussi le sanscrit sêlra, lien, séru, qui lie, siman, sima, limite, et le védique sira, fleuve, suivant Kuhn, proprement fil; grec imas, imantos, pour simas, courroie, et peut-être seira, seirê, corde; irlandais sioman, erse siaman, corde; ancien saxon simo, lien, Scandinave seymi, fil, gothique sail, corde, anglo-saxon saet, Scandinave et ancien allemand seil, même sens, ancien allemand silo, trait d'un char ; ancien allemand saito, saiia, corde, said, lacs; ancien allemand siiitoa, senwa, anglosaxon senw, Scandinave sin, nerf; lithuanien «ras, corde pour ie bétail, seris, fil; lettique seet, lier; ancien slave et russe sieti, lacs, polonais siec, filet, ancien slave silo, russo siloku, lacet, sima, ficelle). Partie antérieure de la poitrine, où se trouvent les mamelles : Il lui a plongé un poignard dans te sein. Il le pressa contre son sein. (Acad.) Immortelles fitandières, ouvrez la porte d'ivoire à ces songes qui reposent sur un sein de femme sans l'oppresser. (Chateaub.) Mon sein n'enferme point un cœur qui soit de pierre.

Molière.

Son menton sur son sein descend à triple étage.

Boileau.

J'ai senti tout a coup un homicide acier Que le traître en mon sein a plongé tout entier.

Racine.

...... Plus d'un p&te bouquet

Glisse d'ua sein de vierge et jonche le parquet.

S's-Beuve.

— Poitrine, mamelles d'une femme : Avoir le sein découvert. Elle laissa vuir le sein le plus charmant que la nature eât jamais formé. (Volt.) Gardons de meurtrir te sein de la beauté d'un corselet de fer. (Soumet.,) Ce fichu voilait sa poitrine, se repliait au-dessous du sein en ceinture et se renouait derrière la taille. (Lamart.) L'impôt foncier agit sur l'agriculture comme le jeûne sur te sein d'une nourrice. (Proudh.)

Sous le tissu d'une gaze légère Elle cachait les trésors de son sein.

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